SAVEURS-ODEURS
Eau de Heurs d’oranger.
dof®
— laurier-cerise. .
Essence d'anis. .
0 o-ttes ^ D
— de mentlie..
- d’ail. . . .
Camphre à i p*" i 000. .
\ inaigre
Sull'alc de fer à i p''200.
Rlium
Huile
SENSIUII.ITK TAGI'Il.i
Eau distillée.
Toulous«î, 2® édit.
dissoudre dans i 000 centimètres cubes d’eau distillée. On obtiendra ainsi une solution décinormale d’acide citrique (qui n’est soluble qu’à i pour 100), une normale de saccharose, et une normale du sel de quinine (soluble à 100 pour 100). De cette solution, considérée comme solution mère, on prendra i, puis 2, 3, 4 centimètres cubes, etc. qu’on mettra dans une éprouvette, et on complétera à 10 centimètres cubes. On aura ainsi une solution au dixième, une solution décinormale, quand on part de la solution normale, et on en remplira le flacon destiné à la recevoir ; on en prélèvera «,2,3 centimètres cubes, etc. pour remettre dans l’éprouvette rincée à l’eau distillée, puis avec i ou 2 centimètres cubes de la solution qu’on y va placer, et jiorter à 10 centimètres cubes.
On a ainsi une nouvelle série de solutions et l’on n’a qu’à procéder de même pour la suivante.
Dans le chlorure de sodium, on établit une solution mère normale à raison de pour i 000. A
partir de cette solution mère, on fait une série de solutions au dixième normale, en mettant i centimètre cube dans une éprouvette et en portant à 10 centimètres cubes, puis 2 et en portant au même volume; on atteint les concentrations à i, 2, 3... dixième normale.
Pour la série au centième normale, on procède de même en partant de la solution précédente au dixième normale. Et on continue pour les séries suivantes.
On rin ce chaque fois ses éprouvettes d’abord avec de l’eau distillée, puis avec une petite quantité de la solution qu’on y va déposer, afin d’éviter toute con-
MESURE DES SENSATIONS DU GOUT ET DE u’ODORAT QQ
centration ou dilution, qui serait à craindre surtout dans l’emploi des petits volumes.
Techniijiie. — Le sujet est assis confortablement, la tête appuyée ; on le prévient de ce qu’on va lui demander, par des paroles analogues aux suivantes si l’on veut étudier la sensibilité gustative globale : a Lorsque je vous le dirai, vous sortirez votre langue le plus possible et je déposerai sur elle une goutte de liquide. Puis, vous la rentrerez dès que je vous le dirai et vous l'appuierez contre le palais en faisant des mouvements pour bien sentir le goût du liquide. Vous direz ensuite, en vous laissant aller à vos impressions, ce que vous sentez. Si vous ne sentez aucun goût, vous direz : rien. Si vous sentez un goût sans pouvoir le déterminer, vous direz : Un goût. Enfin si vous reconnaissez un goût, vous le nommerez.
« Je vous préviens que je vous ferai goûter des saveurs différentes, plus ou moins fortes, et parfois aussi de l'eau pure sans aucun goût. »
On a fait cbaullér la cuve qui contient tous les dacons dans un bain-marie à 38" ou dans l’étuve sècbe, température telle cpi’avec le léger refroidissement consécutif, on atteigne de très près la température normale de la bouebe.
On saura que la tem{)érature des solutions est convenalde lorsqu’une goutte d’eau distillée n’éveillera aucune perception tbermicpie.
On prend du liquide dans le comjite-gouttes d’un flacon contenant une solution très faible et on laisse tomber de i centimètre de liant (vitesse pratiquement nulle), la goutte qui [)end. Au signal : Attention ! le sujet tire la langue et l’on dépose la goutte.
Oh peut, soit essuyer la goutte au bout de 3 secondes et demander une réponse du sujet par un signe de la main pour déterminer s’il a perçu ou non un goût sur la région explorée, le sommet du V lingual par exemple, ou bien on lui permet, comme cela est impliqué par les paroles ci-dessus, de rentrer la langue et de goûter par appplication contre le palais où la sensibilité est ])lus fine, et l’on détermine alors un seuil gustatif global.
. On peut en outre, avec le [iremier procédé, déterminer la sensibilité de régions délimitées, correspondant à la surface d’étalement des gouttes, c’est-à-dire à des cercles d’environ 5 millimètres de diamètre.
I.e sujet doit alors tenir la langue Immobile (qu’on maintient, au besoin, la main enveloppée d’un linge) ; la tête du sujet est tenue, en arrière, par un appareil à fixer la tête. Il faut prendre garde de déposer la goutte à l’endroit voulu sans la faire toucber d’autres parties, ni provoquer ailleuis d’autres sensations de contact, et la langue devra être essuyée chaque fois de manière à être bien sèche, pour éviter la diffusion des gouttes.
fintre chaque excitation sapide, le sujet doit se rincer la bouche avec 5 centimètres cubes d’eau distillée à 38'*, ce qui nécessite un intervalle de repos de 1 minute (saveurs sucrées, salées, acides). Toutefois, pour les saveurs amères, il faut prolonger le repos jusqu’à 5 minutes ou même plus si les solutions sont très concentrées, car les sensations sont alors très persistantes.
Comme dans toutes les mesures précédentes, on passe des solutions les plus faibles à des solutions
MESURE DES SENSATIONS DU GOUT ET DE l’odORVT IOI
progressivement plus fortes, jusqu’à ce qu’on obtienne les réponses exactes caractéristiques du seuil de sensation (un goût signalé) et du seuil de [)crce[)tion (un goût nommé), avec, assez fréquemment, l’épreuve de contrôle consistanl à déposer une goutte d’eau distillée.
Pour déterminer la tO[)ograpliie gustative exacte pour chacune des quatre sensations fondamentales, on pourra, pour ex[)lorerdes points de petit diamètre ou des régions profondes, employer la méthode du pinceau Imhihé porté au contact de la muqueuse, mais avec le procédé de Van IIiervliet, consistant à imbiber un pinceau avec une goutte de la solution à concentration choisie, le contrôle, particulièrement nécessaire à cause des sensations tactiles, s’elfectuant en imbibant un pinceau avec une goutte d’eau distll-