‹ Technique de psychologie expérimentale (volume 2)Chapitre 35 sur 93 · TABLEAU · texte numérisé non relu

TABLEAU

Marteau.

Oiseau.

Berceau.

Tambour.

Bougeoir.

Râteau .

Poisson.

Poignard.

Canif.

Balai.

Toupie.

Fauteuil.

Crayon.

Moulin.

Canot.

Gigot.

Lapin.

Ciseaux.

Violon.

Canon.

Maison.

Sabot.

Chapeau.

Drapeau.

III. Attitudes et expressions. — Pour celle recherche, on se sert d’un modèle articulé de sculpteur

On fait graduer toutes les articulations dans les 2 ou 3 sens de rotation (1 articulation triple pour la tète ; 3 articulations, 2 double et 1 triple pour chaque bras, 3 articulations, 2 double et 1 triple pour chaque jambe; 1 articulation triple dans le buste; en tout, i4 articulations, 6 triples et 8 doubles et 34 séries de graduations).

Toutes les graduations se font par io° ; comme elles sont numérotées, grâce aux repères établis, on peut donner une formule de 34 chiffres exprimant d’une façon complètement définie une position, aussi complexe soit-elle, du modèle. Les articulations sont numérotées et les graduations sous-numérotées.

Pour que les chiffres soient plus simples, l’on gra-

due par quart de circonférence (angle droit 90* = 9 graduations) et l’on donne aux quarts de circonférence des lettres distinctives, a, b, c, cl, en partant

du sommet de la circonférence et en allant à droite (par rapport au sujet) et en avant.

Voici comment peut se faire l’expérience :

On établit préalablement trois attitudes expressives du modèle en notant la formule qui les exprime.

Mais on peut, dans ces attitudes, faire intervenir un plus ou moins grand nombre de seg-

Fig. 2/4. — Modèle articulé pour l’étude de la meiltS dit COrpS ^ mémoire des attitudes. pourrait Se

contenter de la

flexion d’une articulation unique, et au besoin dans un seul sens, une flexion en avant de la tête par exemple, ou une flexion du coude, l’avant-bras restant dans le plan de symétrie du bras.

On peut au contraire employer une attitude très

MESURE DE LA. MEMOIRE

compliquée dans des recherches spéciales, en particulier sur l’aptitude professionnelle des sculpteurs.

Pour la généralité des recherches, nous conseillons les attitudes définies de la façon suivante :

Nous désignons l’articulation de la tête par / ; celle du thorax par T ; celles des bras, aux épaules droite et gauche par é. d. et é. g. ; celle des avantbras aux coudes par b. d. et b. g. ; celle des mains aux poignets par m. d. et ni. g. ; celle des cuisses aux hanches par c. d. et c. g. ; celle des jambes aux genoux par j. d. et j. g.\ et celle des pieds aux chevilles par p. d. et p. g.

Dans toutes ces articulations il y a une graduation pour les mouvements du segment supérieur par rapport à l’articulation, une autre pour les mouvements de l'articulation par rapport au segment inférieur, et enfin la graduation principale pour la llexion dans le plan de la cheville de l’articulation. La main et le pied étant liés à l’articulation ainsi que la jambe et le bras, il n'y a alors, dans ces 8 cas, que 2 graduations. La graduation principale n’a pas besoin d’être désignée spécialement, les deux autres, supérieure et inférieure, le sont par les chiffres I et II.

Enfin les segments a, b, c, et d sont définis comme nous l'avons dit plus haut.

Première position. — La tête est placée de telle façon que son plan de symétrie coïncide avec le plan de flexion de l’articulation (t. I = o) ; mais l’articulation, c’est-à-dire le plan de llexion, est tourné de 3o° à droite par rapport au thorax (t. Il = 3o° d). La tête est penchée en avant, de côté par conséquent vis-à-vis du thorax, de 20 °{t — 20° a). Le thorax est

placé, comme la tète, symétriquement par rapport à son plan de llexion (T. I = o) ; l’articulation est tournée de 5o° à gauche sur le bassin (T. II = 5o° d). Le thorax est penché en arrière de 20° (T == 20° d ). Tout le reste est placé dans la position droite naturelle ( articulations au o) et est négligé au point de vue de l'attitude.

2e Position. — L’articulation de l’épaule droite est placée de telle sorte que le plan de llexion du bras soit vertical comme le thorax (é. d. I = o). Le bras est relevé de 4o° ( è . d. = 4o° d) dans le plan transversal du thorax ( é . d. II = o). L’avant-bras continuant le bras sans torsion (b. d. I = o), est fléchi de 5o° (6. d. — 5o° a). La main, tournée de 3o° à droite par rapport à l’avant-bras (m. d. I — 3o° a ), est fléchie de 4o° (m. d. = 4o° d).

3e Position (Position du thorax et des jambes dans l’attitude du duelliste). — Le thorax, vertical (T = o), est tourné avec le plan de flexion dont il est solidaire (T. I = o), de 70° à droite sur le bassin (T. II = 70 °a). L’articulation de la cuisse gauche est disposée de telle façon que le plan du mouvement de la cuisse soit tourné de 20° à gauche par rapport au bassin {c. g. I = 20° d ; c. g. II = o). La cuisse reste verticale (c. g. = o) ; la jambe avec son plan de flexion dans le plan de llexion de la cuisse (jr. g. \ — o), est fléchie au genou de 45° (j. g. = 43° d). Le pied est fléchi dans le même plan (p. g. I — o) de 45° également en avant (p. g. == 45° a). L’articulation de la cuisse droite a son plan de llexion tourné de 5o° à droite par rapport au bassin (c. d. 1 = 5o° a ; c. d. II = o) ; et il y a flexion de 5o° (c. d. = 5o°).

MESURE DE LA MEMOIRE 89

L’articulation du genou est tournée de io° à droite (jf. d. = io° a) et la jambe est fléchie de 4o° (/. d. — 4o°). Le pied qui a le même plan de llexion que la jambe (p. d. I = o) est fléchi de i5° (p.d. = i5 °a).

On peut à volonté reproduire ces positions moyennement complexes.

On place le modèle sur son pied dans une des positions choisies, le pied posé lui-même sur une surface mobile, qu’on puisse faire tourner.

On met le sujet à l’optimum visuel.

Le modèle est caché par un écran que tient l’expérimentateur, muni d’un chronomètre.

Le sujet étant averti de faire attention, l'expérimentateur abaisse l’écran et laisse ainsi voir le modèle tourné de face, il met alors en mouvement la surface tournante, située à une hauteur telle que l’œil du sujet soit sur un plan horizontal avec le milieu de l’articulation thoracique du modèle articulé; le tour, pourra être effectué en une dizaine de secondes, et, 2 ou 3 secondes après le. retour à la position initiale, on cache le modèle avec l’écran.

On remet alors au o toutes les graduations des articulations, et on demande, au bout de l’intervalle habituel, au sujet, de redonner au modèle la position qu’il lui a été donné de constater.

Le sujet étant satisfait de la position reproduite, ou ne croyant pas pouvoir mieux faire, on mesure la position reproduite en établissant sa formule ; on compare chiffre à chiffre avec la position présentée, et l'on calcule les différences. On obtient un total d’erreurs, dont l’inverse indique la précision de la mémoire.

Lorsqu’on fait appel à des attitudes expressives d’actes (ce qui facilite la mémoire par la synthèse que le sujet peut réaliser), on pourrait, comme toutes les articulations ne concourent pas également à l’expression du modèle, établir, pour chaque position, des coefficients multiplicatifs d’erreur attribués à chaque articulation, allant de i à 3 par exemple suivant l’importance de l’articulation dans l’expression de l’attitude.

Lorsque l’on ne fait appel, en revanche, qu’à des attitudes très simples, où n’entrent en jeu que très peu d’articulations, on peut employer la méthode de reconnaissance : on donne au segment somatique une série de positions successives jusqu’à ce que le sujet en reconnaisse une comme identique à la position présentée ; on procède ainsi pour les diverses articulations en jeu, et on mesure les erreurs de la même façon que précédemment.

IV. Physionomies et scènes complexes. — Cette mémoire est particulièrement difficile à étudier.

On ne peut obtenir, ni par la photographie, ni même par le dessin, des séries avec des modifications progressives susceptibles d’être soumises à des formules de mesure.

L’appréciation vague est, bien entendu, éliminée a priori. Et la méthode de reproduction ne peut s’employer, étant donné que des aptitudes au dessin ne se rencontrent pas chez tous les sujets à étudier, tant s’en faut, et serait même entachée toujours du vice inhérent à une reproduction plus ou moins inhabile.

Il semblerait donc qu’il faille renoncer à la mesure en ces matières.

MESURE DE LA MÉMOIRE

Nous avons cru pouvoir tourner la dilïiculté en établissant des séries de dessins divers assez complexes, représentant des jeux de physionomie, des paysages, des scènes de personnages, etc.

Chaque dessin est cliché deux fois. Il y a donc deux exemplaires de chaque dessin.

Mais, avant de les clichcr pour la deuxième fois, on modifie un certain nombre des dessins, en proportion définie, les autres restant tels quels1.

Ces modifications seront d’ordre divers, les unes considérables, d’autres moyennes, d’autres très minimes.

On présentera au sujet, en 3 séries successives de 12 couples, les dessins proposés, en premier lieu le dessin considéré comme type (5 secondes), et, un certain intervalle de temps après, la reproduction modifiée ou non ; on demande au sujet d’indiquer chaque fois si le dessin est modifié et où se trouve la modification.

Dans chaque série de 1 2 couples où l’on présentera des physionomies, des scènes ordinaires ou dramatiques, des paysages, on aura 3 couples sans modification, 3 avec modification minime, 3 avec modification moyenne et 3 avec modification importante.

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