‹ Technique de psychologie expérimentaleChapitre 27 sur 89 · I. De a/y'at;, position d’un meinbro, attitude segmentaire · texte numérisé non relu

I. De a/y'at;, position d’un meinbro, attitude segmentaire

timèlres permettant de connaître celte hauteur. Le pied peut être déplacé sur un lapis circulaire de

linoléum portant marqués à sa surface un cercle central et une série de rayons séparés par des intervalles de lü'*: aux extrémités de ces rayons sont inscrites les divisions de la circonférence de o" à i8o" d’un coté et de l’autre.

Le bras étant placé dans une position donnée, la main reposant sur le support convenablement inclinée pour (pi’elle soit en ligne droite avec l’axe du bras tendu, la position peut être repérée en bauteur et en distance angulaire par rapport au plan perpendiculaire à la ligne inter-oculaire. Cette position devra être retrouvée par le sujet, ou pourra être comparée par lui à des positions voisines.

Technique. — Le sujet

F.(i. ,4. -Scl.ési-estlicsimètre cst placé les pieds en équerre (le Toui.ousk et PiKBON. sur la région circulaire centrale du tapis de telle sorte que le plan de symétrie du corps passe par le diamètre o”-i8o", le regard étant dirigé vers le o". On

MESURE DES SENSATIONS SOüS-CUTANÉES

détermine la hauteur du plan horizontal du hras droit en plaçant le support sous la main lorsque le bras est ainsi tenu horizontal et dirigé vers le rayon de 90", et l’on mesure la longueur du hras depuis l’épaule jusqu’à l’articulation du médius, et l’on calcule à quelle valeur angulaire correspond un centimètre de circonférence ayant la longueur mesurée du hras pour rayon.

L’on détermine une ou [)hisleurs positions types du hras ; on peut par exemple choisir les trois positions suivantes, le hras sera placé à 5'’ et 3o” au-dessus, et 3o" au-dessous du plan d’horizontalité ; et à 5" et 45" en avant, et 3o" en arrière du plan latéral du corps.

On peut, soit comhlner ces positions, soit, ce qui est préférable, les isoler, et réaliser les trois premières le bras restant dans le plan latéral, les trois autres, le bras restant horizontal.

On place alors le pied sur le tapis de telle sorte que l’index inférieur rej)ose sur le rayon correspondant à la distance angulaire choisie, sur le rayon de qc/’ si l’on veut le placer dans le plan de latéralité du corps.

On élève le support jusqu’à la hauteur choisie, à autant de centimètres en dessus ou en dessous de la hauteur du plan d’horizontalité du hras, préalablement déterminé, (pi’ll est nécessaire j)onr obtenir la hauteur angulaire choisie, 5" ou 3o" au-dessus, ou 3o" au-dessous du plan, d’après les calculs cU'ectiiés en partant de la longueur du hras : Le point extrême de la mesure de cette dernière longueur, c’est-àdire celui qui correspond à l’articulation du médius.

doit être situé juste sur le centre de la surface circulaire du support ; le support est Incliné de telle sorte que la main soit exactement dans le prolongement du bras tendu, et fixé dans cette position par la vis de serrage.

La position-test étant ainsi bien définie, on place le bras, la main reposant sur le support, et on le laisse 5 secondes ; on le retire, et, suivant fexpérience, on déplace le pied sur le tapis, ou on change la bailleur du support d’une valeur très faible (i°) ; et ceci devant être fait très rapidement, on replace le bras dans la position nouvelle, et on l’y laisse le même temps.

On demande au sujet de dire quand il notera un changement de position et quand il pourra définir ce changement.

On recommence, après une ou deux minutes, à remettre le bras dans la première position, puis dans une nouvelle dilïérant de la précédente d’une valeur angulaire plus considérable, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’on détermine le seuil dilTérentiel de sensation (un changement noté) et le seuil de perception (définition exacte du changement survenu) lorsque les réponses sont constamment exactes, avec le contrôle habituel, qui consiste, assez fréquemment, à remettre les deux fois de suite le bras dans la même position.

G. — Sensations dynaniiqaes.

Les sensations qui renseignent sur l’étendue des mouvements, des déplacements, peuvent être étudiées

de plusieurs manières ; mais en aucun cas on ne doit faire appel'à des mouvements volontaires libres (jui implicjuent un véritable complexus psycholo^nque dans lequel certains auteurs font encore intervenir des sensations d’innervation dont l’existence peul être considérée à l’heure actuelle comme hautement improbable.

I. Mouvements passifs. — Avec le schési-esthésimètre précédemment décrit, on peut étudier la sensibilité dilTérentielle pour les mouvements passifs d’articulation du poignet : La main étant placée dans la position habituelle sur le support, amené à la hauteur du plan d’horizontalité du hras étendu, on incline le support avec une vitesse constante (de do® par 5 secondes) d’une certaine valeur angulaire ; puis, après avoir remis la main horizontale, on recommence, au bout de 5 secondes avec la même vitesse, et l’on elTcctue un déplacement un [)cu plus ou un peu moins considérable ; on demande au sujet de prévenir lors([u’il perçoit une dilférence dans l’étendue des deux déplacements, et lorsqu’il peut définir quel est le déplacement le [)his grand. On [irocède ainsi par couples en augmentant progressivement la différence des deux dé[)lacemcnts jusqu’à obtenir les réponses constamment exactes déterminant le seuil de sensation (une dilférence notée) et le seuil de perce[)tion (détermination de la diiférence), avec l’épreuve habituelle consistant à effectuer deux fois de suite le même déplacement.

Dans ces expériences, il y a, en même tem[)s qu’un mouvement du poignet un léger mouvement de l’épaule, l’inclinaison du support produisant un léger

^baisseiiicnl ou ime légère élévation du bras, mais le inouvenient du poignet étant plus étendu et perçu avec plus de finesse, le mouvement de l’épaule est entièrement négligeable dans les conditions normales.

On ne peut, par cette méthode, déterminer la valeur du seuil absolu du sens kinésique du déplacement, parce (pi’il se produit toujours des sensations de pression dillérentes sur les dilTérentes réglons de la main et ces sensations Interviennent lie très bonne beure ; il intervient en outre des sensations cutanées de tiraillement et quelques auteurs pensent même (pie de telles sensations doivent jouer un nMe important dans les perceptions diirérentielles.

On ne [leut non [)lus déterminer les seuils diflerentlels pour la perce[)tion de la vitesse des déplacements, car la réalisation pratique des vitesses progressivement augmentées et toujours régulières serait très difficile et impliquerait des dispositifs fort compliqués : Cette détermination peut se faire avec un chariot automoteur utilisé avec les cylindres, en méthode gra[)bique, dillérentes vitesses pouvant être réalisées [lar des inclinaisons d’ailettes surmontant le moteur ou avec un cbarlut entraîné par le mouvement du cylindre; ces vitesses étant préalablement déterminées, on peut faire des séries de couples de déplacements de même étendue avec des vitesses dilférentes, la dilTérence, d’abord minime, croissant progressivement jusqu’à détermination des seuils, avec des épreuves de suggestibilité de temps à autre, consistant à etfectuer les deux déplacements successifs du couple avec la même vitesse.

Le sujet tient le pied du support dans sa main, le coude reposant sur la table.

Le déplacement du chariot ne se faisant pas en arc <le cercle, le mouvement du bras du sujet ne doit pas

l'iG. i5. — (jliai’iot inù par transmission.

ctre étendu afin tpie Tare jtuisse être pratiquement confondu avec sa corde.

Un ap[)areil evcellent [tour une telle mesure est celui qui a été Imaf^iné par ln:uRA.

Le coude repose sur Pextrémité d’un levier li\é à un axe monté sur sup[)orts, avec contrepoids [tour que le levier soit é([uilibré en toute [xtsition. Un index se déplaçant devant un cadran [termet de mesurer la grandeur angulaire des dé[tlaceme[its du levier sur le([uel repose l’avant-bras, la main tenant

line branche qu’on peut fixer, suivant la longueur de l’avant-bras, plus ou moins loin de l’extrémité.

En mettant en connexion l’arc de rotation du levier avec un moteur électrique au moyen d’engrenages réducteurs de vitesse, on arrive à imprimer au levier et au bras des vitesses variables de déplacement, qui peuvent être connues en appliquant au moteur un appareil compteur de tours*.

l'in engrenant et désengrenant au bout d’un temps donné, ou en plaçant un butoir pour arrêter le mouvement en un point donné, on peut elTectuer des déplacements d’étendue angulaire connue.

11. Mouvements actifs. — Les mouvements actifs sont étudiés en faisant effectuer un déplacement par le sujet à un corps mobile dont le parcours est limité. On a employé dans ce but des planchettes évidées, dans lesquelles on peut introduire un crayon qui en suit le contour. Avec cette méthode, on peut chercher à déterminer le seuil de dilTérenciation des formes : en faisant suivre les contours d’un cercle qui par aplatissement devient ellipsoïdal, on peut déterminer quel est le plus faible aplatissement susceptible d’être perçu.

Pour le seuil de dillérenciation des simples amplitudes, on peut employer le support du chariot utilisé en méthode graphique en supprimant l’engrenage du support avec la vis sans fin destinée à le faire mouvoir automatiquement ; et, en le plaçant à une extrémité, on peut le faire déplacer dans un sens donné, par exemple de gauche à droite, par le sujet,

Page 1