‹ Technique de l'orchestre moderne, faisant suite au Traité d'instrumentation et d'orchestration de H. Berlioz;Chapitre 57 sur 80 · LES CLOCHES · texte numérisé non relu

LES CLOCHES

Vut ^

: 32,900 kilos; et de rappeler que le Bourdon de No-

tre-Dame de Paris pèse 18,000 k. et celui du Kremlin 196,464 k.

On peut donc les ranger avec les Orgues d'Eglise, parmi les instruments de musique d'un maniement peu facile.

Quand on les indique sur une partition, il faut avoir soin de mentionner si l'on veut des sons graves ou des sons aigus.

Gevaert fait remarquer que dans les théâtres l'intonation effective

est rarement plus grave que le sol

«Autre fait, dit-il;

On a toujours considéré comme une rareté, les deux grosses Cloches employées à. l'Opéra de Paris pour le tocsin de la Saint-Barthélémy, au 4^ Acte des Hugîienots'^ or, elles ne donnent que l'octave aiguë

des sons écrits par l' Auteur » : ^

Donc, les grosses Cloches étant peu pratiques, on a cherché le moyen de les remplacer par des «Timbres ou calottes hémisphériques coulées en bronze, leurs parois relativement minces permettant d'atteindre les sons graves avec des poids beaucoup moindres.»'

Et ce sont ces Timbres qu'on entend, ainsi disposés à la fin du l^^'Acte de Parsifal -.

Cloches.

( sur le Théâtre)

Pt^

etc.

Réalisent- ils l'idéal rêvé ? On n'oserait l'affirmer; certainement on trouvera mieux .

J'ai d'ailleurs entendu, à Moscou, un effet de Cloche bien autrement réussi, d'une sonorité bien plus profonde et plus vraie. Le procédé consistait tout simplement en une corde grave de Piano tendue dans une gaine de sapin (procédé pratiqué depuis longtemps déjà pour certaines sonneries d'horloges) .

On écrit généralement les Cloches en clef de fa.

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