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MESURE DES SENSATIONS SOUS- CUTANEES Ijl
qui le prend à pleine main. L’étendue du parcours est déterminée par une cale que l’on place à distance voulue, mesurée en centimètres au moyen d’une règle graduée que l’on assujettit à la base du chariot.
Dès que le sujet a déplacé jusqu’à la cale le svq)port mobile, on le lui fait làchei’, on le ramène, on déplace la cale pour allonger ou raccourcir le parcours, et on fait reprendre le support au sujet qui le déplace à nouveau et doit dire s’il perçoit une différence dans l’étendue des deux déplacements et s’il peut dire quel a été le déplacement le plus considérable. Entre deux déplacements de chaque couple le temps devra être très court, 5 secondes au maximum. Entre deux couples on laissera s’écouler une minute pour éviter la fatigue. De temps à autre on fera, comme épreuve, eflectuer deux déplacements de même étendue.
Pour plus de précision, les déplacements devront être évalués en angles. L’avant-bras étant Immobile, le coude reposant sur la table, le rayon de la circonférence sera mesurée du centre au support tenu par la main ; à partir de ce rayon, multiplié par n-, c’est-à-dire par 6,28, on détermine le nombre de centimètres correspondant à SGo", et on tire de suite la valeur angulaire de chaque centimètre de déplacement. Les vitesses, dans l’expérience [)récédente, indiquée avec le même appareil, devraient aussi être évaluées par ra[)port à des déplacements angulaires.
Les mesures s’elTectueront avec plus de précision avec l’appareil de Leuba ci-dessus décrit, et où les mouvements sont toujours des déplacements angu-
laires et peuvent affecter une grande étendue. Un dispositif annexe très important permet d’apprécier exactement la vitesse du mouvement actif à chaque instant et sa durée totale, donnée très importante, car Leura a justement établi le rôle de la durée du mouvement, qui est le facteur principal de l’appréciation subjective de son étendue. A l’axe de rotation sont fixées des roues à contacts électriques équidistants et pouvant inscrire avec les signaux de Desprez les moments exacts de })assage pour les diverses valeurs angulaires successives. En enregistrant le temps simultanément en centièmes de seconde, on connaît la vitesse à chaque instant par la durée de chaque déplacement angulaire et la vitesse moyenne par la durée totale.
On pourrait avoir un dispositif analogue avec le déplacement du chariot, en disposant des contacts ■équidistants que le chariot fermerait au passage avec un frotteur métallique. Mais cette dernière méthode est très imparfaite par ra[)port à l’autre, qui a le seul inconvénient d’exiger un appareil spécial.