CAS : COXALGIE AVEC ABCÈS
Sommaire. — Manière de reconnaître l'existence d'un abcès. — L'abcès froid de la coxalgie n'est, en réalité, que le prolongement du foyer profond, qu'un diverticule ou, si l'on veut, une « extériorisation » de ce foyer.
— Le chirurgien qui ouvre l'abcès froid de la coxalgie ouvre, par conséquent, le foyer tuberculeux de la hanche. — La conduite à tenir en présence d'un abcès froid est toujours la même, que l'abcès communique, ou ne communique pas, avec la jointure. — Il y a trois traitements de l'abcès froid :
1° L'extirpation sanglante. — A repousser, parce que trop souvent elle ne guérit pas et qu'elle amène toujours des dégâts considérables.
2" L'abstention, qui escompte la résorption spontanée de l'abcès. — Celle attitude est préférable à la précédente, mais moins bonne que la suivante.
3° Les ponctions et les injections modificatrices, traitement qui guérit sûrement, qui guérit vile, qui guérit sans mutilation.
Il n'y a pas un cas où l'ouverture de l'abcès s'impose, à moins qu'il n'existe une fièvre persistante trahissant une infection surajoutée.
Lorsque la peau est rouge et mince, et que celte ouverture parait inévilable, on peut encore l'éviter presque toujours par des ponctions évacuatriecs fréquentes, faites pendant quelques jours sans injections consécutives.
— Ce traitement demande alors une grande minutie et une grande dépense de temps.
En résumé, il ne faut jamais ouvrir les abcès froids.
Fréquence des abcès; date d'apparition; conditions cliniques dans lesquelles ils se forment.
L'abcès s'observe dans plus de la moitié des cas de coxalgie. Il est beaucoup plus fréquent cbez les enfants dont le traitement, général ou local, est défectueux, par exemple chez les coxalgiques vivant dans une grande ville, ou chez ceux qui marchent. Il est surtout fréquent dans les coxalgies très douloureuses, lesquelles sont presque toujours des coxalgies malignes.