MANIFESTATIONS ÉLECTRIQUES OK REPOS
rant ; il suffira qu'elles soienl inégalement distantes du poinl 1>, e( le couranl ira, dans le galvanomètre, du point le plus rapproché de D au
point le plus éloigné ; il ne sera pas possible, môme on supposant la courbe tracée d'une façon parfaile et identique pour tous les prismes musculaires, de déterminer d'avance l'intensité du courant, car la résistance du muscle intervient et l'on est très mal renseigné sur sa valeur.
Si le cylindre, au lieu d'être terminé par des sections droites est oblique, la distribution des potentiels change, l'ordonnée maxima est dé-
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placée vers l'angle le plus obtus, l'ordonnée minima vers l'angle le plus aigu, les courants sont modifiés considérablement; ainsi en plaçant une électrode en D et une autre au milieu de CE, on a
un courant de sens inverse de celui qu'on aurait eu dans le cas de prisme droit.
Les muscles sur lesquels on opère n'ont pas, en général, une forme régulière quand ils sont intacts ; ainsi considérons le gastro-cnémien de la grenouille, sur lequel se font la plupart des expériences d'électrophysiologie, il a une forme analogue à celle représentée ci-contre. Non seulement sa forme F-s- u s'éloigne beaucoup du
prisme, mais encore sa structure n'est pas homogène par suite de la présence d'un tendon inférieur et d'un tendon supérieur. Le tendon inférieur dit « tendon d'Achille » se continue par une membrane donnant insertion aux fibres musculaires sur les deux tiers inférieurs du muscle environ. Le tendon supérieur donne insertion aux fibres musculaires sur les deux côtés. Sur un pareil muscle la répartition des potentiels est bien moins simple que sur le prisme, mais la surface latérale est toujours positive par rapport à une section transverse. Ces résultats sont admis en général, que la surface latérale et les sections soient naturelles comme dans un muscle entier ou faites artificiellement à l'aide d'un couteau. Ainsi le ten-
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don Bur lequel viennent B'insérer lea fibres, peut être considéré comme faisan! partie d'une Beclion Iransverse; aussi est-il généralemenl nég%> lifpar rapport à la surface latérale du muscle. Il arrive cependant que voulant faire cette expérience, ou ne parvienne à mettre on évidence que des courants extrêmement faibles allant dans le circuit extérieur de la surface latérale au tendon ; parfois même il y a absence de courant ou renversement du sons ordinaire de propagation. Pour faire reparaître les phénomènes cités plus haut, ilsuflit de couper une tranche de deux ou trois millimètres d'épaisseur, enlevant le tendon et niellant à nu la terminaison des fibres musculaires. Ce fait a beaucoup contribué à faire émettre par divers physiologistes, l'hypothèse que le muselé n'est le siège de courants que par suite des lésions qu'on lui a fait subir; nous reviendrons là-dessus plus loin.