L’OBJECTIVATION MOTRICE
Toute excitation extérieure tend à provoquer une réaction motrice, réaction d’accommodation, de défense, de poursuite, etc. On peut dire qu'il n’y a pas une seule excitation brusque qui n’entraîne des séries de mouvements, l’inhibition de ces mouvements, qui sans cela ne feraient jamais défaut pour une excitation quelle qu’elle fût, n’ayant pas le temps de se produire.
La réaction peut être suscitée uniquement par l’excitant, et parfois même se produire involontairement, à l’insu et en dépit de la volonté du sujet, ou au contraire être indirectement provoquée, par l’intermédiaire de phénomènes associatifs complexes et constituer une réaction dite volontaire. Cette réaction volontaire pourra être étudiée' dans ses diverses modalités, au point de vue de sa rapidité, de sa précision, de son extension, de sa docilité aux suggestions, de sa fatigue.
D’autre part les réactions involontaires peuvent être plus ou moins empêchées, arrêtées par une action d’origine associative, volontaire ou non, action de mécanisme encore assez obscur et qu’on appelle une inhibition. Le pouvoir inhibiteur du sujet par rapport à divers mouvements devra donc être étudié avec soin ; cette inhibition touche pour une part au do
maiiie de la psychophysiologie, en ce qui concerne les réllexes, domaine que nous envahissons un peu, et d’autre part au domaine complexe de la synthèse mentale, qui doit être envisagé ultérieurement, entant que rautoconduction individuelle exige une inhibition des automatismes acquis, des mécanismes élémentaires.