‹ Technique de stérilisation à l'usage des pharmaciensChapitre 19 sur 34 · IH TECHNIQUE DE STÉRILISATIOX · texte numérisé non relu

IH TECHNIQUE DE STÉRILISATIOX

Les numéros les plus fréquemment employés en cliinirgic sontles numéros 1, â et O.

Un des premiers éléments à évaluer est le coefficient de rupture.

M. Debucliy fait remarquer qu'il importe surtout de connaître Teffort maximum que peut supporter une bonne corde à la traction et de s*en tenir, pour le choix de ces cordes, à celles qui donneront les valeurs ci-dessous, étant donné bien entendu, que les charges de rupture sont supérieures aux efforts de la pratique.

Une mesure dont il importe, suivant M. Debucliy. de tenir compte également, est celle de rallongement correspondant à la charge de rupture; évidemment, entre deux échantillons se rompant sous le inùme poids, il faudra toujours donner la préférence à celui (\m aura fourni l'allongement maximum. Cet allongement est d'autant plus intéressant à considérer dans le choix à faire qu'il est fonction du degré d'élasticité, et par suite de Tefforl de torsion.

Les coefficients qui paraissent suffisants à M. Debuchy sont les suivants :

N'* 00 cliart^^e de rupture 2'**f,500

STERILISATION HES FILS A UGATUKJîS

f Dans ces essaig^ la longueur du bras de levier en fil correspondait à 15 centimètres.

Ces essais prcliminaires de résistance doivent être renouvelés sur un échantillon, après toutes les opérations de stérilisation, et donner au minimum des mêmes résultats.

1 Nous verrons, à propos de la stérilisation par le mroeédé mixte, que c'est surtout M, Debuchy qui a eu vecours à cette méthode d'aseptisation après avoir Ktudié quelle pourrait être l'action de la chaleur sur ■a résistance d'une corde à catgut déshydratée très pentement. Il a reconnu qu*ïine corde soumise aune faessiccation lente, puis stérilisée ensuite à Fautoklave à lâO", en présence de vapeur d'alcool absolu, Isuliissait une diminution de 28 0/0 de la résistance pnitiale.

I Stéiilisatioû du catgut. — La stérilisation du cat^ m)gut exige, en raison de sa composition, une techinique spéciale et, de plus, l'asepticité complète ne

■ peut être obleuue que par certains procédés qui Idemandent de la part de ropéraleur beaucoup de Ifioins.

I On ne doit jamais oublier que le catgut, en rai-

■ son mémo de son origine, est une substance émi- I nomment septique, toujours polluée par une flore I bactérienne très riche comprenant, presque toujours, I des bactéries pathogènes qui peuvent être sporuliées et qui, par suite, sont très résistantes.

I Souvent le catgut est souillé par le bacille du I tétanos dont la présence est constante dans Tinles-

tin des herbivores et par suite du mouton, et «piM^f retrouvont dans les cordes à riolon. ^^H

I) après Zaîatschowsky. le catgut contient aw™ deux bactéries qii*il a désignées par les ttmH lettres « et jS ; ces deux bactéries réslsletit ctonH Beulement à raciion de la chaleur sècbe â W^H mais encore à celle des substances cbi iniques orfl difiùirement recommandées pour la stéribsalionB ZaialBchowsky considère ces baclértesft et p camDM spùcîfiquGs du catgut; elles ne seraient pas patli(H gènes par elles-mêmes, mais elles auraîenl la p^V priété d'oscaltor la virulence des microbes paltiM

Les procédés d'aseplisaiîon qui ont été préconiséfl tant en France qu'à Téiranger, sont nombreux; (■ peut les diviser en deux classes : I

a) Stérilisation par les procédés pljysiqnee A aseptisatiûu ; H

ô) Stérilisation par les procédés cliimiques* |

Mais, avant toute slérilisalion, il faut procéderai! dé/;mismgc des cordes à violon qui sont loujotirs imprégnées d*une matière grasse mise par le boyaiidierpour faciliter la conservation de ces cordes el les empêclier de se dessécher.

Le premier soin est donc de procéder à ce dégraissage par un traitement à Téther ou au sulfure de carbone. On peut opérer pour cela de deux façons dilTérentes.

l'' On plonge les cordes à violon pendant vingtquatre heures dans de YêlW^ ou ^w ^x^tû^c^ï, ^ ^ljic-

STËlUtlSAlION D1Î5 FlLB A LtCATUnEH 131 ^|

bone ; au Lout de ce temps

oa rempkce le dissolvant

LJL 1

par une nouvelle quantité

ri

de liquide, on laisse encore *=

macérer pendant vingt-

quatre heures, et enfin on

lave à plusieurs reprises

avec de Télher pur et sec.

Ce procodé a Tinconvénient

de nécessiter une quantité

assez grande de dissolvant, <

2^ On soumet les cordes

à violon à un épuisement ff\

Jm

continu à Téther au moyen , j

SB

du lixiviateur de Soxhiet | qui, grâce à son dispositif, .

Hl

n'exige qu'une proportion ^

peu élevée du dissolvant ^tjf |

volatil. Voici comment il

convient d'opérer: ^

On prend un tube lixivia-

wK^

teur de Soxhiet {fiff. 37) que

ron iixe au moyen d'un bou- /^ ^^

chon de liège percé sur uu 1 .M^ jnatras C. On met au fond An^^mt!

du lobe une couche d ouate n / J 1

non tassée et on place les "^ ~ ^^^^^^ ^J 1 cordes à dégraisser D que ^ ^H

|ron recouvre d'une auiro '^^^ !:!^^^ZJi. ■

■ COU die de colon m. du ctitgul. ^H

13â TECHNIQUE DE STERILISATION

Au-dessus du tube de Soxhiet, on adapte un réfrigérant à boules 0. Le tout est fixé dans un support AB. On commence par amorcer le tubesiphon, en versant de Téther par la partie supérieure du réfrigérant. Puis on chauffe doucement le ballon, do préférence au bain-marie; les vapeurs d'éther s'échappent en se condensant dans le réfrigérant soigneusement refroidi par un courant d'eau, pour retomber dans le tube et lixivier les cordes à dégraisser; le liquide élhéré se rend ensuite dans le niatras par le siphon latéral.

(]et appareil fonctionne très facilement et très régulièrement avec une quantité d'éther relativement peu élevée.

Les cordes ainsi dégraissées ont changé de couleur, elles sont plus blanches et elles sont, en outre, plus souples.

Quand on a effectué cette opération indispensable du dégraissage du catgut, on procède à leur stérilisation.

Enroulement du catgut. — Tout d'abord, le catgut devra être enroulé sur une bobine de verre {fig. 38) par coupures 2"*, 50 à 3 mètres, au plus, sans que les tours de Fin. 38. — «obine pour fil soient très serrés ; il faut

enroulement du cat- „„*«„4 .i i ,m

g^t autant que possible quils

soient libres pour être facilement accessibles aux moyens de stérilisation.

STélïlUSATTON DES FILS A LÎGATUHES

a) STÊniLlSATIOX PAR LKS PROCÉïïÉS PHYSIQUES

L'emploi de la chaleur sèche pour l'aseptisation du catgut n'est guère recommandable, car, pour rèali- Bcr une stérilisation absolue Jl faut porter le fil à uue température d'au moins li(P. Suivant la plupart des auteurs, cette température est encore insuffi- Bânte, et il faudrait la porter à 160''; on obtient alors un fil cassant, privé de toute souplesse.

Toutefois M. Reverdin» estime, pour sa part, que le catgut, porté graduellement à HÛ** et maintenu pendant une heure à cette température, reste résistant, si on a eu le soin surtout de le priver, dans Topération du dégraissage, de toutes traces de matières grasses.

M, Krivoscheîne prétend avoir eu de bons résultats dans remploi de ta chaleur sèche, en suivant la technique de M. Grouzdev, qui est la suivante :

Le catgut est soigneusement lavé au savon vert, puis laissé pendant quarante-huit heures dans Télher, ensuite séché et roulé sur des lamelles en verre, préalablement couvertes de gaze, de façon que les tours de fil ne se couvrent pas les uns les autres, mais se louchent seulement lun à côté de rauire.

Ces lamelles sont ensuite enveloppées d*ouate (laquelle ^em pèche la combustion du catgut et de la gBze) et soumises à racliondela chaleur S('che, dont la température atteint en deux heures lîiO^, et qu on

134 TBCnXIOCK DE STERILISATIOM I

knainiient ensuite à ce niveau pendant deux mitm

Mêurêfl. Etisuile les lamelles sont transportées dam

Eun flacon d aleool a 1)5^ qui est ensuite liermétique-

Imonl Ternie. I

D'après Faufeur» le catgut reste aussi soMm

«souple, lisse et ferme qu avant la stériHsatton; M

■Dœutl chirurgical farmé par lui tient très bien, Im

fcnsemencementg répétés sur la gélose ont donné il^f

■résultats absolument negaliTs. Sa parfaite sténiilÀ

pest aussi démontrée par les résultats obtenus m

ehirurgte à la suite de son emploi. I

■ M. Laroehette a donnée des 1H90, un procède

rpralifpie, pour le pliormacien» de stérilisation du

catgut sans avoir recours à aueune étuve. Ce moyen

très simple est le suivant :

On prend un bocal de grande dimension, à larj ouverture, fermé par un bouchon de liège; au foi de ce vase, on place un peu de coton et, par dessi les cordes à stériliser non desséchées.

Trois ouverLures sont pratiquées dans le bouchi permettant Tintroduction dans le bocal-éiuve : l^ d'i thermomètre; 2" d*un tube recourbé pour permelti révaporation de Feau contenue dans les cordes; 3* d*un régulateur, système Roux, pour régler la température.

Le àocal-étune est placé dans un bain d'huile chôuiïe modérément de façon à élever graduellement la température et permettre à Feau, emprisonnée dans leâ libres de la corde» de pouvoir se vaporiser facilement. Il faut, pour ainsi dire, dessécher lente-

^m STÊnilJSATION DEâ FïLS k LrCîATUBHS 135

^■mciit la corde. Là est tout le secret de la stérilisa- H tîon du catgut par la chaleur,

^1 L'asepsie est complète, comme il résulte des ^Kessaîs bactériologiques qui ont été faît;^, après deux

■ heures de chauffe à 140^. Enfin avec une pince stè- Hrilo, on retire de Tétuve les cordes stérilisées et on Hles conserve dans Fhnile d'olive aseptique et conte- Hnant 10 0/0 d âcidc pUénique cristallisé.

H M. Répin, le premier, a préconisé Tusage des va- Hpeurs d'alcool absolu sous pression comme moyen ^■d'aseptisation du catgut.

H Apres avoir établi quo Talcool renfermant même Hune petite quantité d'eau donne, lors de la stérilisa- H'iion, un catgut qui s'hydrate et se désorganise, il

■ recommande de faire séjourner le fil dans de Talcool

■ absolu porté, sous pression, à la température de 120"

■ et pendant une heure et plus; dans ces conditions^

■ cette chauffe ne modifie en rien le 111 qui conserve ■son apparence et toutes les propriétés physiques Hpour lesquelles il est recherché en chirurgie. D'autre

■ partf M* Répin s est assuré expérimentalement que ■Jes vapeurs d'alcool absolu sous pression à iii)'' et ■agissant pendant 45 minutes tuaient, d une façon ■eertaine, les spores les plus résistantes.

■ 11 est donc bien établi que la stérilisation du ■catg^ut faite au sein de ralcool est une méthode qui ■permet de réaliser Tasepticité absolue du catgut, ^Nous décrirons maintenant les détails opératoires,

tels qu'ils nous ont été donnés par M< Répin*

■ Procédé Répin. — ï.e catgut est complètement de-

135 TEcnHiQtm es sTéRiLiSATtoK ■

graisst^ suivant leâ tndîeations que eidcis âvotis pr^^| Ci'demnient décrites. Bien que Ton ait employé i^M cette opération de Télhcr sec, le catgut cootienllott-H jourii de Feau en raUûn de sa grande afQntlé pouèH ce liquide. Il faut alors procéder à sa desiiccatlûiH complète pour que.danslastértiisation, lasubsUec^H protéiqMé dont îl esÏ formé ne s'hjdrolyse pm tiï^M ne deHorganise pas. On arrive à ce but en placauH les cordes en routines dans une êtuTe à aîr chaud Qpl^Ê Ton porte lentement à la température de 110* envS ron, et on on les laisse séjourner petidanl une heur^|

Il est préférable, au Heu d'avoir recours à Cêlfl doâsiecalion à cliaud, de mettre le eatgnt soiisuiH ilorlie contenant de Tadde sulfuriqne, où on lelaia^^ jusfprh dessiccation complète, ce qui demande g^ntB nilement deux ou trois jours. ^

La stérilisation telle quela pratiquait M, Képiasè faisait en plaçant le catgut» avec une petite quanlilii d'alcool aTdïvdre, dans un récipient hermétif|ueiiieî)t clos et suffisamment résistant qui pouvait être un tube de verre fermé à la lampe ou un cylimlre de métal muni d*un couvercle avec vis de pression et garniture de caoutchouc. Ce récipient était plucD [ans un autoclave que Ton portait à 120'*, et on maintenait cette température pendant une lieure*

M. Répin conservait le cat|^ut dans des tubes en verre, contenant un bouillon de culture et que Ton scellait à la lampe. Ce bouillon restait limpide si k fil était bien aseptique. Mais ce procédé de conservation avait des inconvénients : M. Barthe et. avec

STBniLlSATÎON nBS FILS A LlfiATURES 437

ûi,la plupart des fabricants de pansements, estiment que ce séjour du calg-ut dans un bouillon de culture le rend cassant et lui enlève sa ténacité primitive. Au procédé de M, Répin, on a apporté des modi-

cations qui ont surtout pour but de remédier au

léfaut de souplesse et de solidité du catgut et à la

ifficulté que ce fd éprouve, le plus souvent, pour Bliydrater au contact des liquides aqueux, ce qui

mène un retard quelquefois considérable dans sa

'ésorption au sein de Torganisme.

M- Triollel estime, avec juste raison, que la fragi-

ité du catgïjt provient de son hydratation (défaut de dessiccation), ou de celle de l'alcool au moment de la sténiùalion. Des traces d'eau suffisent pour amener la transformation des substances collagènes en gélatine, d'autant plus qu*on sait combien l'alcool absolu est avide d'eau et avec quelle rapidité cette hydratation s'eiîectue pendant les manipulations»

D'autre part, un catgut trop sec est cassant, dépourvu de souplesse et peu propre à la confection

es noBuda ; ces défauts sont encore plus accentués par un séjour prolongé au sein de Valcool absolu. A u s s i es t- i l i m p o r t a n t , u ne fo ù la sieril isa (ton fa ite ,

e rendre au catgut une certaine quantité d'eau pour quil puisse récupérer ses qualités qui justifient son emploi en chirurgie. Pour cela, on a préconisé de ramener, par un artifice spécial, Talcool absolu, dans lequel le fil est conservé, au titre de tnr par addition d'eau sans ouvrir le récipient au le catgut est enfermé.

^^P TmarmTQi:* mm wrmstusjk^nos ■

NcK» ftOoM voir Mc«M«tveB8ai les fCvcrses owlfl

ficalioos appofléi» à k Icrhaifae de M, Bépia. ■

PmMé Legvn. — IL LegUn m têh coa^lnafl

Qo tahe destiné i sliriliser Je cal gui dam Tilcin

[ abiolo et à le eoiiseiiper, tans diatigeraeiil et s«A

f atinipitlAlJiifi lotersiédîaîre, émas Palcool à %** Pofl

I ceb, dftûs le tube à cùêé de Takool et du catgut,!

ky a ttac afnpanle d« Tetre qaî coolîent de ïezu. !■

i tube e«t atértltté datts I alcool absolu à 130*, puis, H

I agitant le-iiilie« an bri^ lampoule qui cotiticfl

U^eati, et celle -ci « en s« mélangeant à Talcool absalfl

Ile trafiftforfiie en alcool k 9C^, la qnaalilé dVati «fl

i in€suri>e exactement pour donner au mélange ktitfl

indi4|ué. Dans ces conditions^ le catgut recupèft fl

piirti'^ sa souplesse au contact de Talcool hydratél

Procédé Robert et L&seuire. — MM, Robc^rt I

I Leseurre stéritisent également learcatgxit dé^iâfl

diing des tubes scellés, où îlsîntrodiiiseDtpréalâbH

ment une petite ampoule fermée contenant la qaalB

^ito d'eau nécessaire pour ramener ralcool absolu

Cette ampoule, dont Textrémité est très minc^

peut Mre briâée par simple cboc, et les débris fl

j verre sont arrêtés par un petit panier. Le tube cofl

tenant le catgut porte en son milieu un bourrejH

unnulain* ; pour ouvrir le tube, il suflit de tirer il

uons contraire les deux moitiés du luhe qui se »

pâr*uit sans cclat au niveau du bourrelet* ■

Procédé Bartlie et Soulard. — MM, Barlhe m

iSoulard ont rendu très pratique la méthode de stfl

STERlLISATtON DES FILS A LIGATURES 139

lîsation de M- Répin, et le catgut qii'ils préparent, ipuis quelques années déjà, àThôpital Saîiit-Aiidro de Fiordeaux, a èié adopté avec empressement par t chirurgiens des hôpitaux de cette ville. Nous avong eu Toccasion de visiter le service de êrilisatîon des objets de pansement que les auteurs it installé à F hôpital Saint- And ré, et nous recousons que cette installation répond à tous les ioins de la chirurgie, que les produits préparés Trent toute sécurité au point de vue de Taseptisa- OB. Ce résultat est atteint avec un matériel rela tiennent peu important. Voici, en particulier, la tecli- ^que adoptée pour stériliser le catgut :

Le fil^ après avoir été complètement dégraissé par fraitement à Têther dans un appareil à lîxiviation, est enroulé par coupures de 2™,50 à 'à mètres sur des tubes de verre de 7 centimètres de longueur sur là millimt'tres de diamètre, bordés à chaque extrémité pour éviter toute coupure des doigts. L'enroulement de la corde à boyau est tel qu'il suffit de tirer rextrémité non nouée pour que le reste du catgut se déroule aisément.

I^a dessiccation du catgut est opérée lentement dans une étuve où circule un courant d'air chauffé à 8.'j*9i>**. La température ne doit jamais atteindre d'emblée 100^

Les bobines sont alors introduites dans des tubes cylindriques en verre sonfllé de ItJ centimètres de haut» de Sî5 millimètres de diamètre, et bouchés d'un , tampon d ouate hydrophile; elles sont soumises à la

140 TFCHNIQUB DE STBHltlfATÏON

stérilîsalion dans la vapeur d* alcool anliydre à lïO" pendant une heure. Cette opération s eiïectuc, comme le faisait M. Répin^ au moyen Je deux autoclaVËS ordinal res» Fun d^eux: plus petit, pouvant être renfermé dans le plus grand, et con tenant^ avec les tiibes de catgut à slériUser, de Falcool anliydre. Le grand autoclave extérieur, renfermant de Teau, esl cliauiïé à la température de lî^CP pendant une heure. Daua ces conditions, le catgut subit Faction de la vapeur d^alcool absolu, porléeà 120^ dans un espace clos, où la pression est de 4 atmosphères environ.

Apres cette opérai ion ^ et léger refroidissemerit de Tappareil, les tubes sont recouverts de capuchons de caoutchouc, préalablement stérilisés, sans qu'il ait été nécessaire de les déboucher, et sans qu^ils aient pu recevoir à aucun moment le cojiUct d'un germe ou d'une poussière extérieure. Par dessus le capuchon passe une petite bande de sûreté dont les deux extrémités sont collées le long des parois du tube* Le numéro du catgut est aussi indiqué sur une petite étiquette ovalaire,

MM. Barthe et Sôulard ont adopté plus récemment un nouveau modèle de récipient, pour la conservation du catgut, d'un maniement plus facile et d'une fermeture encore plus complète. Ce récipient consiste en une petite « boîte en verre n cylindrique avec goulot plus étroit, fermée par un couvercle également en verre de même diamètre que celui de la boîte; entre le goulot et le couvercle existe donc un certain espace qui est rempli d'ouate hydrophile,

STÉRILIBÂTION 1»ES FtLS A LIGATURES 14i

de façon que le couvercle entre à frottement réBÎs^ la ni sur le goulot. Une bande de sûrelé csl colléet après stérilisation, le long do la rainure.

Procédé TrioUet. — M. J. Trbllet a clierché un procédé d'aseplisatîon du catgut pouvant allier toutes les garanties d'une aseplicité absolue, celle que donne Tautoclave, av^ec Ions les avanlag-cs d'un assouplissement.

Apros de nombreux essais^cet auteur s'est adressé^ comme liquide st<5rilisant, à l'acélone, plus facile à obtenir anhydre que TalcGOÎ, sans action nuisible snr le catgut et cependant miscible à l'eau.

Dans la stérilisation en milieu acétonîque, on ne remarque jamais de gélalinisatîan partielle du catgut ; la solidité du fit reste complète.

M, Triollet a adopté un dispositif qui constitue, avec remploi de l'acétone, roriginalîlé de son pro- ^ cédé. Voici en quoi il consiste :

Le catgut est enroulé sur un flacon-bobine A (fîg, 39) fermé d'un bout seulement et contenant la [quantité d*eau exactement nécessaire pour la grosseurdu catgut à assouplir,

La bobine ainsi préparée est placée dans un fla^

Fuî. ay. — Dit>iiositif (le M. Trîollet pour la stérilisation ûu. eatgul.

14â TKCHNIQUE l>E STEltlLlSATIUN

conDoùVon met une quantité déterminée d'acétone (10 cent, cubes), en ajant bien soin que les deos liquides ne se nnélangent pas. Ce dernier flacon esl fermé hermétiquement au moyen d'une bague métallique F sertie autour du col du flacon. Ceci fait, on porte rappareil à Tautoclave et on le soumet à 1^ pendant quarante minutes,

11 résulte des considérations physiques et uni expériences de M. Trîollet que l'hydratation de l'acétone n*est que de î 0/0 et que, par suite, la stérilisation du catgut se fait dans un milieu pratiquemeol anhydre :c*estune des conditions importantes pour que le catgut ne se désorganise pas et^ de fait, lelil conserve toute sa solidité, mais il est rigide» Or, pour lassouplir, il suffit de renverser le flacon après refroidissement. Les liquides se mélangent et k travail d'assouplissement commence, II dure de quelques heures à quelques jours suivant la grosseur du fîL

Le catgut ainsi préparé présente, au point de vue de son asepticité, de sa solidité et de sa souplesse, toutes les garanties réclamées par la chirurgie.

Procédé Guerbet, — Pour remédier aux inconvénients de stérilisation et de conservation du catgtxi par Talcool absolu, M, Guerbet a préconisé un procédé basé sur Temploî des vapeurs de chloroforme à la température de 140",

Le catgut, dégraissé et déshydraté, est introduit dans un tube de verre bien sec, de 17 centimètres de diamètre et d'un millimètre et demi d'épaisseur* On

I STKniL1SÂTfOï4 DBS FILS A LICATUltES 113

met dans ce tube 2 centimètres cubes environ de chloroforme pur et sec et on scelle à la lampe, 11 faut chercher, pendant cette dernière opération, à éviter autant que possible le contact des vapeurs de » chloroforme avec la surface chauffée ; ces dernières seraient décomposées et les produits chlorés qui prendraient naissance altéreraient la surface du catgut pendant la stérilîsatLOn,

Pour obvier à cet inconvénient, M. Guerbet opère , de la façon suivante :

Après rintroduction du catgut dans le tube, on I étrangle ce dernier à Tendroit où on vent le fermer. I Après refroidissement, on introduit le chloroforme i avec un petit tube de verre plongeant jusqu'au fond du récipient; on évite ainsi de mouiller les parois de |ce dernier. On refroidit le chloroforme par un jet I de chlorure de niéthyle et d'éther» et on scelle le Itube.

Malgré ces précautions, il se forme un peu de 'produits acides, mais Jamais en quantité suffisante pour altérer le catgut.

L'auteur a soin, pendant ces manipulations, d'évi- [ter rentrée de Tair humide, en surmontant le tube là catgut d'un bouchon que traverse un petit man- Ichon contenant, entre deux tampons de colon, du fchlorure de calcium fondu.

On obtient ainsi un catgut bien sec daus le chloroforme et en tube scellé.

i On stérilise par chauffage à Tautoclave â 140*, lOn maiiilient cette température pendant une demi-

141 TECHNIQUE DE STEBIUSATION

heare. pais on laisse refroidir lentement pour éviler réclatement da tabe.

D'après les expériences faites par M. Guerbet avec du catgnt préalablement infecté par les bactéries sporalées les plus résistantes, on obtient toujours par ce procédé un catgut complètement aseptique et qui, en outre, n'a que très peu perdu de sa solidité.

Procédé Krônig. — Dans cette méthode, la stérilisation du catgut est obtenue par chauffage dans le cumoP.

Ce carbure bout seulement entre 168-170^. Or le catgut qui a été chauffé à 150 ou 160* dans ce liquide ne perd aucune de ses qualités de résistance et d*élasticité et il est complètement stérile.

Voici comment M. Krùnig conseille d'opérer.

Le catgut est d'abord enroulé en petits paquets liés de quelques fils de lin, et on le maintient à 70' dans une étuve sèche pendant deux heures. Puis on plonge les petits paquets de catgut dans des flacons à large ouverture contenant du cumol et on chauiïe au bain de sable.

Les vases à filtrations chaudes de Bohême ou d'Iéna conviennent parfaitement pour cet usage.

11 faut avoir soin d'entourer le vase de sable jusqu'au deux tiers de sa hauteur. On plonge un thermomètre dans le liquide et on chauffe le bain de sable

1. On donne le nom de cumols ou de cumènes aux trois trimé thylbenzcnes isomères.

I STÉRILISATION DES FtLS A tïHATLRES 14'!

Isur un bec Bunsen, Quand le cumola atteint la tem- Ipérature de 155", on éteint le gaz, et le catgut subit lencore, pendant un temps assez long, une tempéra- I ture élevée en raison du refrûidissemcnt lent du bain de sable*

II est bon de recouvrir le vase contenant le cumol ^d*un fin treillage en fil de fer ou en laiton, pour éviter [tout danger d*inilammation-

' Après cette stérilisation, le catgut est plongé dans de Téther de pétrole qui dissout le cumul adhérent, et on conserve le fil dans une solution au millième [de sublimé dans alcool absolu avec addition de H3 0/0 do glycérine anhydre.

Nous ne doutons pas que le procédé de Krônig ne |réalise Fasepsie absolue du catgut, mats nous lui I reprochons de multiplier les manipulations du fil pendant lesquelles il risque de se contaminer, L'aulieur ne dégraisse pas son fil avant de procéder à la ïjterilisation* c est très vraisemblahlement parce qu'il Vkiassuréque le chauiïage dans le cumol suffit à lui [seul à le priver de toutes traces de matières grasses.

Les différents procédés qae nous venons de décrire présentent» en général, le maximum de garanties à tous égards^ à part quelques-uns qui ofîrent quelques inconvénients d'importance secondaire*

Mais tous ces procédés, excellents pour Tindustrie des pansements, ne sont pas toujours très pratiques, surtout pour les pharmaciens appelés, à des moments plus ou moins éloignés, à stériliser eux-mêmes leur catgut* i lu

Dans ce cas, le praticien aura avantage à avoir recours, lorsqu'il s'agit bien entendu d'une stérilisation par la chaleur, aux méthodes de Mencière, de Bardy, ou plus simplement à la technique que M. Grimbert a proposée pour le nouveau Codex.

Il n'y a là souvent, nous le répétons, qu'une modiPication peu importante dans les procédés déjà décrits ou adoptés par d'autres auteurs, mais que la simplicité doit faire adopter dans la pratique courante de la pharmacie.

Nous passons à la description de ces procédés pratiques :

Procédé L. Henoière.. — 11 est un fait indéniable c'est qu'il est toujours préférable, pour éviter toute contamination, de conserver le catgut dans le flacon ou le tube où il a été aseptisé; aussi la technique indi(}uéo par M. L. Mencicre, à la fois simple et susceptible d'être pratiquée par tous les pharmaci(Mis, est, en tous points, recommandable.

Cet auteur s'est assuré que des tubes à essai ordinaires, mais un peu épais, contenant de l'alcool absolu et scellés, pouvaient résister très bien à une température de 120° dans l'autoclave. Ceci établi, voici le détail des manipulations à effectuer.

Le catgut, complètement dégraissé par traitement à l'éther, est chauffé dans une étuve à lOO*' en ayant soin de n'atteindre cette température que progressivement.

Le catgut dégraissé et déshydraté est mis sur une

I STBniLISATÏOX DES FILS A LIGATURE?* 147

■ bobina que Ton introduit dans un tube à essai de

115 millimètres de diamètre, d'une hauteur de 15 à

120 centimètres et d'une épaisseur de verre d'un

Imillimètre,

I Ce tube doit être, au préalable, bien desséché à

fl'étuve.

I On verse dans ce tube de Talcool anhydre jusqu'à

II centimètre au-dessus de la bobine.

I On scelle ensuite le tube à la lampe. Pour cela. Ile tube, tenu incliné, est porté dans la flamme [d^un bec Bunsen, à environ 4 ou 3 ceolîmèlrea [du niveau de l'alcool, on le chauffe régulièrement len le tournant. Quand le verre est suffisamment [ramolli, on sort le tube de la flamme et on l'étïpe Isans arrêter le mouvement de rotation. L*extréllDÎtë étirée est réchaulTée à nouveau pour le ramolli îr ; la pointe est ainsi renforcée, et si on a eu [soin de tourner complètement le tube sur lui-même [pendant cette opération, la partie conique et termi- Inale du tube est régulière, sans parties plus faibles [qui pourraient céder sous Tinfluence de la pression [intérieure, lors du chaufîage.M. Mencière fait remar- Iquer qu'en opérant dans ces conditions il est bien [rare que Talcool s'enflamme; si cet accident surve- [ naît, on n^aurait qu'à retirer le tube de la (lamme du I gaz pour que Talcool no continue pas à brûler» [ Lorsque le tube est scellé, il faut avoir soin de main- I tenir le tube bien droit, car, si l'alcool froid venait f au contact du verre chauffé, il pourrait en résulter l une rupture, du reste sans danger.

Quand le tube est fermé, on le porte à Tauloclave à 120" pendant une heure.

Le catgut ainsi obtenu est tout à fait aseptique, il est souple et résistant et peut se conserver indéfiniment.

Procédé A. Baldy et H. Martin. — MM. Baldy et Martin opèrent également la stérilisation de leur catgutdans les vapeurs d*alcool anhydre à 125^ en se servant de simples tubes à essai. Ils font observer que le tube, à la condition qu'il soit bien fermé au chalumeau, sans soufflure et sans pointe, résiste fort bien à la pression de Talcool porté à 125"* et dont la tension est supérieure d'un peu plus de 3 atmosphères à la pression atmosphérique.

Le tube de catgut préparé par ces auteurs porte un trait de lime fait à Tavance ; il suffit, au moment du besoin, d'agrandir ce trait en longueur et en profondeur au moyen d'une petite lime qui accompagne le tube pour obtenir facilement une cassure nette et sans éclats.

l^our rendre de la souplesse à ce catgut conservé dans l'alcool absolu, on le fait tremper, au moment de son emploi, dans de l'alcool à 80" où il reprend une quantité d'eau suffisante pour se gonfler, se détendre et faciliter la confection du nœud sans nuire à sa solidité.

Procédé du nouveau Codex. — Sur la proportion de M. Grimbert, le nouveau Codex a adopté, pour la stérilisation du catgut, le procédé à l'alcool absolu et l'emploi des tubes de verre scellés. Il est

STEniLlSATlON OES FILS A iJiïATLUlKS

[1 tendu

nplacer

derniers

m pourra

par d'autres récipients à fermeture hermétique et isuflisamment résistants, ou bien faire usage de rautoclave à alcool de Répin qu'on placera dans (-un autoclave plus grand à eau ordinaire.

Voici la technique adoptée, y compris Topération [du dégraissage :

On place le catgut dans un appareil à épuise- [ment continu et on répuiee par Fether. Pour dessé- Icherleni, on le porte ensuite, dans une étuve chauffée [à SS*' environ, pendant dix heures. On laisse refroilîr le fil sous une cloche à acide suif uri que.

Pour le stériliser, on Tintroduit dans des tubes en lirerre résistant contenant deTalcool absolu; on scelle là la lampe. Les tubes sont disposés dans un auto- [clave et on chauffe à 1^0** pendant quarante-cinq Iminutes. On laisse refroidir.

M* Grimbert a ajouté que, lorsqu^on veut faire l^iisage de ce catgut, il convient de le plonger pen- Idant un quart d'heure dans de Teau stérilisée.

à] STIilULtSATIÛN PAR LES PROCÈDES CUtWI^JUES

Si on se reporte aux considé rations générales que nous avons exposées à propos de l'asepsie etëeTantisepsie, nous croyons pouvoir dire que la stérilisation par les procédés chimiques, c'est-à-dire par les antiseptiques, n*ofTre pas toutes les garanties d'asepticité que l'on est en droit d'atLendre de la sléri-

ioO TECHNIQUE DE STERILISATION

lisalion par les procédés physiques et, en particulier, par Taction des vapeurs d'alcool portées à 120°.

Toutefois nous croyons utile d'indiquer les dliïérentes méthodes de stérilisation par les antiseptiques qui on tété préconisées ; le pharmacien, il nous semble, ne doit pas les ignorer, d'autant plus que certains chirurgiens prétendent avoir obtenu d'excellents résultats, par l'emploi des catguts rendus stériles par des solutions microbicides.

Nous ne nous arrêterons pas à la méthode initiale de Lister, qui consistait à laisser séjourner le catgut, pendant six mois, dans une solution huileuse d'acide pliénique.

Nous savons d'ores et déjà que, dans ces conditions, on est bien loin de réaliser l'asepsie du fil nialf,n*é les modifications apportées par MM. Rapp, Lucas-Clhampionnière, etc.

1 /emploi des solutions de sublimé fait par MM. Schwartz, Braeatz, Bergmann ne peut rendre stérile le catgut ; il ne peut donc être considéré comme un procédé idéal, quelle que soit la technique et ([uolle (jue soit aussi la durée du séjour du fil dans les solutions mercurielles.

La membrane de la spore, coagulée sous l'influence du sel mercurique, ne laisse plus pénétrer à l'intérieur Tagent microbicide pour continuer son œuvre d'aseptisation. Kt puis, n'est-il pas établi, en admettant môme les spores bactériennes momentanément stériles, que celles-ci, en contact avec les liquides de

I STÉRILISATION DKS FJLS A LIGATUHES 151

P'organismelors de la suture, vont céder leur sublimé

pt reprendre toute leur viLalité,

I M, Harrington a préconisé, Tun des premiers,

B^aldéh^'de formique pour la stérilisation du catgut.

P>es expériences nombreuses faites, dans ces condi-

hîons, ont démontré que le catgut soumis aux va-

P»eurs de formol conservait, il est vrai, sa puissance

bo résistance, mais qu au point de vue de Fasepti-

Icité obtenue le procédé était d'une valeur douteuse.

IM. Frederick, néanmoins, estime que ce procédé

hui a toujours donné d'excellenls résultats :

I Voici quelle est sa pratique de stérilisation :

I On laisse le catgut respectivement pendant une,

hrois, cinq, sept heures, selon les numéros (0, 1, 2, 3)

idans une solution de formol à 5 0/0,

I * Au bout du temps voulu, le fil est lavé soigneu-

I sèment et longtemps à leau courante; puis il est

I plongé, pendant un quart d'heure, dans Teau bouil-

llnnte*

I Le catgut, ainsi traité, est conservé dans des fla-

Icons aseptiques contenant de Talcool à 95* additionné

Ida 8 à 10 O/Ci de glycérine préalablement stérilisée,

I Dans le cas ou les ligatures ne doivent pas être

■ résorbées avant plusieurs semaines, M, Frederick

■ prépare ce qu'il appeUc *< le catgut au bichromate de I potasse n. Le fil, après sa stérilisation au formol, est I tout simplement immergé dans la solution suivante:

I Eau stérilisée i litre

I (ilycrriniî stéi ilist'e ,.,.... iO cent, cubes

I Bichromate du potasse. ,«. 1»%50

io2 TBCHxMQLB DE STERILISATION

On a aussi expérimenté Temploi des essences dont le pouvoir bactéricide pour quelques-unes est considérable.

C'est ainsi que MM. Thiersh, Kurster, A. Martin, Pozzi ont employé Tessence de bois de genévrier. M. Pozzi, en particulier, a combiné Taction du sublimé avec celle de Tessence de bois de genévrier :

I.c catgut est d'abord dégraissé soigneusement à Tétlier, puis stérilisé dans Tétuve sècbe à 110^ pendant une heure. Il est ensuite trempé dans une solution de sublimé au millième, puis maintenu, dorant plusieurs semaines, dans Tessence de bois de genévrier.

Le catgut est ensuite retiré et on le conserve dans Talcool, additionné d'un dixième d'essence de genévrier.

D'après MM. Pozzi, ce catgut au genièvre conserve toute sa ténacité et sa flexibilité.

Dans ces dernières années, des chirurgiens allemands et anglais ont adopté l'emploi d'un catgut aseptisé par une solution aqueuse d'iode dans Tiodiire de potassium ; ce catgut porte le nom de catgut Claudius, du nom de son inventeur.

Procédé Claudius. — Le catgut brut mis sur bobines est placé dans une solution composée de :

lodure do potassium 1 gr.

Iode pure 1 —

Eau distillée 100 —

et on laisse séjourner pendant huit jours.

^p STÊniLISAnON DES PILE^ A LICATUBES 1^3

I Au bout de ce temps, la stérilisatioQ est considé* ! rée comme parfaite.

La consistance des fils au sortir de la solution liodée est comparable à celle des fils de cordonnier.

Un dégraissage du catgut avant l'action de Tiode n'est pas possible, le fil devenant d'ordinaire rude et cassant.

Avant âon emploi, on plonge le catgut dans un liquide stérile quelconque, ou dans une solution aseptique de phénol à 3 0/0 pour enlever Texcès d'iode. On peut aussi le conserver dans Falcool,

Pour avoir un fil moins cassant, Fuchs conseille de ne pas suivre la dernicre partie delà technique de Claudius et de conserver le catgut dans la liqueur iodée, ou bien, à Tétat sec, dans des bottes stérilisées, auquel cas il suffit de le faire macérer pen* danl quelque temps dans de Teau stérilisée pour lui rendre sa souplesse,

M. Salkindsohn préfère prendre du catgut dégraissé qu'il enroule sur des bobines de verre, â raison de 3 mètres de fil au maximum par bobine.

II immerge le tout dans une solution contenant ty^%(j-S diode pour 100 grammes d alcool à fW. Les bobines sont laissées au moins huit jours au contact de cette solution et a Tabri de la lumière. Au bout de ce temps, le catgut peut être utilisé ou conservé sans inconvénient au sein de la liqueur iodée.

M* W. Stône est partisan de lemploi de la soln- Iton aqueuse lodo-iodnrée telle que Ta indiquée M. Claudius; mais, pour éviter une diminution de la

ÎM

r%C3Ê%*QVK l>K STÉmUSATiô^f

oc» du CI, il reooninaiidd de formoliser u r, le eatguL A cet eifet» imnierg^ h dattS mm solultoo de formol à Â 0/Û M à 48 lieitres, puis II le îaire à l'eau imranta^peodaiil 10 à là heures.

C'est sprès celle opémtîoQ que îe catgut est placé tans k solytioa ioda-ioduive où U reste jusqTï';ni momeDl de l'usage.

It est bien certâlA que le format, c^n se conribuiaDl aux tiubâlaiices proU'iques du catgut, reD)t*dîeàla dioiiuutiou de rêsislance que le fil aeqtitert upm son immersion dans la solulîati aqueuse iodoiodurée. Mais nous nous demandons si la formoïisatliju w retarde pas trop la résorptioa du fil, câr Temptol du catgiitt en tant que tîl à ligature, esl en réalité justiJie par sa qualité d'être résorbé dans uo espace de temps déterminé et sur lequel le cliirurgieD se base dans sa technique opératoire,

NL Elsberg a eu Tidée d avoir recours à nue solution aqueuse de sulfate d'ammoniaque pourstériliâer le catgut en raison de ce fait que ce sel insolubîtise les matières albumrnoïdes,

La solution employée est une solulioo sattiréi* à froid de sulfate d'ammoniaque. On fuit bouillir k catgut dégraissé dans la solution pendant dix à vingt minutes. Le catgut est ensuite relire, puis plongé dans de Teau stérilisée froide où il séjourne pendant une minute. On le conserve dans TalcooK

Diaprés M. Elsberg, ce calgut est complûtonienl stérile et conserve toutes ses propriétés physiques.

STËItlLlSATlÛN DES FILS A LIGATURES

ç) STÉRILISATtON PAR l'bMPLOI SIMULTAKË OE LA CHALEUR ET DES ANTISEPTIQUES

Au commencement de notre étude sur le catgut,

f nous avons insisté sur les recherches de M, Debu-

cLy qui avait calculé la diminution de résistance

vquc Bubbsait un catgut déshydraté lentement et

soumis ensuite aux vapeurs d'alcool à 120^-

Cette diminution, qui est environ de 28 0/0 de la

I résistance initiale a conduit M. Debuchy à adopter

\ un procédé d'asoptisation du catgut en utilisant â la

[-fois les moyens physiques combinés à Taclion mi-

crobicide des antiseptiques.

Procédé Debucht/, — M« Debucby prépare le cat- [gnt stérilisé par un procédé que nous appellerons I mixte, en raison do Temploi simultané de la chaleur [et des antiseptiques.

Les cordes à violon sont dégraissées par le sul-

'fure de carbone, et on leîs plonge ensuite dans une

solution d'azotate d*ar^ent â t 0/0» où on les laisse

.séjourner pendant fjiiinzejours; les cordes deviermeiit

\ d'une couleur brun foncé. Le cat|4"ut est ensuite

> retiré de la liqueur argenlique et on le lave avec une

1 solution stérilisée de chlorure de sodium jusqu'à

disparition de toutes traces d argent, c'est-à-dire

jusqu*à ce que Ton n'obtienne plus de précipitation

\en présence de la solution chlorurée.

Ceci fait, on soumet le fil h la tyndalllsalion^ c'està-dire quon le porte à Tautoclave à 80*" au plus,

156 TKCflNlQCE DE fîTÊAILlSATlOX

pondaiii tint^ heure chaque jour, durant tme seoiaîûe.

On peut aussi rëmpkcer cette tyndaUîsatioQ par un séjour de deux jours dans une solulton alcoolit|ue d*essenee de cannello à 25 0,0^ suivi de la- Vîiges à I aleool à plusieurs reprises. Enfin le ûlest CïtnsiTvé duns Thuilo pliéniquée et slériJîsée, dans rokool absolu, ou encore dans l'alcool oaphlolé.

M. Vauverls préconise comme liquide conservateur une solution alcoolique de j'^-naphtol à 1 U/O.

M, Dcbuehy a eu recours à l'action de 1 a^otale d'argent non seulement comme substance stérilisante, maîi aussi parce qu'il a constaté que, &ous r influence du composé argent îque, il y avait une augmentation delasticité et un accrotssemejit de résistance qu*il évalue au moins a 25 0/0 de la résistance initiale.

Cet auteur a vérifié expérimentalement que i procédé donnait une stérilisation absolue.

Page 1