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LA DÉTERMINATION DU TYPE INDIVIDUEL

en particulier sur les sentiments intellectuels qui ne relèvent pas plus de la psychologie physiologique actuelle que de la psychologie proprement expérimentale.

On accordera une grande attention aux tendances , impulsions à agir d’origine automatique ou affective, et qui sont à la base d’un grand nombre d’actes et de l’allure générale de la conduite des différents individus.

Enfin on examinera surtout la conduction, la maîtrise que peuvent présenter les personnes étudiées, dans les conditions normales, spontanément : soit pour agir, entreprendre un acte, se mettre au travail, prendre une résolution, etc.; soit pour cesser d’agir, interrompre une action commencée, changer départi lorsque les circonstances paraissent l’imposer, inhiber telle ou telle tendance, etc. C’est là, en effet, que réside, pour une bonne part, la raison du succès social d’après lequel on juge en général de ce qu’on appelle d’un mot vague et inexact 1’ « intelligence ».

Ce mot pourrait être réservé pour les processus logiques au point de vue desquels le classement des individus suivra le sens général de l’évolution mentale dans les sociétés humaines, bien qu’au point de vue biologique, l’intelligence soit conçue comme la faculté d’adaptation aux circonstances nouvelles, notion qui pourrait d’ailleurs se ramener à la conception sociologique que nous proposons.

La connaissance de ces éléments ou de ces aspects du mécanisme mental complexe est en effet nécessaire pour la spécification du caractère, et par conséquent pour la détermination complète d’un type individuel.

Nous ne pouvons dans ce volume entrer plus en détails dans ce gros problème du rôle de l’observa-

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tion en psychologie, et des moyens de la rendre plus précise, en particulier au moyen de tableaux, de questionnaires systématiques à l’usage de l’observateur et destinés à lui permettre de ne rien oublier d’important ; c’est là un sujet digne d’une sorte de technique aussi, consacrée à la psychologie d’observation et qui continuerait celle-ci.

Nous nous sommes bornés ici à examiner la véritable technique de la psychologie expérimentale, en laissant de côté la technique psycho-physiologique, et c’était déjà une tâche assez vaste.

Cette technique, établie pour des sujets normaux, pourra être facilement simplifiée et adaptée aux individus anormaux pour lesquels le classement est susceptible d’être analogue aux classements normaux.

D’autre part les tâtonnements expérimentaux permettront progressivement de déterminer les expériences les plus propres à mettre en évidence telle corrélation générale, et à permettre le classement des individus à un point de vue déterminé : mais d une façon générale nous n’avons indiqué que peu d’expériences, relativement, à peu près toutes destinées à faire connaître un processus particulier.

On pardonnera à notre effort les lacunes qui doivent encore persister et que nous tâcherons de combler à l’avenir dans la mesure du possible, sachant que, dans une science, c’est la technique qui évolue le plus rapidement, profitant de l’évolution des sciences voisines, et que c’est souvent les progrès de la technique qui précèdent et permettent les progrès de la théorie, les progrès de la science.

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