SECTION' ET RÉÜMOX DES PARTIES MOLLES
indications par M. Collin, et qui permet de saisir, sans les briser, les aiguilles dans toutes les positions voulues, transversalement, obliquement et même longitudinalement, et plus ou moins près de la pointe.
La possibilité de manier ces aiguilles dans le sens de la longueur de la pince est extrêmement utile dans les cas de fistules urétérales ou vésicales difficilement accessibles au fond du vagin.
Nous mentionnons, à propos de la section des muqueuses, les divers modèles de pinces-gouge, qui nous servent soit à l’extraction des polypes des fosses nasales, soit à la résection du cornet inférieur ou à l’abrasion des végétations adénoïdes du pharynx nasal. Nous les figurons plus loin (v. p. 242 et 243).
b) Section et réunion des tissus sous-cutanés : séreuses, tendons et aponévroses.
La section de ces tissus se pratique soit avec le bistouri, soit avec les ciseaux.
La réunion des séreuses, des tendons et des aponévroses doit être faite avec de la soie fine ou du catgut.
La soie tressée, bien préparée et suffisamment fine, s’enkyste très bien et demeure à tout jamais dans les tissus. Elle est donc très supérieure au catgut pour la fermeture de la paroi abdominale, après la laparotomie, de même que pour la cure radicale de hernie et pour la suture tendineuse.
Nous n’employons le catgut, pour la suture des parois ahdomi nales, que dans les cas de très petites incisions. Si l’on veut pratiquer un surjet, on le fait à l’aide d’une des aiguilles spéciales que nous avons décrites plus haut.
La couche adipeuse sous-cutanée ne mérite d’être réunie que si elle est très épaisse : nous la rapprochons alors par un surjet ou par quelques points séparés au catgut.
c) Section et réunion du tube gastro-intestinal.
Les opérations sur le tube gastro-intestinal sont subordonnées à trois facteurs essentiels :
1“ La conservation de la vitalité des segments réunis ;
2° L’asepsie du cbamp opératoire ;
3° La perfection des sutures.
Nous avons vu qu’avant d’ouvrir ou de réséquer l’intestin ou l’estomac nous isolons la partie où doit être pratiquée la suture à l’aide d’une ou de plusieurs de nos pinces courbes spéciales à mors élastiques.
Ces pinces sont appliquées médiocrement serrées, de telle
Fig. 152. — Aiguille ronde à chas fendu pour suture intestinale.
sorte que toute irruption du contenu gastro-intestinal se trouve rendue impossible, sans que la circulation artérielle soit complètement entravée.
Une telle précaution est indispensable, notamment pour le côlon transverse, si l’on veut être certain de la vitalité des segments intestinaux qui vont être réunis. Cette constriction modérée présente un autre avantage : celui de permettre la cautérisation au fer rouge ou la ligature des vaisseaux qui donnent du sang et dont la béance pourrait occasionner, l’opération terminée, des hémorragies internes redoutables.
La section de l’estomac et de l’intestin, dans la gastro-entérostomie et l’entéro-anastomose, est avantageusement faite au thermocautère. Si l’on n’a pu éviter la blessure d’une artériole de quelque importance et que l’action du cautère au rouge sombre ne peut