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RESUME DES TUMEURS DE LA SOUS-MAXILLAIRE

Pour la sous-maxillaire comme pour les autres glandes salivaires, on ne peut plus opposer nettement deux tableaux bien nets de bénignité et de malignité.

A la tumeur mixte bénigne, s’ajoute la notion de tumeur mixte maligne dont la malignité enclose se traduit seulement par des récidives locales. Les tumeurs « primitivement malignes à type de cylindromes » sont bien proches de ces « tumeurs mixtes malignes », elles aussi récidivent localement et n’ont jamais d’adénopathie ; mais elles donnent des métastases viscérales. Enfin, à l’extrême, la tumeur manifestement dégénérée avec signes cliniques locaux de malignité, adénopathie satellite nette et métastase viscérale possible.

Tout ceci constitue une gamme de lésions microscopiques avec des types intermédiaires qui prêtent à de longues discussions histologiques.

LITHIASE SOUS-MAXILLAIRE

Parmi les nombreuses causes de développement des calculs au niveau de l’appareil salivaire, il semble bien que l’infection joue un rôle primordial qui explique les lésions presque constantes des glandes et de leurs canaux excréteurs.

La lithiase est beaucoup plus fréquente à la sousmaxillaire (90 %) qu'aux autres glandes et le calcul siège beaucoup plus souvent au niveau du canal excréteur que dans la glande elle-même. La lithiase canaliculaire est la règle.

Le canal excréteur, siège habituel du calcul, est dilaté, mais des lésions de voisinage, l’inflammation de la glande sont quasi-constantes. Cette glande enflammée chroniquement augmente de volume, sa consistance est dure et ferme, elle présente histologiquement des lésions scléro-inflammatoires qui sont importantes à connaître pour la conduite du traitement.

Certains malades peuvent guérir par incision de la paroi du canal de Warthon par voie endo-buccale et extraction du calcul. Ce malade avait présenté le tableau classique de la colique salivaire : douleur vive irradiée à la langue survenant au début du repas. Gonflement subit de la région sublingale et sous-

maxillaire dû à la brusque distension du canal et de

la glande par la salive. Phénomènes douloureux brusques et passagers ; en quelques minutes tout disparait, un flot de salive s'écoule.

Diagnostic facile devant le caractère particulier des EL

Le toucher buccal, la radiographie si besoin, font le diagnostic.

Le malade opéré par simple incision du canal de Warthon et extraction! du calcul, peut guérir, mais ce n’est pas la règle.

En général, d’autres accidents évolutifs finissent par imposer l’ablation de toute la glande sous-maxillaire. Parce que d’autres calculs se forment, les lélions glandulaires scléro-inflammatoires augmentent et passent à la chronicité. Le calcul extrait une fois ou même plusieurs fois, la glande reste grosse, douloureuse, tuméfaction sensible du plancher de la bouche, subissant une évolution par poussées, toute la région finit par être tendue, douloureuse, la peau fixée.

Dans d’autres cas, très rapidement, cette infection glandulaire aboutit à une collection suppurée rapidement coillectée, pouvant prendre lallure gangréneuse, comme nous l’avons vu dans un cas. suppuration qui sera incisée et parfois demandera ultérieurement, toute suppuration étant tarie, l’ablation de la glande qui reste scléro-inflammatoire.

Nous voulons citer seulement le cas où les calculs sont intra-glandulaires. Pas de signes fonctionnels typiques, apparition souvent lente d’une tuméfaction

sous-maxillaire, dont les caractères inflammatoires ne sont pas toujours nets, grosse masse dure, fixée, peau adhérente, peut-être un peu rouge.

Si le diagnostic de la lithiase canaliculaire est chose facile, une tumeur ligneuse et chronique de la sous-maxillaire peut faire penser à un cancer, lorsque le calcul est intra-glandulaire. La douleur à la pression, la notion d’évolution par poussées et surtout la radiographie feront le diagnostic.

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