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Fi. 12. — Extrémité supérieure de la bandelette.
On débride surtout en dedans le long du rebord costal, de facon à former une charnière.
FIG. 13. — Dégagement de la bandeleite au niveau d'une intersection aponévrotique de haut en bas.
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Avec le bistouri, on commence par tracer légèrement et soigneusement les contours de la bandelette.
La longueur doit être de 12 à 13 em., ainsi elle descendra un peu au-dessous de l’ombilic. Cette longueur est toujours suffisante.
La largeur sera de 2 em., sauf en haut au niveau de son attache costale, qui doit être le point le plus solide, Elle va en s’évasant à ce niveau, atteignant 3 em. au niveau du pédicule.
La libération de la bandelette du musele sous-jacent est facile. Elle se fera de bas en haut, au bistouri et à la compresse.
Au bistouri, à son origine qui doit être carrée, et au niveau des intersections aponévrotiques où il faut prendre bien garde de ne pas couper la bande.
11 suffit pour éviter cet accident, d’empiéter sur l'intersection aponévrotique et au besoin pour mieux la voir, de décoller au bistouri un peu au-dessus de l'intersection avant de la sectionner (fig. 13).
Entre les intersections on décolle à la compresse, on respecte ainsi les faisceaux musculaires du grand droit et on n’a qu’une hémorragie minime : seulement deux ou trois vaisseaux perforants que le plus souvent nous n’avons même pas été obligés de ligaturer. Arrivé au niveau du pédicule, on débride surtout en dedans, le long du rebord costal. On crée ainsi une véritable charnière à la bandelette (voir fig. 12). Un champ abdominal placé sur la brèche créée dans la gaîne du droit, la protège et donne à l’hémostase
le temps de se compléter.
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3° Passage de la bandelette à travers l'espace intercostal.
On choisit l’espace le plus propice. C’est ordinairement le 7°. Nous avons vu qu'il n’y a aucun danger de blesser la plèvre. Après une courte incision de l’aponévrose au bistouri, au niveau de l’espace intercostal, une pince assez longue (un clamp par exemple ou une pince de J.-L. Faure pour artère utérine) est poussée au ras du bord supérieur de la côte à travers la paroi vers l’abdomen. Elle sert de conducteur pour guider une seconde pince en sens inverse de l’abdomen vers la peau, et cette seconde pince ramène enfin dans le ventre l’extrémité libre de la bandelette.
Cette introduction est facile. Il faut bien prendre la bandelette suivant son axe et par son extrêmité.
D'ailleurs, pour la faciliter encore et pour ne faire que le minimum de dégâts, M. LAMBRET a fait construire un instrument spécial qui se compose d’un cathéter (qui joue le rôle de la première pince), et d’une pince dont les mors s’articulent avec le cathéter (voir fig. 7). Avec le cathéter, on effondre facilement la paroi et on n’a même pas besoin d’inciser
l’aponévrose au bistouri.
4° Suspension et coulissage de la grande courbure.
C’est le temps capital de l’intervention dont dé-
pendra en grande partie le résultat final.
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Il comprend schématiquement deux manœuvres opératoires distinctes
1) Enfouissement de la bandelette dans un canal séro-séreux tout le long de la grande courbure.
2) Coulissage de la grande courbure.
Mais ce sont deux manœuvres inséparables que l’on pratique simultanément.
On commence par extérioriser la grande courbure le plus haut qu'il est possible. Dans les cas de ptose, l’estomac se laisse facilement attirer en bas jusqu’au pubis. D'autre fois il n’est pas très descendu, mais à la main qui le palpe, il donne une impression de manque de tonicité tout à fait spéciale.
La bandelette, toujours maintenue à son extrémité par une pince, est tendue et appliquée exactement le long de la grande courbure.
On se servira de fil de soie N° 1, huilé ou paraffiné, pour qu'il glisse mieux. M. LAMBRET se sert d’une aiguille Hagedorn, l’aiguille de Reverdin est aussi commode.
Le premier point qui amorce le canal séro-séreux autour de la bandelette sera haut placé, puis ce canal est continué soit par des points séparés, soit mieux par un surjet, qui est plus rapide.
Il faut que la bandelette puisse glisser librement dans son tunnel, qui ne doit être ni trop grand, ni trop serré. On risque toujours de le faire trop étroit.
Il faut faire attention de ne pas transfixier la bandelette.
Les points inférieurs placés exactement sur la grande courbure sont espacés de 3 em., les supérieurs
FIG. IG Enfouissement de la bandelette.
Fic. 17. — Manœuvre du coulissage de l'estomac sur la bandelette. (LAMBRET. Archives de gastro-entérologie, Mai 1931.)
FIG. 18. — Suspension terminée.
(LAMBRET. Presse médicale, 11 décembre 1929.)