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II. — GAZE HYDROFBILE ASEPTIQUE

La gaze est un tissu de coton léger et Irans- Iparent, dans lequel les fils de la trame et de la

chaîne sont nettement séparés les uns des autres.

^êtle gaze, utiîisée pour les rtdcaux et la confection Ide certains vêtements, porte aussi les noms de sin-

'/aiellB^ de blanc-chiffon, KUe est toujours recouiTerte d'un appriH, qui consiste en encollage et amî- Idonnage, dont il faut se débarrasser pour la rendre [liydrophile.

Cette purification s'eiïectue au moyen des traite- Iments suivants :

La gaze est plongée dans de leau portée à 80**,

puis on Vexprime, On la plonge ensuite dans l'eau ^froide avec laquelle on la laisse en contact pendant [vingt-quatre heures» On Texprime a nouveau et on

!0H TECHNIQUE DE STÊniLISATJON

rimmerge dans une solution d'hypodilorite de soude de densité 1,015,

Après une demi-heure de contact, on lave à grande eau jusqu'à ce que Feau qu'abandonne la gaze exprimée ne décolore plus le tournesoL On exprime oncora une fois et on plonge le tissu, pendant une demi-heure, dans de Teau renfermant un vingtième de son poids d'acide chlorhydrique. On lave ensuite à grande eau jusqu'à réaction neutre et on fait sécher.

Cette gaze purifiée ne doit pas bleuir par l'eau iodée, ni réagir sur le tournesol et ne pas le décolorer. Traitée par ï eau, elle doit donner^ après expression, un liquide restant indiiïérent vis-à-vis des réactifs généraux analytiques.

Enfin cette gaze doit être hydrophile et absorber l'eau immédiatement,

La gaze, pour les emplois chirurgicaux, est délivrée en bandes de 5 et de iO mètreâ sur 5, lU, 15, îîiO, ^5 et HO centimètres de largeur, et en bandes de 1 mètre et de 3 mètres de longueur sur 70 et 81) centimètres de largeur.

Ces bandes, enroulées sur elles-mèmee, sont stérilisées par les procédés identiques à ceux que nous avons décrits à propos du coton.

Si on opère l'aseplisation dans J autoclave ordinaire, en ayant soin, à la fin de cette opération, de laisser éehapper à l'extérieur la vapeur d'eau surchaulTee, on a des compresses qui ne retiennent que 'i 0/0 dUiamidité en moyenne (Barthe).

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On les conserve généralement dana des flacons en terre à large ouverture bouchés au moyen d'un couarde métallique muni d'un long pas de vis; une bande de garantie est collée mi-partie sur le coutercle et mi-partie sur le ilacon. Ces ilacona sont, BU outre, enfermés dans un étui en carton lui-même icollé par un cachet.

La chirurgie a souvent besoin, surtout pour les pansements gynécologiques, de bandes de gaze aseptique^ pliées en aecoi^déun^ c'est-à-dire qu'elles sont ^plîées en zigzags è la manière d'un soufflet d'actordéon et ainsi disposées, elles sont mises dans le lacon où elles sont stérilisées. Celte disposition ;>ermct au chirurgien, après avoir saisi le chef du ïanscment, de prendre la quantité voulue de gaïc |ui se déroule alors facilement et de couper ensuite pvec des ciseaux Oambés; ce qui reste du tissu étant îÎBsé dans le flacon peut être utilisé ultérieurement ins qu il ait été contaminé.

Compresses-éponges de gaze. — La plupart des eliirurgiens emploient maintenant des compresses- Sponges de gaze comme agents absorbants, pour tetnédier aux inconvénients que présentent les îponges dV^tre difficilement rendues aseptiques, les compresses'éponges ont également des avantages sur les tampons d'ouate qui laissent toujours ûnns la plaie quelques filaments.

Ces objets de pansements se préparent en superposant sept â huit épaisseurs de tissus et en déeou-

pant dans la masse des carçés de deux dimensions différentes : Tune de 10 centimètres, Taulre de 20 centimètres de côté.

Il est bon, pour éviter Teffilochage de leurs bords, de les ourler à longs points. On les dispose ensuite par couches dans des flacons à large ouverture, et on les stérilise, comme les bandes. Ces compresses éponges sont conservées aseptiques dans ces flacons bouchés par le couvercle à long pas de vis dont il a été déjà question. On y fixe ensuite la bande de garantie.

MM. Terrillon et Chaput ont adopté des dimensions un peu différentes de celles que nous venons d'indiquer. Leurs compresses-éponges sont de trois tailles :

Petites De 6 centimètres sur 1

Moyennes De 8 — 9

Grandes De 11 — 42

Ils mentionnent, en outre, les longueurs de gaze nécessaires pour confectionner ces compresseséponges, la gaze employée ayant 80 centimètres de largeur :

Pour les petites. . . 25 centimètres de gaze

— moyennes r>0 — —

— grandes.. 1 mètre —

C.es compresses-éponges constituent un agent absorbant très pratique et très commode, moins

I STiniLlSATION DES PANSEMENTS IH

Ichcr que les éponges et plus faciles à être obtenues I complètement aseptiques,

I On prépare aussi des compressés de dimensions I variables utilisées comme pansement proprement [dit ou pour protéger le champ opératoire. Elles ont [soit tH.SO do long 8ur 1 mètre de largeur {grandes Icompresses), soit U'^^dO de longueur sur i)*^^¥\ de llarge (compresses moyennes) ^ ou 0^,40 sur 0=1,30 f (petites compresses). Ces gazes sont pliées en 4 ou len G, placées dans les ilacons déjà dt*critB^ et sou- Imlses a la slénlisatiôn comme les bandes ordinaires.

f nr. — COMPRESSES ASEPTIQUES DE TOILE L OU DE COTON

I On emploie souvent, pour maintenir aseptique le leliamp opépatoire, de grandes compresses de toile lou dû coton.

I Tout d'abord, le tissu doit être lavé à leau bouil- Elante pour lui enlever son apprêt et, après dessic- I cation, on confectionne des carrés de dimensions I variables qui sont ourlés,

I Les compresses sont pliées en quatre ou en six; plies sont ensuite mises soit dans les boîtes à pan- Isements avec fermeture à baïonnette, soit dans de f grandes boîtes en fer-blanc* On procède à leur stérilisation comme pour la ouate, les bandes et les compresses de gaze. Leur conditionnement final est identique.

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