CH* — CH0H-G00H - CH'CHO + CH00H
Acide lactique. Aldéhyde. Acide
formique.
Si l'oxydation est trop intense, les produits de la réaction sont autres et l'aldéhyde ne prend plus naissance, ainsi que l'établissent les formules suivantes :
CIP — CHOH — C00H + 20 = CH5 — C00II + CO2 + H«0
Acide acétique.
On prélève 20 c. c. environ de suc gastrique, on y ajoute 5 c. c. d'acide sulfurique pur, quelques centigrammes de permanganate de potassium; on dilue faiblement et on distille. Dans le distillât, on recherche la présence de l'aldéhyde par la réaction suivante :
On alcalinise les premiers centimètres cubes qui passent à la distillation par de la soude caustique, on ajoute 1 c. c. environ d'une solution de bi-iodure de potassium le long de la paroi, de façon que les liquides se superposent sans se mélanger. En présence d'aldéhyde, il se forme, au point de contact des deux liquides, un anneau blanc d'iodoforme. On reconnaît ce corps à son odeur caractéristique et à la forme microscopique de ses cristaux (étoile hexagonale).
Extraction 3. Extraction de l'acide lactique. — On prélève environ de
l'acide lactique. 50 c. c. de suc gastrique, on agite deux fois avec une quantité
égale d'éther sulfurique dans un entonnoir à robinet; on sépare, on laisse évaporer l'éther, on reprend le résidu dans J> c. c. d'eau et l'on soumet soit à la réaction d'Uffelmann, soit à la réaction de Boas, soit à la préparation des sels insolubles d'acide lactique (lactate de zinc ou baryum).
Lactate de zinc 4. Lactate de zinc. — On porte à l'ébullition 10 c. c. du suc gastrique, on filtre pour séparer le coagulum d'albumine, on ajoute au filtratum une petite portion de carbonate de baryum et on évapore au bain-marie a consistance sirupeuse. On reprend cette masse sirupeuse à plusieurs reprises avec de L'alcool absolu, on laisse reposer pendant quelque temps et Ton filtre. On réduit le filtratum au bain-marie a un petit volume, on acidulé à l'aide de quelques gouttes d'acide sul-
I)K CHIMIE l'MYSIOl.OUUI B.
furique dilué el Ton agite à plusieurs reprises dans l'entonnoir a robinet avec de l'éther.
On laisse reposer jusqu'à séparation nette (1rs deux liquides, on récolte, la solution éthérëe, on chasse l'éther et l'on reprend le résidu acide par l'eau, en y ajoutant du carbonate de zinc
Lactate de zinc.
fraîchement précipité; puis on porte à l'cbullition, on filtre et l'on réduit à un faible volume.
Le refroidissement produit déjà la cristallisation du lactate de zinc en prismes rhombiques isolés ou agglomérés en houppes.
Ce sel est peu soluble dans l'eau froide, assez soluble dans l'eau chaude, insoluble dans l'alcool; il renferme 18.18% d'eau, teneur en eau qui suffit à caractériser ce corps.
Recherche des sels acides.
L'acidité du suc gastrique peut aussi dépendre de la présence de sels acides. Léo a indiqué une méthode permettant de déceler la présence de ces sels.
Méthode de Léo Méthode de Léo. — Le principe de la méthode est que le carbonate de chaux neutralise à froid les acides libres, tandis qu'il reste inactif en présence de phosphates acides de potassium ou de sodium. Si donc on neutralise du suc gastrique à l'aide de carbonate de calcium, et que la réaction perde son acidité, on sera fondé à admettre l'absence de sels acides. Si l'acidité persiste, il sera permis de conclure à la présence de sels acides, les acides libres s'étant combinés au carbonate de calcium.
On prélève donc 10 c. c. de suc gastrique filtré, on y ajoute de la solution de chlorure de calcium à o °/0, puis on détermine le titre acidimétrique de cette solution.
On prélève une nouvelle portion de suc, on la mélange avec quelques grammes de carbonate de calcium en poudre et l'on filtre. On fait barboter de l'air dans le filtratum pour chasser l'acide carbonique qui s'est formé pendant la réaction, on ajoute de la solution de chlorure de calcium et l'on titre à l'aide de la solution sodique.
Ces deux analyses donnent- elles des résultats différents, on admettra la présence de sels acides et, dans ce cas, on connaîtra la richesse du suc en acide libre.
Dosage de l'acide chlorhydrique du suc gastrique.
Il existe de nombreux procédés permettant de déterminer la quantité de l'acide du sue gastrique; nous n'indiquerons que les principaux, c'est-à-dire ceux qui permettent d'obtenir des
renseignements cliniques utilisables.
I. Acidimétrie. — Nous avons exposé dans le deuxième Cha- acidimétrie. pitre de cet ouvrage (p. 31) la théorie sur laquelle repose l'acidimétrie ainsi que les règles à suivre pour la confection des liqueurs titrées. Nous n'y reviendrons pas.
L'emploi de cette méthode renseignera le degré d'acidité que possède le suc gastrique, sans spécifier la nature des agents qui lui communiquent cette acidité.
On mesure exactement 10 c. c. du suc à analyser à l'aide de la pipette; on y ajoute deux ou trois gouttes d'une solution de méthylorange, ou bien d'une solution d'acide rosolique, et on laisse prudemment et goutte h goutte couler la solution décinormale de soude, jusqu'au moment où le virage de Tin 1 icateur indique le point de neutralisation du liquide. L'acide rosolique rougit par les alcalis, le méthylorange est rouge en présence d'acide et prend, en présence d'alcalis, une coloration jaune.
Le nombre de centimètres cubes de la solution décinormalede soude qu'exige la saturation de l'acide dissous, exprime la quantité de cet acide. Par exemple, si 10 c. c. de suc nécessitent l'emploi de 12. 5 c. c. de solution décinormale de soude, on établira que cette quantité renfermait 12.5 x 0.00365 = 0.0456 HC1; soit 4.56 par litre.
Celle mélhode est d'une technique facile; elle ne nécessite qu'un temps très court. Mais elle a l'inconvénient de ne fournir que des renseignements grossiers; elle fait calculer sous le nom d'acide chlorhydrique, l'acide libre, l'acide combiné aux substances proléiques, l'acide lactique, les sels acides et tous les acides de fermentation dont la pathologie nous révèle l'existence dans les stases gastriques.
2. Méthode de Sjbqvist, modifiée par v. Jakscli. — Principe de la méthode. — Si l'on traite le suc gastrique par du carbonate de baryum bien pur et que l'on calcine le mélange, l'acide chlorhydrique se combine à l'état de chlorure de baryum soluble dans l'eau et résistant à la calcination; les autres acides forment des sels insolubles et se décomposent à la chaleur. 11 est, dès lors, facile d'isoler le chlorure de baryum, de doser la quantité de métal contenue dans la solution et de déduire par le calcul la quantité de chlore auquel il était combiné.
Technique. — On neutralise exactement par du carbonate de baryum 10 c. c. de suc gastrique additionnés de quelques gouttes de teinture de tournesol. On évapore la masse à siccité. On incinère le résidu, on le calcine à feu nu; on laisse refroidir les cendres ; puis on fait plusieurs extraits de celles-ci à l'aide d'eau distillée chaude jusqu'au moment où l'addition d'une goutte d'acide sulfurique dilué ne détermine plus la formation de précipité; on filtre et l'on réduit par évaporation à un volume moindre (50 c. c).
Tout le chlore libre, le chlore combiné aux albumines a pris la forme de chlorure de baryum que l'eau distillée entraîne.
DE CHIMIE PHYSIOLOGIQUE. il
On acidifie la liqueur à l'aide de quelques gouttes d'acide chlorhydriqueu on porte dans un verre de Bohême et Ton chauffe jusqu'à près de l'ébullitioD ; on y ajoute quelques centimètres cubes d'acide sulfuriquc dilué, également chauffé.
On continue alors la chauffé au bain-marie jusqu'à ce que le précipité de sulfate de baryum se soit bien rassemblé au fond du vase; puis on filtre a travers un filtre de papier suédois, en y rassemblant soigneusement tout le précipité; on lave à l'eau jusqu'à ce qu'il ne passe plus ni chlorures ni acide sulfurique (on s'assure qu'il en est ainsi au moyen du nitrate d'argent et du chlorure de baryum); on lave à l'alcool absolu, a l'éther. On porte alors le filtre et son contenu dans un creuset; on chauffe lentement d'abord, puis plus vivement à feu nu, on laisse refroidir dans une atmosphère d'acide sulfurique et l'on pèse.
Une molécule de sulfate de baryte, c'est-à-dire une molécule de baryum, correspond à deux molécules d'acide chlorhydrique. Pour trouver la quantité d'acide chlorhydrique, on établit la proportion suivante :
(p. m. du (p. m. de (quantité
S0*Ba) 2 mol. HC1) suif, de baryte
d'où
ou
pesée)
AÔO