TECHNIQUE DU TRAITEMENT EN CAS DE FISTULE
J'ajoute que ces pansements doivent être faits avec la plus rigoureuse asepsie du chirurgien, de la peau, des instruments, des liquides, des objets de pansement, tout comme s'il s'agissait d'une laparotomie, si l'on veut éviter l'infection de la fistule, tant à craindre toujours.
2" Cas. — Fistule infectée.
Pas d'injections, mais faire tous les jours des pansements à plat très aseptiques et s'en tenir à cela, si cela suffit à maintenir le malade apyrétique, — car la fièvre est le grand danger, — et attendre patiemment plusieurs mois, et même une ou plusieurs années, la cicatrisation.
S'il y a de la fièvre, au contraire, n'ayez pas de trêve jusqu'à ce qu'elle soit tombée. Lavez, drainez en tous sens, immobilisez bien les parties malades et, si le drainage simple ne suffit pas à faire tomber la fièvre, c'est qu'il y a une rétention de pus due à l'obturation, par la tête fémorale et ses débris ou par les fongosités de la cavité cotyloïde et des clapiers qui l'environnent — en l'absence, bien entendu, d'une complication viscérale pouvant causer cette fièvre.
En ce cas, le drainage ne sera parfait, la fièvre ne cessera que lorsqu'on aura pratiqué une voie large jusqu'aux foyers de suppuration et, parfois même, sacrifié, en partie ou en totalité, la tête fémorale infectée.
C'est le seul cas où j'admette, — et cela, je le répète, dans Le but d' 'assurer et de parfaire le drainage, l'ouverture de la jointure et la résection partielle ou totale de la hanche1.
1. Voir Presse médicale: Calot, La résection de la hanche dans la coxalgie, janvier 1899.