‹ Technique de gastrectomieChapitre 7 sur 16 · ANESTHÉSIE · texte numérisé non relu

ANESTHÉSIE

Nous nous servons actuellement du mélange suivant préparé extemporanément :

Novocaïne à 1 pour 200 Percaïne à 0,5 pour 1000 Adrénaline à 1 pour 1000 10 gouttes.

a à 100 grammes.

Une heure avant l’intervention, nous pratiquons une injection sous-cutanée de pantopon.

La technique opératoire que nous décrirons permet dans la majorité des cas de terminer l'intervention sans avoir recours à d’autres modes d’anesthésie.

Il faut insister sur la nécessité d'obtenir une entière confiance du malade, savoir lui indiquer la veille la durée probable de l’intervention, les sensations qu'il percevra, le caractère toujours très supportable des douleurs ; en résumé faire comprendre que l’anesthésie locale demande une collaboration entre le chirurgien et le patient et qu’en fin de compte il sera le premier à bénéficier de n’avoir pas été endormi.

lo

Pendant toute la durée de l'intervention l’anesthésiste pourra faire respirer le malade en air confiné, en se servant d’un appareil d'OMBREDANNE maintenu à O.

Dans la salle d'opération, il faut exiger un silence complet des personnes présentes et du patient lui-

même.

Dispositions opératoires.

Le malade est maintenu en décubitus. Une alèze roulée est glissée sous sa région lombaire. Les téguments sont iodés, les champs mis en place. L’opérateur se tient à droite.

A gauche sont les deux aides dont l’un est chargé exclusivement de tenir prêtes les seringues à anesthésie locale et d'isoler ultérieurement dans des compresses abdominales humides et tièdes, toute portion d’anses ou d’estomac extériorisés.

Anesthésie et ouverture de la paroi.

LES PLANS SUPERFICIELS.. sont injectés de la solution anesthésique tout le long de la ligne d’incision, c’est-à-dire de l’ombilie à la région xyphoïdienne.

Si l’on redoute une difficulté opératoire ou si cette distance ombilico-xyphoïdienne semble trop courte, l’incision se prolongera en contournant à droite la région ombilicale.

Perpendiculairement et de part et d’autre de cette

ie

ligne d’incision, on injectera en « dents de rateau » les plans superficiels.

60 centimètres cubes de solution sont en général nécessaires.

À ce moment on fait faire une injection sous-cu: tanée de caféine.

L’incision des téguments est pratiquée suivant la ligne que nous venons de décrire ; elle descend en profondeur jusqu’à la ligne blanche.

Les téguments incisés sont protégés avec des champs abdominaux.

LA LIGNE BLANCHE, et le tissu sous-péritonéal sont maintenant injectés ; il faudra anesthésier avec soin les insertions supérieures des muscles droits de l’abdomen pour obtenir un bon relâchement de la paroi.

20 à 30 centimètres cubes de solution sont ici nécessaires.

La ligne blanche étant incisée, on dégage chaque lèvre du tissu sous-péritonéal pour faciliter la fermeture ultérieure de la paroi.

On ouvre enfin le péritoine avec les précautions d'usage ; le jour est maintenant suflisant, 1l est inutle d'employer des valves ou un écarteur automatique.

On ne saurait trop insister sur la grande douceur qu’exigent ces manœuvres, c’est le seul moyen de bien conduire une anesthésie locale, tout mouvement brusque faisant perdre confiance au patient.

P. Cottin. 3

Page 1