NS
Ligature de la carotide externe.
Sur cette figure est représenté le débridement inférieur qui n'est pas toujours utile.
LE
de la mâchoire on voit se tendre, coudant le stvlohyoïdien, la corde d’un gros pédicule qu'on isole aisément du tissu cellulaire : c’est le pédicule de la carotide externe accompagnée d'une ou de plusieurs veines (1).
On la lie au ras du stylo hyoïdien (2).
Ainsi pratiquée, cette ligature est facile (3). Cependant, si le jour est insuffisant en partieulier chez les sujets gras et en cas de tumeur volumineuse, il ne faut pas hésiter à faire un débridement cutané antérieur ; lincision est prolongée de deux ou trois centimètres en direction de la saillie du cartilage thyroïde (voir fig. 1). On n'incise d'ailleurs que la peau pour éviter à coup sûr un rameau cervical qui peut descendre très bas et n’est pas encore disséqué. Les plans sous-jacents se réclinent aisément.
Ainsi la face profonde et la face postérieure de la parotide ne tiennent plus que par le pédicule du facial qu'on va maintenant rechercher.
1. Rappelons que la carotide externe est toujours superficielle par rapport à l'apophyse styloïde que prolonge le ligament stylo-hyoïdien. Elle passe en effet entre le muscle stylo-hyoïdien et la pointe de l apophyse styloïde quand la styloïde est longue, entre le muscle stylo-hyoïdien et le ligament stylo-hyoïdien quand la styloïde est courte.
2. La pince ayant saisi le pédicule au ras de la glande pourra servir de tracteur.
3. Ne jamais compter pour découvrir le pédicule carotidien sur les pulsations de l’artère. Elles sont toujours très mal senties car la carotide est plus ou moins écrasée du fait de la traction sur la
glande.
Y. DÉCOUVERTE DU TRONC DU FACIAL (Fig. 5).
Pour trouver facilement le trone du facial il faut s'en représenter exactement la situation.
Son émergence nous est indiquée de façon précise par le sillon toujours reconnaissable qui sépare lapophyse mastoïde du cartilage du conduit auditifexterne (1). L'extrémité d'une sonde cannelée couchée dans ce sillon indique, 1 mm. au-dessous d'elle, le point d'émergence dunerm(iens)
Elle le répère en profondeur : le facial est en effet très profond (2), il est plus profond que cartilage et mastoïde, plus profond même que le petit rebord osseux du tympanal qui le protège et sur lequel vient parfois buter la pointe de la sonde cannelée (3).
Il est là, dans ce trousseau fibro-glandulaire qui sépare la zone décollée auditive de la zone décollée prémastoïdienne (fig. 2 et 3); il en constitue l'élément le plus profond (4).
À ce niveau, le tronc du facial est presque horizontal ;
1. Il suffit de mobiliser le cartilage pour voir ce sillon se dessiner plus nettement encore.
2. « J’ai trouvé que le facial était bien plus profond que je ne pensais » (LERICHE). Mémoires de l’Académie de Chirurgie, Séance du 11 janvier 1939.
3. Ce rebord osseux est souvent difficile à percevoir : il y a intérêt à ne pas s’en servir comme repère
4, On découvre le tronc blanchâtre du facial entre ces deux parties décollées, là où la glande tient dans la profondeur (CADENAT), Journal de Chirurgie, 5 novembre 1936.
rebord osseux de Îos ty panal -
aponévrese stylo- dies
(masque la V jegul. ini
Apaoneévrose sterno- digast rique
Libération du tronc du facial et clivage de la glande.
L'espace dans lequel on dissèque le tronc du facial a été artificiellement agrandi pour la clarté du schéma.
RD
il se dirige un peu en avant, surtout très en dehors ; profond à son émergence il devient très vite superficiel pour pénétrer entre les lobes superficiel et profond de la glande.
Connaissant bien son émergence et son trajet il est dès lors facile de le libérer.
On pourra sans crainte, restant bien au ras de la mastoïde et sans quitter son contact sectionner au bistouri jusqu'à l'os {Ympanal les fibres qu'on voit s’étaler à la surface de la glande, et cela jusqu’à ce qu'il ne reste plus qu'une lame fibreuse profonde.
C'est alors que la pointe de la sonde cannelée maniée de la profondeur vers la superficie isolera facilement, au milieu des fibres qui tiennent encore dans la profondeur, le tronc blanchâtre du facial, gros comme la mine d'un crayon (2 mm. de diamètre environ) et toujours résistant (1).
1. Au cours de cette manœuvre, la pointe de la sonde cannelée refoule en dehors les glandules parotidiennes en même temps que les fibres qu’elle dissocie. Elle fait souvent apparaître le nerf à son entrée dans la glande, à sa bifurcation, avant même qu’on ait reconnu nettement son trajet profond.