‹ Technique de stérilisation à l'usage des pharmaciensChapitre 26 sur 34 · STÉRILISATION DU LAIT · texte numérisé non relu

STÉRILISATION DU LAIT

kvBge des récipients et, il faut bien le dire, de Teaii |ui peutètro employée pour le mouillage.

Ces germes saprophytes, s'ils ne sont pas patho-

ânes par eux-mêmes, ne sont néaumoinj^ pas sans langer, et il est démontré que la présence des acides lutyrique et acétique entre pour une grande part pns réclosion des phénomènes des gastro-entérites, îe la diarrliée vertedes jeunes enfants, sans compter 5S accidents toxiques qui penvent résulter de Tînifestîon de certaines toxinesproduites secondairement |âns ces diverses fermentations acides,

A cAté de ces saprophytes, le lait peut renfermer les microbes pathogènes, et il devient alors Tagent le transmission de certaines maladies contagieuses, lu premier rang desquelles il faut citer la tnber- ^tilùse*

Les expériences, entreprises dans ces dernières années, semblent bien prouvorque lo lait de vaches Itiberculeuses est susceptible de contagionner rhomme et, en partieuher, Tenfant.

Le lait provenant de vaches atteintes de la cocotte |fièvre aphteuse), absorbé sans avoir été stérili-sé, lonne de la lièvre, de l'insomnie, des vomissements, les coliques, des rougeurs, des aphtes sur la mu- |iicnse de la bouche et du nez (Duclaux).

On peut aussi rencontrer dans le lait les microor- ^anîsmes de la suppuration, des streplocoques et ies stapht/locoques, surtout lorsque les vaches ppé- Bntent des abcès du pis.

Enfin le lait peut être contaminé par des bacilles

J^HB TECHNIQUE 0E STEnil.fSATia^

amenus de rextérieur (fumier, eau, air), tels qiiecelui de la diphlérïc, de la pneumonie, de la fiem lyphoïde.

Mugge a signalé également dos bacilles pnlbogèneB peptoni fiants qui provoquent chût les nourriasans, des accidents cholériformes ; les spores dtt ces bacilles résistent â une température do tUO\

Cette énuméraiion^ encore incomplète^ des dilft^ renls germes que Ion peut rencontrer dans le hli, &nf(it à montrer que les laits altérés par les mit'roopganismes saprophytes peuvent ameoer des désordres graves 1 des accidents infectieux pour Iês enfunls qui les consomment.

Ce liquide nourricier peut ausai, comme noui venons do le voir, être ragent de transmission de certaines affections qui, souvent, sont d'autanl plus graves que les microbes pathogènes qu'il rcnfenup sont associés à d'autres microorganismea et, de cella association microuienne, il en résulte une toxicité plus grande ou untt virulence plus intense.

\ En conséquence, on devra, en pratique, coustdér«r comme dangereux tout lait livré à la consommation, dont on ne connaîtra ni Torigine, ni les conditions de la production, et il devra être soumis à raclion de la chaleur avant d'être consommé.

On a bien recommandé, il est vrai, pour obtenir

, un lait autaut que possible exempt de germes, de

^ pratiquer une traite aseptique sur des vaches dont

on s*est assuré le bon état de santé, et qui ont ét^

préaJablement soumv^e^ k Yv^v^fevxM^ de. \a LuberiMi-

■ STÉHILISJLTION DU LAIT 180

Bine. Maïs, pour réaliser celte mulsioD aseptique, il paut désinfecter les mamelons de la vache> aseptiser Des vases qui doivent contenir le lait et il est indis- Ipensable que les mains de la personne qui effectue

■ la traite soient aussi propres que possible.

I Pour remplir toules ces conditions, on se licurlc, Edans la pratique, i! faut le reconnaître, à toute une Isérie de difficultés qui rendent la traite aseptique Idiflicilement réalisable,

I II ne nous reste plus, pour empêcher la fermenta* bion du lait et pour détruire les microhes qu^il peut |€Qntenîr, qu*à ïe soumetlre h un traitement de slérillisation, On a proposé pour cela des pro€éd(fs méca- Vmiquesy des proc^dtfs phi/siques et des procèdes chi-

I Les procédés mtfcanùjUEs sont la iîUration et la

tcentrifugatkm.

[ La fUtration serait, suivant Seibert, efficace si on a le soin de la pratiquer en faisant passer le lait sur du colon liydrophileslérilîséet au préalable liuniecté d'eau stérile. 11 est diflicile d'admettre que cette simple filtration, d'ga peu pratique, suffise seule à priver le lait des microorganismes qu'il peut contenir. Quant à lac^n^nyîiÉTci^ion, proposée par M. Hucppe, ollc n'est g'uère efficace an point de vue de la slérililé, et elle a rinconvénicnt de détruire 1 emulsionet d'amener la séparation du beurre qui reste imprégné de tous les germes*

Parmi les procédés physiques^ on a utilisé le refroidissement et même la cnngélaliou du W\^„

Page 1