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COXALGIE COEXISTANT AVEC D'AUTRES MALADIES

coxalgie simple, qu'elle s'accompagne d'abcès, ou de fistule, ou de déviations.

Plus tard, si, malgré tout, l'ankylose double s'est produite et rend la situation du malade trop pénible, vous la traiterez par une ostéotomie linéaire ordinaire, en cherchant à obtenir de la mobilité. Cette ostéotomie sera faite d'un seul côté d'abord, puis de l'autre si la mobilité obtenue après la première opération n'est pas suffisante.

b) Coxalgie avec mal de Pott.

On peut soigner ces deux maladies, la coxalgie et le mal de Pott, en même temps, par un appareil prenant le tronc et la jambe malade jusqu'au pied inclusivement, ou bien encore par une extension faite à la tête et aux pieds. Mais il est préférable de soigner d'abord et surtout le mal de Pott par un bon appareil plâtré, et de laisser la jambe libre avec, simplement, l'extension, tout en soignant, bien entendu, les abcès s'il y en a. Lorsque le mal de Pott est guéri, on s'occupera de corriger, s'il y a lieu, l'attitude de la jambe par les moyens ordinaires (voir Ankyloses fibreuse et osseuse, p. 196).

Lorsque le mal de Pott est placé bas, comme il laisse généralement une ankylose du rachis lombaire et que la coxalgie a guéri également par ankylose de la hanche, cette double ankylose fait que la marche est assez défectueuse.

Nous savons que l'ankylose de la hanche, avec une jambe solide de longueur normale, n'empêche pas le malade de bien marcher; mais cela n'est vrai qu'à la double condition que la hanche opposée sera souple et que le rachis inférieur aura également sa souplesse normale; sans cela, toutes les suppléances fonctionnelles sur lesquelles nous comptions n'existent plus. — La première de ces deux conditions nécessaires peut manquer dans la coxalgie double; et la seconde peut manquer dans le mal de Pott inférieur, coexistant avec la coxalgie.

c) Coxalgie avec luxation congénitale de la hanche.

Si l'enfant est très jeune et la réduction très facile, si, d'autre part, la coxalgie est très légère et que vous n'ayez pas à craindre de produire des inoculations par vos manœuvres, faites cette

réduction et maintenez avec un grand appareil plâtré laissé en place : vous guérirez la hanche avec ou sans mouvements, suivant le degré de la coxalgie, mais toujours avec une jambe utile et un résultat très satisfaisant.

Mais si la réduction nécessite des manœuvres trop vigoureuses, ou que la coxalgie soit sérieuse, guérissez d'abord la coxalgie; vous réduirez la luxation un ou deux ans après.

ci) Coxalgie avec tumeur blanche du genou du même côté.

On fait simultanément le traitement des deux articulations malades par l'extension ainsi que par un grand appareil plâtré prenant le pied. Il faut chercher, dans la mesure où on le peut, à sauver la mobilité soit de la hanche, soit du genou. Ces mouvements de l'une ou de l'autre jointure ajouteront beaucoup à la facilité et à l'élégance de la marche.

Mais, en somme, on peut encore marcher assez bien, même avec une ankylose de la hanche et du genou.

e) Coxalgie avec d'autres tuberculoses externes ou viscérales.

Si les tuberculoses externes coexistantes sont multiples et graves, ou bien si les tuberculoses viscérales sont avancées, et donnent soit de la fièvre, soit de l'albumine, faites localement un minimum de traitement, juste ce qu'il faut pour empêcher le malade de souffrir et les abcès de s'ouvrir. Pas d'intervention, pas de correction. Vous les ferez plus tard si l'état général s'est transformé favorablement.

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