‹ Technique du traitement de la coxalgie [electronic resource]Chapitre 27 sur 74 · sept. 1901. hanche · texte numérisé non relu

sept. 1901. hanche

Luxation do la

Fig. 122. — 23 scptombro 1901. — On essaie do céduire on mettant on abduction do prés de 90". Lo fémur vient contre lo bord supérieur do la cavité mais no pénètre pas.

Fig. 123. — 23 septembre 1901. — Pour faire Fig. 124. — 28 octobre 1901. — Un mois après,

pénétrer le fémur dans la cavité, il faut mettre on essaie de diminuer la flexion et l'abduc-

la cuisso en flexion à angle aigu sur lo ventre tion. La radiographie laisse voir que lo fémur

et abduction d'environ 60°. a une tendance à s'échapper de sa cavité.

Fig. 1-25. — 28 octobro 1901. — Devant cette constatation, l'on remet aussitôt dans l'ancienne position d'abduction et flexion : la radiographie montre que de nouveau la réduction est acquise.

Fig. 126. — 23 décembre 1901. — Nouvelle tentative pour ramener lo fémur. Il est mis en abduction de 90". Cette fois la réduction se maintient; do plus, on voit qu'il s'est produit un petit pont osseux entre le bord supérieur de la cavité et le fémur.

Fig. 127. — G mai 1902. — .Lo fémur a été ra- Fig. 128. — 22 juin 1902. — Abduction do 20° mené peu Ù peu en plusieurs étapes. La environ. La réduction s'ost maintenue. Lo réduction s'est toujours maintenue, petit pont osseux a do la tendance il s'ac-

croître. L'enfant peut marchor facilement.

1. Clichés pris, l'enfant reposai) I dans le décubilUS dorsal : les épreuves positives sont renversées, c'est-à-dire que le côté droit parait être à gauche el vice versa, comme dans toute épreuve radiographique.

Nous laissons au malade ce petit appareil de même que nous faisons porter longtemps une genouillère pour une tumeur blanche du genou lorsque celui-ci a une tendance à se courber; et de même encore, si les os à la longue ne veulent pas se fixer, nous pouvons à la rigueur faire très tard un avive ment de la fissure existant entre le trochanter et l'os iliaque, ce qui serait inoffensif en agissant ainsi presque à l'extérieur et longtemps après la guérison du mal, maislcpetitappareil longtemps porté suffira.

Voilà, selon moi, ce qu'on peut faire de mieux pour ces cas de coxalgie où il y a luxation du fémur avec destruction de la tète fémorale, qui sont les plus fâcheux qu'on puisse rencontrer, et qui, naguère, étaient réputés sans remède.

J'ai appliqué ce traitement cinq fois déjà avec des résultats extrêmement satisfaisants pour des coxalgiques considérés comme incurables et abandonnés de tous les médecins : les cinq enfants gardent d'un centimètre et demi à deux centimètres de raccourcissement, au lieu de quinze ou vingt centimètres; et leur boiterie lamentable, véritable infirmité jadis, est maintenant à peine appréciable.

Il est un autre cas assez fréquent où je fais le même traitement (fig. 129). — 11 ne s'agit pas de déboitement à proprement parler, mais les dispositions anatomiques des os ressemblent plus à celles de la luxation qu'à celles de l'ankylose. Le trochanter, très développé, surplombe le moignon de la tête, très atrophié, presque insignifiant, resté dans le cotyle. Il existe alors un raccourcissement etune boiteriemarqués, analogues à ceux que m'avait laissés la réduction sanglante du moignon indiquée plus haut, dans un cas de luxation déjà produite.

Dans ces cas, j'ai détaché, — ce qui est très facile, ça tient si mal! — ce petit moignon du cotyle. Il s'en détache presque de lui-même en faisant de l'abduction forcée. Ensuite, j'ai procédé

Fig. 1-29. — Pseudo -luxation. Usure presque complète de la tète et du col dont les limites normales sont figurées en pointillé sur la figure. Il ne reste qu'un petit moignon formé par la partie inlero-externe du col (d'après radiographia i.

comme dans les luxations véritables, en mettant le Irochanter normal ou hypertrophie à la place abandonnée parle moignon de la tète - ou très près de cette place - - et en fixant le membre inférieur dans une position d'abduction extrême de 90". J'ai ramené peu à peu, par des appareils changés toutes les six ou huit semaines, le fémur à une position d'abduction de 18 à 20°, dans laquelle nous le fixons définitivement. Et cela s'est fait également avec les pins grands bénéfices orthopédiques.

Ces considérations sur le traitement de la luxation spontanée s'appliquent également aux luxations si fréquentes qui suivent la résection de la hanche. Le fémur est changé ici en une perche, au lieu de la potence qu'il représentait autrefois; en effet, la branche horizontale de la potence a été emportée parla résect.on, et 1 on comprend que l'os glisse facilement sur la fosse iliaque externe. On comprend aussi qu'on le réduira par les mêmes moyens que le déboitement spontané, sans opération sanglante.

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