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LA DÉTERMINATION DU TYPE INDIVIDUEL

même imbéciles, ou avec des individus appartenant à des peuplades de races très inférieures, ou enfin avec de jeunes enfants ; dans tous les cas l’espèce humaine peut-être objet de recherches expérimentales tout comme les diverses espèces animales.

Mais l’expérimentation, ainsi conçue, diffère cependant encore de celle que nous avons décrite dans ce livre, en ce qu’elle n’est malgré tout guère compatible avec de véritables mesures ; elle se rapproche de la simple observation passive en ce que l'on ne peut qu’apprécier et décrire les phénomènes objectifs constatés, sans pouvoir les enregistrer, sans pouvoir même les comparer entre eux d’après des expressions numériques. Les réactions peuvent être notées comme présentes ou absentes, et appréciées comme plus ou moins fortes ou plus ou moins faibles : il y a toujours un coefficient subjectif d’appréciation qui peut varier avec l’individu qui apprécie ; on n'a plus la garantie d'une règle stable, ce qui ne veut pas dire cependant qu’on ne puisse encore atteindre un certain degré d’exactitude ou même de précision.

Les qualités d'observation sont nécessaires, nous l’avons dit, pour l'art d’appliquer la technique expérimentale ; il n’y a donc pas de fossé entre l’expérimentateur et l’observateur : un bon psychologue doit être l’un et l’autre, mais, si l’on peut être bon observateur sans être bon expérimenlaleur, l’inverse n’esl certes point vrai, et, au cours d’une expérimentation suivie, on doit s’attacher à poursuivre des observations fécondes sur ses sujets, sur leur manière d’être et d’agir, sur leur comportement en toutes circonstances.

Et d’habiles questions, ne suscitant pas la défiance et n éveillant pas la suggestibilité, peuvent fournir des renseignements précieux sur la mentalité des sujets que l’on étudie.

Dans le domaine encore assez vaste qui s’ouvre à l’observation, et qui comprend pour une large part l’étude des aliénés, on peut déterminer bien des particularités individuelles, comme l’audition comparée ou les autres synopsies, l’existence d’une schématisation, d’un symbolisme visuel tel que certains esprits en présentent spontanément, la nature et la vivacité d< > u\es, I existence d hallucinations hypnas,oe-iaues ou hypnopompiqucs, etc. °

On peut analyser à l’occasion la manière dont des individus cultivés se livrent au travail intellectuel, leurs habitudes lorsqu’ils composent, lorsqu’ils écrivent, les conditions les plus favorables à l’exercice de leur pensée, le caractère électif de leurs associations et de leurs synthèses dans l’œuvre de la création etc., etc.

Enfin il existe quatre champs, dont l’importance est plus ou moins considérable, et qui concernent tous les esprits :

On étudiera Y acquis des divers individus : ce qu’ils savent, ce qu ils possèdent c’est-à-dire ce qu’ils sont capables d’évoquer et d’utiliser parmi les souvenirs qui lepiesentent le résultat de leur éducation, donnée sociale d’une importance qu’on ne peut négliger, bien que le système actuel de nos examens tende toujours, ce que nous avons combattu, à lui donner une place trop exclusive.

On fera quelques recherches sur les sentiments et

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