LES TUMEURS MIXTES
Diagnostic clinique posé devant une tumeur sousmaxillaire dont le début remonte à plusieurs années. Bosselée, indolente, de consistance ferme. Elle a un développement surtout cervical dans la région sousmaxillaire. Le toucher buccal permet de constater que le plancher de la bouche est libre et indolent, non soulevé par la tumeur.
Peau non adhérente. Tumeur mobile.
Aucun signe fonctionnel.
Au point de vue histo-pathologique, la localisation sous-maxillaire n’apporte aucun élément nouveau à ce genre de lésions dont l’histologie a été longuement et largement précisée depuis la première observation complète publiée par Michaux en janvier 1852. La dualité tissulaire retrouvée dans toutes ces lésions donne lieu à des explications pathogéniques multiples qui ne font pas l’unanimité.
Cette étude est dominée par la notion de « capsule d’enveloppe ». Capsule formée par les tissus glandulaires péri-tumoraux refoulés par le développement de la tumeur, d’où l’existence d’un plan de clivage et la possibilité d’énucléation.
En pratique, un fait domine la clinique de ces tumeurs mixtes, la fréquence des récidives après énucléation simple. Récidive plus ou moins tardive survenant souvent plusieurs années après la première intervention, susceptible de se répéter 3 et 4 fois et plus.