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Antifébrine, anlipyrine : Recherche

de l'iintifébrine

a) Antifébrine. — Cette substance ne s'élimine pas sous celte rantipyrine. forme, mais sous forme d'acides sulfoconjugués (acide paraamidophénolglycuronique, ou acide acétylpara-amidophénolglycuronique).

Les urines qui renferment ces dérivés de l'antifébrine sont lévogyres (acide glycuronique) et réduisent les liqueurs cuproalcalines.

Pour déceler la présence de ces dérivés dans l'urine, on met en liberté le para-amidophénol et on le caractérise : on fait bouillir l'urine pendant quelques minutes avec le quart de son volume d'acide chlorhydrique; puis on alcalinise faiblement et l'on extrait à plusieurs reprises par l'éther; ou bien on agit directement sur l'urine.

On caractérise le para-amidophénol par la réaction suivante: après refroidissement, on ajoute à quelques centimètres cubes d'urine, quelques centimètres cubes d'une solution à 3 % d'acide phénique, puis un peu d'acide chromique ou de percblorure de fer en solution très diluée. La liqueur se colore en rouge, puis passe à un beau bleu, quand on la sature d'ammoniaque.

b) Antipyrine. — L'urine qui renferme de l'antipyrine prend, par addition de perchlorure de fer, une coloration brun-rouge qui résiste à l'ébullilion, mais disparaît par addition d'acides.

Pour isoler l'antipyrine, on sature l'urine à l'aide d'éther de pétrole, puis à l'aide d'ammoniaque, et on agite ce mélange avec du chloroforme, du benzol ou de l'alcool amylique. On évapore le dissolvant et l'on caractérise le résidu par les réactions suivantes :

a) Une solution neutre d'antipyrine se colore en rouge-brun intense en présence de perchlorure de fer.

(j) L'acide nitrique chargé de vapeurs nitreuses colore une solution d'antipyrine en un beau vert.

iieciierche 7. Alcaloïdes. — Un grand nombre d'alcaloïdes passent comme tels dans l'urine et peuvent y être décelés par des méthodes qui varient suivant la nature de l'alcaloïde. La morphine présente, à ce point de vue, une grande importance, et l'analyse chimique de l'urine peut servir à asseoir définitivement un diagnostic douteux ou difficile à faire.

Méthode d'extraction de DragendorfJ et Kauzmann. — On concentre au quart la totalité de l'urine, on reprend le

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résidu par trois ou quatre volumes d'alcool aiguisé d'acide sulfurique, el on laisse macérer pendant vingt-quatre heures.

On chasse l'alcool de la solution filtrée, on laisse refroidir, puis on filtre à travers un filtre mouillé et l'on épuise la liqueur acide par l'alcool amylique, jusqu'à ce (pie plus rien ne se dissolve.

On neutralise alors par l'ammoniaque la solution alcoolique chaude et l'on agite vigoureusement, pendant quelque temps. On sépare l'alcool dans un entonnoir à robinet; on fait un second extrait. On réunit ces extraits, on les lave à l'eau distillée, puis on les abandonne à l'évaporation. On épuise le résidu, à plusieurs reprises, par de l'eau acidulée chaude (1 partie d'acide sulfurique pour 60 à 70 parties d'eau); on filtre ces extraits, on les réunit, on les neutralise avec de l'ammoniaque et l'on agite la solution alcaline avec de l'alcool amylique. On décante l'alcool, on l'évaporé, on reprend le résidu dans une petite quantité d'alcool éthylique fort et l'on abandonne à cristallisation.

Caractères de la morphine. — a) Forme cristalline. — L'alcaloïde cristallise en prismes tronqués à bords bien nets (prismes rhom biques courts), s'agglomérant parfois en amas étoiles.

La morphine se dissout peu dans l'eau froide, un peu mieux dans l'eau bouillante; elle se dissout peu dans l'alcool, presque pas dans l'éther, dans la benzine, le chloroforme. Elle se dissout bien dans l'alcool amylique, surtout à chaud.

b) Réaction de Fiôhde. — La morphine se colore en violet, puis en bleu et finalement en vert sale, en présence d'une solution fraîche de molybdate d'ammoniaque dans l'acide sulfu-

rique concentré. La solution doit renfermer 0?r.l de molybdate par centimètre cube d'acide sulfurique.

On dépose quelques gouttes du réactif frais sur une plaque de porcelaine, on y ajoute un petit cristal de morphine que l'on écrase à l'aide d'une baguette de verre. On obtient une coloration violette qui passe peu à peu au vert. La conservation ou l'agitation de ce mélange lui communique une teinte bleu foncé.

c) Réaction de Husemann. — L'acide nitrique dilué colore en bleu-violet et puis en rouge-sang les solutions sulfuriques de morphine chauffées au préalable à 150°.

On dépose quelques gouttes de la solution sulfurique de morphine sur une plaque de porcelaine, on y ajoute une trace de salpêtre; la solution prend immédiatement une couleur violette qui passe rapidement au rouge-sang.

d) Réaction du perchlorure de fer. — Le perchlorure de fer colore en bleu foncé les solutions neutres et concentrées de morphine. Les acides libres empêchent la réaction; un excès de perchlorure en diminue la sensibilité.

Recherche 8. Ptomaïnes. — Méthode d'extraction de Griffiths. — On alcades ptomaïnes. , . , , . , . . .,

linise l'urine à 1 aide de carbonate de soude, puis on 1 agite,

avec la moitié de son volume d'éther sulfurique, dans un

entonnoir à robinet. On sépare les deux liquides; on agite

l'extrait éthéré avec une solution aqueuse d'acide tartrique.

On filtre celle-ci, puis on l'alcalinise à l'aide de carbonate de

soude, et l'on agite de nouveau avec une quantité égale d'éther

sulfurique. On récolte cet extrait éthéré que l'on abandonne à

l'évaporation. Les ptomaïnes restent comme résidu cristallin.

Caractères. — Les ptomaïnes sont de nature encore indéterminëe; elles présentent, d'une manière générale, la plupart des réactions des alcaloïdes.

Griftilhs en a décrit un certain nombre et établi leur formulr brute. Ce sont :

La ptomaïne de la diphtérie;

— de la scarlatine;

— de la rougeole.

Elles précipitent par les acides phosphotungstique et phosphomolybdique en solution sulfurique;

Elles colorent d'une façon variable le réactif de Frôhde ;

Elles forment avec le chlorure d'or et de platine, avec le chlorure mercurique des combinaisons cristallines.

9. Les diamines. — Baumann et Udranszky ont reconnu Kecnerche

des diamines.

l'existence, dans des cas particuliers (cystinurie), de corps très toxiques et très voisins des alcaloïdes. Ils ont donné à ces corps le nom de diamines. Les principales sont la cadavérino et la putrescine.

Extraction. — On agite la quantité d'urine des vingt-quatre heures, avec 200 c. c. de soude caustique à 10 % et 20 à 30 c. c. de chlorure de benzoïle, jusqu'au moment où l'odeur du chlorure de benzoïle a disparu.

Il se forme, dans ces conditions, un précipité de phosphates, de composés' du benzoïle et des diamines, que l'on récolte et que l'on fait digérer dans de l'alcool.

On filtre, on réduit le filtratum a un petit volume et on le verse dans une grande masse d'eau distillée froide.

Les diamines se précipitent sous forme de composés ben-

zoïques cristallins. On laisse reposer pendant quelques jours, puis on filtre et on lave le précipité sur le filtre.

Cadavérine. La cadavérine : pentamélhylènediamine, H2N(CH2)SNH2, forme, avec le chlorure de benzoïle, une combinaison cristalline C5H10(NH— CO — C6H5)2. Elle cristallise en longues aiguilles, très solubles dans l'alcool, insolubles dans l'eau, dans l'éther. L'acide sulfurique concentré la dissout sans l'altérer. Elle fond à 129°-130°.

Putrescine. La putresciw : tétraméthylènediamine , H2N(CH2)4NH2, forme, avec le chlorure de benzoïle, une combinaison qui cristallise en plaques brillantes, insolubles dans l'eau, dans l'éther, presque insolubles dans l'alcool froid, solubles dans l'alcool chaud. Elle fond à 175°-176°.

§7. — Analyse des calculs urinaires.

Analyse L'examen macroscopique des calculs, leur couleur, leur

des calculs uri- . .,.,.,. .

naires. dureté, leur densité, peuvent fournir des indications sur la nature des éléments qui les constituent.

On connaît les variétés suivantes de calculs :

1° Calculs de xanthine (rares), brun-cannelle, modérément durs; ils acquièrent, par frottement, un aspect cireux.

2° Calculs de cystine (rares), blancs ou jaunes; ils possèdent un aspect cristallin.

3° Calculs mûriformes, formés d'oxalate de chaux; ils présentent l'aspect d'une mûre ; ils sont généralement blancs, parfois brunâtres (hématine), durs.

4° Calculs d'urates, brun rougeâtre, très durs; ils renferment souvent de l'acide urique pur.

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.> Calculs de phosphates; ils sont durs, blancs et se clivent facilement quand ils sont formés d'un phosphate cristallisant (phosphate de chaux); blancs et mous quand ils sont formés de phosphates de magnésie ou d'ammoniaque.

6° Calculs complexes, dans la constitution desquels il entre différents corps.

Marche à suivre dans l'analyse.

Si le calcul est petit, il faut le pulvériser et analyser la poudre obtenue; s'il est gros, il vaut mieux le scier par son milieu, récolter les sciures pour en faire l'analyse et conserver les fragments, pour déterminer le mode de formation de la concrétion.

On fait deux parts inégales de la poudre de calcul.

Épreuve de la calcination. — On brûle prudemment la moins Épreuve

de importante de ces deux parts, sur une lame de platine. On la calcination.

observe les caractères de la combustion et la nature des gaz

qui se dégagent. Si la poudre brûle, elle est formée de

matières organiques; si elle brûle incomplètement, elle est

formée d'un mélange de matières organiques et inorganiques.

Action de l'acide clilorliydrique. — La plus grande partie de la Aciion

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poudre de calcul est réservée à l'étude détaillée des réactions; chlorhydrique. le réactif de choix est l'acide chlorhydrique.

On chauffe la poudre avec un excès d'acide chlorhydrique dilué. Ce qui ne se dissout pas peut être de l'acide urique.

1. Recherche de l'acide urique. — On sépare par filtration la Acide urique.

partie insoluble dans l'acide chlorhydrique ; on en calcine une portion et l'on recherche l'odeur d'acide cyanhydrique ; l'autre portion est réservée à la réaction de murexide. (Voir chapitre VIII, p. 154.)

Dans le filtratum passent la xanthine, la cystine, l'oxalate de chaux, les sulfates et les phosphates.

Sulfates. 2. Recherche des sulfates. — On décèle les sulfates par l'ad-

dition d'une goutte de solution de chlorure de baryum ; en présence de ces sels, il se forme un fin précipité insoluble dans l'acide chlorhydrique.

Xanthine. 5. Recherche de la xanthine. — 1° On ajoute, à une portion du filtratum, un excès d'ammoniaque ; on filtre, et on ajoute à ce nouveau filtratum quelques gouttes de nitrate d'argent ammoniacal; il se forme un précipité gélatineux qui se dissout faiblement dans l'ammoniaque.

2° Réaction de Weidel. (Voir chapitre VIII, p. 160.)

Cystine. 4. Recherche de la cvstine. — On alcalinise une portion de

la solution chlorhydrique de poudre de calcul, à l'aide de carbonate de soude; le précipité qui se forme renferme, outre la cystine, les phosphates alcalins terreux et l'oxalate de calcium.

On reprend le précipité par l'ammoniaque qui dissout la cystine et l'on filtre. On précipite la cystine soit par l'addition d'acide acétique, soit par évaporation.

Elle cristallise en tables hexagonales, parfois en formes prismatiques; elle renferme du soufre.

DE CIIIM1K l'llYSIOI.lH.IQUE.

Réactions. — 1° On chaude de la cystine, avec de la soude caustique, sur une pièce d'argent décapée; il se forme une tache brun noirâtre persistante de sulfure d'argent.

û" On chauffe de la cystine avec de l'acide nitrique; elle se dissout et laisse à Pévaporation un résidu brun rougeâtre qui ne donne pas la réaction de murexide.

3° La forme cristalline.

Le résidu insoluble dans l'ammoniaque servira à la recherche des phosphates et des oxalates.

.'>. — On reprend le résidu insoluble dans l'ammoniaque, Phosphates, on acidifie par l'acide acétique; celui-ci dissout les phosphates et reste sans action sur l'oxalate. On reprend par l'acide chlorhydrique dilué le résidu insoluble dans l'acide acétique.

On alcalinise la solution acétique par l'ammoniaque; les phosphates alcalino-terreux se précipitent.

G. — La solution chlorhydrique, traitée par l'oxalate de Oxaiaio soude, précipite l'oxalate de chaux, reconnaissable à sa forme cristalline (octaèdre à base carrée).

Tableau de l'analyse des calculs urlnalres.

es

in

Brûle sans flamme et dégage une odeur d'acide cyanhydrique.

Réaction de murexide.

Acide urique.

o ca

— tfl

La poudre brûle sans flamme.

Pas de réaction de murexide. — Réaction de Weidel.

Xanthine.

La poudre brûle avec une petite flamme bleue

et dégage de l'acide sulfureux.

Se dissout dans l'ammoniaque et cristallise en

tables hexagonales.

Cystine.

eu

Brûle.

Précipite par l'acétate de soude, en octaèdres

d'oxalate de chaux.

Insoluble dans l'acide acétique.

Oxalates.

Ne brûle pas.

Précipite par le chlorure de baryum.

Sulfates.

Ne brûle pas.

Précipite si l'on neutralise la solution chlorhydrique par l'ammoniaque.

Phosphates alcalinoterreux.

La dissolution se fait avec effervescence.

Carbonates.

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