CORRECTION DES ATTITUDES VICIEUSES DE LA COXALGIE SOUS CHLOROFORME
Sommaire - Vabduction du début de la coxalgie se corrige aisément sous Sroforme - Dans les cas douloureux, il s'agit de tuberculose active, e alorsle devoir est de faire la correction par les manœuvres les plus ; douces e Tes plus brèves. - S'abstenir surtout des manœuvres de mobilisation eu ou se- préconisées par Bonnet (de Lyon) qui sont malh^enMment les manœuvres décrites dans tous les livres classiques - Porte directe meS et aussi doucement que possible la jambe malade en dedans et en bas - Les manœuvres alternées et longues sont dangereuses en ce qu'elles peuvent amener un broiement des fongos.tés virulentes et provoquer des inoculations au loin. - Si la correction demande pour être complète, des manœuvres vigoureuses, s'en tenir pour 1 instant a une correction partielle que vous compléterez plus tard. vZtTviLse en adduction, survenant dans des coxalg.es P et beaucoup moins virulentes généralement, reclame de 1 a et on plus vigoureuses. Ces manœuvres sont permises, puisque la tuberculose est très atténuée ou même éteinte.
Pour corriger l'abduction, un aide suffit.
Pour corder l'adduction, il faut deux aides. - Faire de l'hypercorrec ion en portant la jambe dans une abduction de 45°, et la mamten.r dan, cette abduction forcée pendant plusieurs semaines.
La coxalgie amène presque toujours avec elle des attitudes vicieuses de la jambe, soit d'emblée, au début de la maladie, soit un peu plus tard, et il faut de toute nécessité que tout médecin sache corriger ces attitudes vicieuses — puisque tous les médecins ont ou auront des coxalgies à soigner; faute de quoi les malades conserveront une boiterie disgracieuse et trop souvent même une véritable infirmité.
La manière de corriger les attitudes vicieuses et de maintenir intégralement la correction n'offre rien de difficile, et il n'est pas nécessaire d'être spécialiste pour y réussir. Tous les médecins doi-
vent el peuvent le faire, de même que tous les médecins doivent et peuvent corriger une fracture avec déviation et maintenir exactement la correction.
Ce qui différencie ces deux traitements, ce n'est pas leur difficulté, c'est le fait que la technique du traitement d'une fracture est connue de tous, tandis que la technique du traitement des attitudes vicieuses de la coxalgie ne l'est pas. Je parle d'une technique simple, pratique et sûre.
Je me suis attaché à donner ici cette technique précise et d'application facile.
Distinction des attitudes vicieuses de la coxalgie en deux catégories.
Il importe de distinguer les attitudes vicieuses du début de la coxalgie de celles d'une période plus avancée.
Les premières se font en abduction, avec allongement du membre, et s'accompagnent très fréquemment de douleurs vives.
Les deuxièmes se font en adduction, avec raccourcissement du membre, et sont généralement indolores.
Les premières sont ordinairement récentes, datant de quelques semaines ou de quelques mois.
Les deuxièmes datent généralement de six mois ou davantage quand on songe à s'en occuper.
Dans les premières, la tuberculose est plus floride; dans les deuxièmes elle est presque éteinte.
Par contre, les premières cèdent facilement, sous la seule action du chloroforme bien souvent, étant dues surtout à des contractures musculaires; tandis que les deuxièmes nécessitent des tractions plus vigoureuses, étant dues à des rétractions tendineuses ou ligamenteuses, plus ou moins anciennes.
Ainsi les manœuvres vigoureuses, qui peuvent avoir des inconvénients dans les attitudes vicieuses du début sont justement inutiles en ces cas, et lorsqu'elles deviennent nécessaires, c'est-à-dire dans les attitudes vicieuses de la fin, elles peuvent se faire impunément. Cependant ceci n'est pas absolu, et, en aucun cas, il ne faudra s'attarder, à la manière de Bonnet (de Lyon) et de presque tous les chirurgiens à sa suite, à faire des manœuvres de correction d'une demi-heure et plus de durée. Ainsi prolongées, ces