I STÉRILISATION DU LAIT
I JI est vrai que Ton pourrait s^assurcr de raddilion I d'une proportion trop élevée d'eau oxygénée, grAce I à ce fait, précisé par Texpérrcnce, que cet antisep- I tique, mélangé au lait à des doses supérieures Iâ 2 0/0^ ne disparaît plus entièrement, et alors la Ipartie non détruite peut facilement (Hrc reconnue de lia fa«;oo suivante :
I On coagule, par Tacide sulfuriquo dilué, 40 à 150 centimètres cubes de lait, on liltre et on agite le llîquide filtré dans un tube à essai avec moitié envibon de son volume d'éther et quelques gouttes d'une F solution aqueuse d'acide chromique. Dans le cas de kla présence deau oxygénée, Téther se sépare avec lune coloration bleue due à la formation d'acide per- I chronique*
I Enfin, nous répéterons que si Teau oxygénée em- I ployée a la dose de â 0/0 est susceptible de faciliter ■ la conservation du lait, son emploi ne permet pas I d'obtenir un produit pratiquement stérile qui puisse l servir à Talimentation du nourrisson.
I Tout récemment, M. Uudde, de Copenhague, [ a prétendu que si on n'avait pas eu de résultats L aussi satisfaisants qu'on pouvait Fespérer avec les I laits oxygénési c'est qu'on n'avait pas étudié avec [une attention suffisante l'action gcrmictde seconi daire de l'eau oxygénée, c'est-à-dire Teiïet de l'oxyl gène à Tétât naissant*
I M. Budde a reconnu que si on ajoute au lait froid une petite quantité d^au oxygénée, 0,05 0/0 par exemple, et quVm chaulTe immédiatement le produit
ainsi traité en vase clos et à une température de 50* pendant sept à huit heures, on obtient un lait stérilise.
Dans cette opération, Voxygène monoatomiqoe produit a une action microbicide énergique; de plus, le lait stérilisé ne contient plus d'eau oxygénée, laquelle est décomposée par le fait même de la stérilisation.
On a effectué de nombreuses expériences bactériologiques sur les laits « buddisés » tant à Copenhague qu'à Berlin et à Londres ; les résultats ont été satisfaisants et concordants. Le coli-bacille, le bacille typhique, celui de la diphtérie ont été détruits après une heure ; le bacille de Koch disparait après trois ou quatre heures.
La consommation du lait « buddisé » a été déjà pratiquée dans certains hôpitaux et dans quelques clini(jues de Danemark et de Suède ; sa saveur en tout somblable à celle du lait frais, et sa digestion facile, ont encouragé son emploi dans les gastroentérites cliez les nourrissons et aussi chez les adultes.