‹ Technique de psychologie expérimentale (volume 2)Chapitre 62 sur 93 · Voir p · texte numérisé non relu

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réalisation de l’inliibition ; enfin le troisième signal inscrira toujours le temps.

On pourra provoquer l’arrêt un temps donné après le commencement de l'acte, soit qu’on détermine approximativement ce temps en regardant l’aiguille d’un chronomètre, ce qui sullit dans la plupart des cas, soit qu’on assure par un mécanisme automatique une régularité parfaite.

Le mécanisme utilisé consistera en un contact assuré par l’aiguille d’une pendule ou d’un chronomètre, aiguille marquant les minutes (faisant le tour du cadran en une heure) pour les temps longs, ou marquant les secondes (faisant le tour du cadran en une minute) pour les temps courts. On peut encore avoir, sur le chariot qui supporte les signaux électriques, et qui se déplace progressivement, pendant l’expérience, soit par le mouvement du cylindre, soit par un mouvement autonome ', un plume métallique en rapport avec une pile du circuit avertisseur ; il sullit alors de découper en un point du cylindre le papier qui le recouvre, et de mettre en rapport l’au-

i. Le déplacement du chariot est particulièrement nécessaire ■quand on dispose d’un cylindre simple, car il faut avoir des vitesses assez rapides pour compter le centième de seconde (i tour en 5 à 0 secondes, io secondes au maximum). Mais on peut employer un dispositif d’enregistrement plus commode en plaçant un cylindre non moteur sur un ave à une (fcrtainc distance du cylindre mis en marche par un mouvement, et en montant le papier destiné à être noirci sur les deux cylindres: on a ainsi une longueur d’inscription qui peut être considérable et dépend de l’écartement des deux cylindres ; si les cylindres sont écartés de i mètre on peut avoir environ 2m,5o au lieu de 6o centimètres au maximum quand on utilise un cvlindrc «unique.

Ire pile du circuit avertisseur avec le bâti métallique du cylindre, pour que, au passage de la plume sur la fenêtre découpée, lecontact des métaux de la plume et du cylindre ferme le circuit avertisseur. En réglant la distance de la plume métallique et de la fenêtre au moment du départ, on peut régler le temps au bout duquel l’avertissement de cesser se fera entendre.

On pourrait d’ailleurs faire donner aussi automatiquement le signal de départ par un des procédés susindiqués, afin que l’intervalle entre les signaux de début et de clôture fut parfaitement défini.

11 reste cependant dans le cas d’un acte nettement discontinu, comme le tapotement rapide sur une ciel de Morse, une assez grave cause d’erreur : suivant que le signal d’arrêt tombera au moment où le sujet vient de frapper ou bien au moment où il va frapper, une inhibition également rapide pourrait paraître très inégale: dans le premier cas, elle pourrait empêcher le choc suivant, dans le second elle ne le pourrait pas^ et l’arrêt paraîtrait presque instantané dans un cas, et d’une longueur très appréciable dans l’autre. Aussi faut-il éviter cette ditliculté en faisant tomber le signal à un stade bien défini de l’acte du sujet ; on le pourra en intercalant la clef de Morse frappée par le sujet sur le circuit avertisseur, rompu d’autre part en un autre point, soit par un commutateur ou une clef de Morse à la disposition de l’expérimentateur, soit par le chronomètre à contacts ou le cylindre et la plume métallique. Dès lors, pour qu’il y ait signal d’arrêt, il faut une première fermeture de circuit, réalisée par l’expérimentateur ou par le dispositif automatique au

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bout d’un temps donné (le contact de fermeture durant au moins un cinquième de seconde), et d’autre part une deuxième fermeture assurée à son insu par le sujet lui-même et frappant sur sa clef de Morse. Ainsi le signal tombe toujours au même stade, celui du choc sur la clef.

La mesure du temps d’arrêt sera alors comparable chez les divers sujets, l’unité de temps étant comparée à la durée du cboc. Avec l’inscription des vibrations vocales, la mesure sera plus fine et n’exigera pas en général le dispositif précédent, qui serait également adaptable à la clef vocale.

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