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xr
Voilà donc une étendue théorique de cinq octaves chromatiques, étendue qui pourrait encore être dépassée à Taigu.
Mais, hâtons-nous de le dire, aucun artiste ne peut faire sortir les sons d'un clavier pareil^ le plus habile ne dépasse pas trois octaves et demie.
5.§— En dehors des Saxhorn Basse et Contrehasse, du Trombone à pistons et de quelques Barytons, tous les autres instruments n'ont que trois pistons, ce qui réduit à sept le nombre des combinaisons du tableau précédent (ABCDEFG), lesquelles correspondent aux sept positions du
Trombone à coulisse. Ce sont celles des Contrebasses en s/b, ou en mi \> (Bombardons) des musiques d' Harmonie . Les autres n'intéressent que des instruments peu pratiqués, qui, d'ailleurs, ne descendent pas jusqu'au son 1.
6. §— En considérant l'Echelle naturelle des sons, nous voyons les instruments de cuivre à embouchure se grouper en trois catégories:
Cors et Trompettes (anciennes)
Cornets et Bugles.
Tubas et Bombardons.
\>£X \si. -^
JCE
(*) Nous nous servons aujourd'hui d'une petite Trompette, dont les harmoniques sont l'octave au dessus, à Vmiisson des Cornets et des Bugles.
(Voyez page 81, par. 6).
Si nous comparons maintenant la longueur des tubes, voici leurs proportions respectives (en prenant pour type le ton de si\> commun aux uns et aux autres) :
Cornet en si b longueur du tube 1^ 335
{*) Trompette grave in B, — 2™ 75 octave au-dessous de la
Trompette. (*)
Cor (si b grave) et Bombardon.
Trompette moderne.
D'après ce tableau, les Cornets sont assimilables aux jeux de 4 pieds de r Orgue, les Trompettes à des 8 pieds, les Cors et Boml)ardons à des 16 pieds. Mais dans la pratique les choses se passent autrement.
En réalité Cornets et Trompettes, enfermés dans les mêmes limites, habitent les mêmes hauteurs, et procèdent si parallèlement que dans beaucoup d'orchestres secondaires, au mépris des intentions du Compositeur, au mépris de la différence du timbre, ou voit le Cornet remplacer la Trompette, ce dernier instrument étant beaucoup plus délicat, beaucoup plus périlleux à jouer.
7.§— En effet, les sons harmoniques se rapprochant de plus en plus à l'aigu, les divisions du tube deviennent peu à peu si étroites que la moindre hésitation, la moindre erreur dans la pression des lèvres peut être cause iii'accidents.
Prenons ce thème :
La Trompette ancienne le jouera sur les harmoniques de 4 à 13:
inB
Le Cornet en si\> donnera les mêmes notes en se servant des harmoniques de 3 à 6:
in B
( Le^ notes marquées d''nne croix + rV existeraient pas sans les pistons.) Le Cornet qui a précisément ses notes favorites entre le son 3 et les sons 5 ou 6, pourra rendre ce thème avec une légèreté d'articulation, une prestesse, une facilité bien supérieures à celles de la Trompette. Dans ce registre moyen <• gammes diatoniques et 'chromatiques, trilles et roulades sont pour lui jeux d'enfant: il est aussi agile qu'une Flûte ou une Clarinette.»
En revanche, son timbre peut-il se comparer à celui de la Trompette, surtout dans le registre aigu, où il s'affadit et se décolore? En a-t-il la force, la noblesse, l'expression dramatique?
8.§— Nous venons (paragraphe 6) de classer les Trompettes et les Cors dans le groupe des instruments ne pouvant pas donner le son 1. Pour la Trompette, cela se conçoit, mais pour le Cor, dont la longueur égale à celle du Bombardon de^Tait lui permettre de descendre aussi bas, quelle peut en être la raison?
Cette raison vient de la différence du diamètre des tubes. Tandis que le Bombardon est ventripotent, très fine au contraire la taille du Cor, la longueur de ce mince tuyau ne permettant pas aux lèvres d'agir efficacement jusqu'à son extrémité grave. Déplus, il y a là une autre question: celle de la forme et de la grosseur de l'embouchure, choses qui sont d'importance non seulement pour le timbre, mais encore pour la facilité d'émission des sons.
Pour obtenir le son fondamental, il faut qu'il y ait un juste rapport entre le diamètre et la longueur du tuyau (Loi de C aval lié -CoU), et, de plus, une embouchure spéciale à chaque famille d'instruments.
Le Cor simple.
(waldhorn)
l.§— C'est uniquement au point de vue historique que je mentionne ici le Cor simple, aujourd'hui à peu près partout abandonné.
Le Cor simple ne peut guère produire naturellement que les Harmoniques compris entre 3 et 16 inclusivement:
Cor si l bas. ^' k p ^Q "
effet: J 1,0»"^ (^ L^ .> o ^" ll**^
Remarque: Les Cornistes lisent la clef de fa une octave plus bas quHls ne de- \Taient^ n'est-il pas ridicule de noter ainsi à deux clefs: " 'u -e- *^ ~ ^^^ quatres
harmoniques qu? il faudrait noter ainsi.en clef de /« seule:
Grâce à des tubes supplémentaires, appelés to7is de rechange^ la série harmonique peut se trouver transposée d'après douze ou treize fondamentales différentes:
Ton de Si \> grave longueur du tube 5^" 850
— Si\ — — 5°» 571
— Ut — - 5°i 258
— Ré\> — 4in 963
— Ré\\ — — 4°i 685
— Mi\> — — 4°» 422
— Mi\\ — — 4™ 174
— Fa — — 3™ 939
— Sol — — 3"» 509
— La\> - — 3™ 313
— La\ — — 3"! 126
— Si\> — — 2^ 750
— Ut aign — 2^ 629
La note la plus grave qu'on puisse obtenir est donc Vuf du Cor en
s?\> has (A), si\> pour Foreille.