ET DES MOUVEMENTS INVOLONTAIRES
Nous avons envisagé précédemment la suggestibilité sensorielle qui consiste en la production chez un sujet d'une croyance à la réalité objective d’une excitation qui provoquerait une sensation donnée. On peut aussi amener le sujet à effectuer spontanément des actes, à extérioriser des réactions, tout en croyant rester passif.
On peut, par exemple, suivant un disposif employé par Binet relier deux roues que Ton peut faire tourner avec des manivelles ; F expérimentateur fait tourner Tune d'elles, et le sujet doit suivre passivement, avec l'autre, le mouvement imprimé ; le sujet ne pouvant regarder l’appareil, on rompt brusquement la transmission entre les roues simplement en arrêtant son mouvement ; si le sujet est purement passif, sa main reste bientôt immobile, et la roue cesse de tourner; sinon il continue le mouvement sans s’en rendre compte.
Le sujet peut résister au mouvement, la transmission par courroie n’entraînant l’autre roue que si la résistance n’est pas supérieure à la force de frottement ; il peut aller plus vite que l’expérimentateur et manifester ainsi sa suggestibilité sans que ce dernier s’arrête, car sa roue est commandée mais ne commande pas l’autre.
Deux plumes permettent d’inscrire les mouvements des roues sur un cylindre tournant ; il est 2>ossible de garder une trace exacte du mouvement