I. — Le laboratoire
On a souvent critiqué l’usage de locaux spéciaux
INTRODUCTION
pour des recherches psychologiques et signalé le caractère artificiel de la « psychologie de laboratoire ». Les critiques seraient valables dans la mesure où Ton prétendrait épuiser le domaine psychologique avec nos méthodes expérimentales techniques, mais nous venons de signaler que nous n’avions pas cette prétention. Evidemment le lait d’être dans un laboratoire constitue pour le sujet une mentalité spéciale ; mais il y a une mentalité adaptée à chaque milieu, et, si on ne prétend pas que la mentalité étudiée constitue toute la mentalité possible d’un individu, cette étude est légitime, car il y a une parenté entre les diverses mentalités individuelles, et la comparaison des individus pris dans les mêmes conditions est valable et Importante ; mais elle n’est pas sulTisantc encore une Ibis pour la détermination du caractère individuel. Un très grand nombre de déterminations psychologiques relèvent des méthodes de laboratoire et d’elles seules, un certain nombre peuvent être elïectuées dans des locaux à peu près quelconques. Lout dépend de la plus ou moins grande nécessité d’appareils complexes et de conditions uniformes.
Certaines mesures exigent même une adaptation toute spéciale. C’est ainsi ([ue, pour les mesures correctes d’audition, il faudrait pouvoir dls[)oser d’une ])ièce parfaitement soustraite aux bruits du dehors, et silencieuse par elle-même, c’est-à-dire [)ro])re à étoutTer rapidement les sons : des doubles [)arois, l’emploi du liège, le feutrage du plancher et des murs, permettent d’atteindre à ce desideratum, celui, en somme, d’une grande cabine téléphonique. Pour
la vision, il faut une chambre noire où robscurité soit parfaite, et des pièces où la lumière du jour puisse pénétrer par de grandes ouvertures, avec réglage possible de l’intensité de la lumière à l’intérieur au moyen d’un jeu de rideaux minces superposables, formant un écran réducteur.
L’énergie électrique est indispensable à un très grand nombre de recherches, soit en faible quantité, comme pour l’usage de chronoscopes, et alors des piles ou des acc'umulaleurs jieuvent sulLire, soit en quanti té plus considérable (éclairage, force pour la rotation des disipies, etc.), et alors on doit faire appel au courant d’une machine électrique, ou d’une batterie d’une cinquantaine d’accumulateurs.
Il est évidemment inutile d’entrer dans les détails, nécessairement contingents, d’installation du laboratoire, et d’insister sur la nécessité d’avoir des vitrines pour protéger les appareils, des supports nombreux de hauteur variable, des tables bien d’aplomb, des sièges divers pour l’installation commode du sujet, des dispositifs fixes pour les expériences fréquentes, etc., etc.
Peut-être n’est-il ])as mauvais cependant de rappeler c[ue les laboratoires d’expériences doivent être simples, nus, afin d’éviter de donner aux sujets des distractions perturbatrices ; si l’on veut faire un musée, que ce soit dans une pièce spéciale, et non dans les locaux consacrés aux recherches.
Il existe à l’heure actuelle, en Allemagne et surtout en Amérique, un grand nombre de laboratoires d’Universilé qui sont fort bien installés.
Le laboratoire de l’L niversité 1 bu vard, à Boston,
INTRODUCTION
comprend vingt-trois pièces, dont cinq chambres noires, une chambre silencieuse, cinq pièces consa-
Chambre / noire et silencieuse
Fumoir
Chambre noire
Antichambre
Accu.
Musée
Hehoslat
ÇB/pparai/s de démonstration
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Corridor
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Photographie
Laboratoire x Appariteur •“ , Pe ^
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Corridor
Laboratoire
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recherches
Salle
Cabinet du
Professeur
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Audition
bout
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