SECTION ET RÉUNION DES PARTIES MOLLES
depuis le Lisfranc jusqu’à la désarticulation de la hanche.
Celui qui sait adroitement manier sur le cada\Te un couteau de 20 ou de 25 centimètres sera, sur le yivant, un excellent opérateur dès qu’il aura su se familiariser avec l’antisepsie et s’affranchir de la crainte exagérée du sang.
5° Ciseaux. — Nous employons presque exclusivement dans nos opérations de forts ciseaux droits à extrémité mousse et de longs ciseaux courbes, également mousses (fig. 125), pour le morcellement des gros fibromes utérins par la voie vaginale. En outre, de petits ciseaux courbes, à lame pointue ou à lame mousse, pour les yeux et les opérations délicates. Le modèle commun de ciseaux courbes dits ciseaux de trousse ne nous sert qu’à la divulsion du collet du sac, dans l’opération de la hernie étranglée.
Les ciseaux, pour l’hystérectomie vaginale, sont très supérieurs au bistouri.
Le bistouri est, au contraire, l’instrument de choix quand le champ opératoire est large, et quand il faut pratiquer une dissection minutieuse, par exemple, lorsqu’il faut détacher de la veine jugulaire interne des ganglions tuberculeux adhérents.
4® Serre-nœud. — L’emploi du serre-nœud est aujourd’hui presque exclusivement réservé à l’ablation des polypes muqueux des fosses nasales, qui se pratique à l’aide d’un modèle délicat et bien différent du puissant instrument de Maisonneuve.
5“ Thermo-cautère et galvano-cautère. — L’usage du cautère actuel est aujourd’hui très limité.
L’ignipuncture ne se pratique plus guère que comme révulsif, à la surface de la peau ou des muqueuses pharyngée et nasale.
Le thermo-cautère de Paquelin et le cautère galvanique, rendu si pratique par l’extension des applications de l’électricité, sont pour ces divers usages de merveilleux instruments.
Mais leur emploi habituel dans les grandes opérations au lieu de l’instrument tranchant est tombé en désuétude.
Nous ne nous servons guère, dans les grandes opérations, du thermo-cautère que pour la section des pédicules tubaires, dans la castration abdominale, du canal cystique ou de l’appendice iléo-cæcal, dans la résection de la vésicule biliaire et du divei-
Fig. 126. — Thermo-cautère de Paqiielin.
ticule vermiculaire, enfin pour l’incision de l’estomac et de l’intestin dans la gastro-entérostomie.
L’action du feu permet, dans ces cas, d’obtenir une asepsie aussi complète que possible du champ opératoire.
a) Section et réunion de la peau et les muqueuses dermoïdes.
La section de la peau et des tissus sous-cutanés se fait, le plus souvent, au bistouri; nous employons parfois, s’il existe un orifice pathologique, les ciseaux.
L’incision avec le bistouri doit être faite franchement, d’un seul coup, sur toute l’étendue voulue et sans présenter de queue.