‹ Technique de psychologie expérimentaleChapitre 33 sur 89 · Vinaigre · texte numérisé non relu

Vinaigre

I OO OOO

SK.NSIIill.ri'É T.VCTll.l-;

Eau éihérée.

I OOO

Ether pur.

lOOOO

Eau ammoniacale.

10 OOO

I OOO

A. 5, Ammonia([ue à 22°.

I OOO

lOo'

Camphre pur,

Eau pure.

I. A I poui’ loo el I pour lo, la saturation étant dépassée, il y a un dépôt de camphre au ioud du tlacon ; aussi n’y a-t-il pas lieu de taire une différence entre ces deux llacons.

MESURE DES SENSATIONS DU GOUT ET DE u’ODORAT IO7

Les solutions sont décimales, et comprennent des séries divisionnaires.

Pour la préparation des solutions, on élablit une solution mère au millième en mettant un gramme de camphre dans i kilogramme d’eau distillée; on garde la solution'dans une bouteille de la contenance d’un litre et hermétiquement bouchée à l’émeri. On la place à l’étuve à /|0", et l’on doit attendre plusieurs jours, en agitant fréquemment, pour que la solution soit complète. Les autres solutions sont facilement préparées à partir de celles-là par la méthode que nous avons indiquée pour les solutions gustatométriques. On doit placer exactement lô centimèti’es cubes dans chaque flacon, et boucher heiniétiquement aussitôt. Les solutions ainsi préparées ne doivent pas être utilisées pendant plus de huit jours. La solution mère peut être utilisée [ilusleurs mois.

On peut signaler encore, comme fondée sur un principe très analogue, la méthode de Jacques Passy qui, utilisant des solutions à diverses concentrations, en déposait une goutte sur un godet légèrement chauffé et placé au fond d’un llacoii de capacité connue. A[)rès (juekpies instants, l’odeur ayant diffusé dans tout le llacon, celui-ci était ouvert dans la narine du sujet ; on procédait avec des solutions de concentration croissante jusqu’au seuil de sensation.

Mais les solutions étalent alcooliques, alors (jii’elles auraient dû être aqueuses, à cause de l’odeur |)ropie de l’alcool ; et le chaulTage d’une part, la durée de diffusion d’ autre part, devraient être précisés avec une grande rigueur pour que les résultats [)i]lssent être

I08 TECHNIQUE DE rSTCIIOLOGIE EXPERIMENTALE

comparables. L’inconvénient de la méthode réside surtout dans la complication des opérations à effectuer en présence du sujet et de la longueur corrélative de rexamen.

Technique. — Le sujet étant assis commodément^ les yeux bandés, dans une salle inodore, et où il a déjà séjourné depuis un quart d’heure au moins, on procède à cette explication préliminaire, par exemple dans les termes suivants :

« Quand je /nellrai un flacon sous votre nez, je vous préviendrai en disant: Inspirez; vous ferez alors une inspiration, naturellement et sans efforts, sans ouvrir ni fermer vos narines. Vous direz de suite et sans réfléchir ce (pie vous sentez. Si vous ne sentez aucune odeur, vous direz: Rien. Si vous sentez une odeur sans la déterminer, vous direz : Une odeur. Enfin si vous reconnaissez une odeur, vous la nommerez.

« Je vous préviens que je vous ferai sentir différentes odeurs, plus ou moins fortes, et parfois des flacons pleins d'eau pure, sans odeur. »

Il faut faire attention de présenter le flacon après l’avoir secoué 2 ou 3 fois, et laissé débouché durant quelques secondes à distance, pour laisser s’échapper l’émanation ol (active qui a pu s’accumuler.

Il faut aussi opérer dans une pièce où la température reste dans les environs de i5° pour que Tévaporalion à partir de la surface, qui est toujours la meme, soit constante. On ne saisira également le flacon qu’avec une masse d’ouate, afin de ne pas le chauffer en le tenant dans ses mains.

L’une des narines du sujet étant bouchée par un

MESURE DES SENSATIONS DU GOUT ET DE l’odOR AT I OQ

tampon d’ouate, on approche le flacon de la narine restée ouverte jusqu’à ce que le bord extrême de l’ouverture du flacon touche la paroi du nez et l’on dit au sujet: « Aspirez ». Le sujet doit faire une insjiiration moyenne, et, au bout de 3 secondes environ, on retire le flacon. On recommence au bout de 3o secondes. Au bout de 3 ou ^ essais, on donne un repos de 2 minutes, pour éviter la fatigue olfactive, très rapide. On commence avec des concentrations faibles et l’on progresse jusqu’à ce que l’on atteigne les seuils de sensation et de perception. Le flacon d’eau distillée est employé assez souvent à litre d’épreuve.

La manipulation des flacons des solutions odorantes est assez debcate. Il faut éviter ipie la main fjiii tient le flacon puisse dégager une -odeur appréciable, et pour cela ne pas manipuler directement les flacons maisseulemenlavecdespincesou des tampons d’ouate; il faut ])rendre garde de tenir les bouchons éloignés, et de ne pas les déjioser sur une surface qu’ils niouil- ■leiaient. Ijiilin il faut jirendre bien garde (pie le verre des bacons ne s’imprègne jias d’odeurs émanées de flacons voisins. Aussi est-il prudent d’isoler de l’autre le sujiport contenant les odc'urs à reconnaître (jiialitativenient, et dont certaines, très intenses et très tenaces peuvent se réjiandre si le flacon n’est pas parfaitement bouche. La boite devra ('tre tenue tivs propre et on ne devra jamais y laisser de llacons débouebes, et surtout ne pas y renverser de solutions, autrement le bois s’impo'gnerail et pourrait imprégner les flacons.

Lnfin il faut garder les tubes vides, après un soi-

'J’orLOX-SE., 20 ('dit.

gneux rinçage, dès qu’on ne se sert plus de l’osmiesthésimètre.

A ces conditions, on peut déterminer avec une grande rigueur l’acuité de la sensibilité olfactive des sujets.

CIIAPITKE I\

Les sensations fournies par l’œil sont très complexes et leur étude est délicate. Pour etTectuer un examen rigoureux de la vision, il faut une installation et un* outillage appropriés, en [)artlculier pour l’étude des sensations lumineuses et des sensations chromatiques; pour l’acuité visuelle, les méthodes ressortissent davantage à un examen courant ; mais la détermination des champs visuels ne laisse pas d’exiger aussi des conditions d’examen très |)réciscs.

L’état physiologique de l’œil, éminemment variable, doit, dans tous les cas, être rendu aussi constant que j)Ossihle ; car, suivant les conditions d’examen, le même Individu peut fournir des résultats extrêmement différents.

La précision de la technique dans ces mesures sera donc poussée assez loin pour (pie les résultats puissent être comparables.

On fera, bien entendu, toutes les expériences, adirés ■correction des anomalies visuelles du sujet, (pii portera des verres apjuoprlés: que serait, par exemple, la mesure de l’acuité visuelle d’un myope sans correction de sa myopie ?

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