‹ Technique du traitement des tumeurs blanchesChapitre 23 sur 76 · I.l'] TRAITI<]MENT DU FllYKU TUBERCULEUX · texte numérisé non relu

I.l'] TRAITI<]MENT DU FllYKU TUBERCULEUX

«lo la jointure. En ce cas celte ininioMlisalion sévère ayant duré i»énéi'alement plusieurs années, la îj;aérison n'est presque jamais obtenue qu'avec un enraidissement de la jointure et une atrophie marquée du membre. C'est une guérison par ankylose, c'est-à-dire avec une impotence, plus ou moins notable, du membre atteint.

Or, il faut savoir que, dans la ij;rande majorité des cas, au membre inférieur tout au moins (genou ou cou-de-pied), l'appareil est nécessaire. Dès lors, le traitement conservateur pur [)erd les avantag'es qui pouvaient le faire rechercher, et donne un résultat fonctionnel inférieur à celui que donnerait le traitement par les injections modificatrices. Celui-ci nécessite aussi l'emploi des appareils, il est vrai, mais pendant quelques mois seulement et non plus pendant trois, quatre, cinq et six ans. — C'est une difîérence énorme en sa faveur, car en quelques mois ni l'ankylose, ni une atrophie notable du membre n'ont le temps de se produire.

Si la clinique se prêtait aux formules radicales, on pourrait donc, pour les tumeurs blanches, s'en tenir à celle-ci :

Ou le traitement conservateur pur sans appareil; ou le traitement par les injections.

Cela veut dire que si l'appareil est nécessaire, il faut abandonner le premier traitement pour recourir au deuxième. Quant à l'opération sanglante, elle doit être écartée d'une manière presque absolue, comme nous allons le démontrer dans le chapitre suivant.

Calot. — Traitement des tumeurs blanches.

Page 1