Sensations oli actives
La méthode que nous proposons pour la mesure de la sensibilité olfactive est basée, comme dans la méthode précédente, sur l’enqiloi de solutions aqueuses de titres définis, cette méthode des solutions ayant été employée déjà par rSiciiOES et Bailev, Lomrroso et Ottolengiii, mais étant souvent délaissée jioiir celle de Zwaardemaker qui est à coup sûr Ingénieuse et commode.
L’ « olfactomètre » de Zwaardemareu comprend, comme on le sait, un tube de substance odorante cpii peut être découvert sur une plus ou moins grande longueur par un autre tube de verre qui l’enveloppe
Le tul^e odorant est un cylindre en porcelaine poreuse qu’on Imbibe d’une essence ou d’une solution odorante. L’air passe à travers le tube odorant et est aspiré par la narine du sujet à l’extrémité d’un tube Inodore qui prolonge le premier et traverse un écran protecteur contre les émanations odorantes extérieures pouvant provenir du tube. La sensibilité se trouve mesurée par le nombre de centimètres dont doit être
découvert le tube odorant pour que l’air, se chargeant des émanations, provoque une sensation ; l’Intensité de l’odeur est considérée comme proportionnelle à la surface des tubes découverts, où est susceptible de s’évaporer l’émanation odorante.
L’olfactomètrede Char-
Fig. i8. — Olfactomètre (le LES IIeXRY vlse à pluS de ZWAA,DEMV„„. précision ; on introduit
dans un récipient de verre quelques gouttes d’une essence ou d’une solution odorante, et l’on reçoit l’odeur par un tube de verre glissant à l’Intérieur d’un tube de papier bouché à la partie Inférieure et plongeant dans le récipient ; on détermine de combien 11 faut soulever le tube de verre, et par conséquent découvrir le tube de papier à travers lequel l’odeur dllTusera et passera dans le tube de verre, pour obtenir une sensation. En connaissant letemps de soulèvement, la surface de papier découverte (avec cette difficulté que le papier n’est pas un
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corps déünl), et le coelTicient d’évaporation du corps odorant dans runité de temps, déterminé au pèsevapeur, on peut connaître le poids de substance évaporée qui a passé dans l’appareil et qui a été reçu dans la narine.
Mais l’emploi du pèse-vapeur est délicat et les données qu’il fournit ne sont pas d’une sulTisante précision pour qu’on puisse admettre avec certitude les poids ainsi calculés.
Avec notre méthode, l’acuité de la sensibilité olfactive est mesurée, dans une atmos[)hère inodore et calme, à la température de ib", par le titre de la plus faible solution d’un volume de i5 centimètres cubes d’eau camphrée, contenue dans un tube de verre, ayant un diamètre intérieur de o"',o2 et une hauteur intérieure de o"',o6, bouché à l’émeri sur une longueur intérieure de ,
qui est présenté, en dehors de la Mie du sujet, durant d secondes et au cours d’une as[)lration d’une amplitude moyenne,* de telle façon que l’ouverturedu tube touche les narines et donne une sensation (impression olfactive indéterminée) ou une perception (reconnaissance du camphre) ; la présentation d’un tube rempli d’eau distillée provofjuant une eN[)érience négative de contrôle.
i:. K). — Ollactoiiiètre (le ('.h.
IIkmiy.
Iü4 TFXIINIQUE DE PSYCHOLOGIE EXPERIMENTALE
On peut en outre apprécier la perceptibilité des odeurs (pouvoir de reconnaissance) d’après le nombre de solutions ou mélanges acjneux, à des titres déterminés, de corps odorants familiers (buile d’olive, €au de Heur d’oranger, eau de laurier-cerise, eau de violette, eau de rose, eau d’anis, eau de mentbe, eau d’ail, eau cam[)brée, vinaigre) qui sont reconnus par le sujet. On em[)loie, pour les essences et à des titres fort au-dessus du minimum perceptible, des mélanges aipieux et non des solutions alcooii([ues, afin d’éviter l’odeur gênante de l’alcool ; dans ce cas, l’eau agit mécaniquement en divisant les particules des essences, dont l’excitation à l’état pur serait trop intense.
Enlinon peut mesurer comparativement l’acuité de la sensibilité non olfactive de la muqueuse pituitaire.
Fi(i. 20. — Sn|)[)ort de rosini-estliésiinètre de Toui.ocse et Vaschide.
par le titre de la [)Ius faible solution d’ammoniaque à 27", ou d’étber, déterminant une sensation ou une perception.
L’osmi-estliésimètre de Toulouse et Vaschide, adapté à cette méthode, comprend une série de 54 llacons répondant rigoureusement aux dimensions -ci-dessus indiquées (cylindres de 6 centimètres de
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hauteur itilérieure et 2 ceulimèlrcs de diaiuèlre intérieur, avec bouchon à rérneri pénétrant de I centimètre) et contenus dans deux supports de cuivre placés dans une boîte de bois. L’un des supports contient les 10 flacons à odeurs diverses. L’autre contient la série des flacons de solutions de camphre, et ceux d’eau éthérée et ammoniacale.
Voici, en tableaux, les renseignements sur la boîte de rosml-esthésimètre et les symboles employés pour désigner les difTérentes solutions :
Flacon de l’o s m i-e stliésinièlre.