Période moderne
Avec lantiseptie, larthrotomie devient une opération
banale.
mg nt
En 1866, M. le professeur Panas écrivait : « Lorsque la suppuration a envahi l’article, et que des abcès se sont formés, il faut le plus promptement et le plus largement possible, frayer une libre issue au pus afin de prévenir ou de combattre les accidents graves résultant du croupissement et de la décomposition des liquides contenus dans l'articulation. Si, malgré toutes ces incisions, le pus stagne dans quelque recoin de la synoviale, et si la présence des gros vaisseaux et des nerfs empêche de pratiquer de nouvelles contre-ouvertures, on introduira avec avantages un ou plusieurs tubes à drainage que l’on fera passer d'un côté à l'autre de l'articulation. Si, au bout de quelques jours, le pus reste séreux, mal lié et fétide. on additionera l'eau des injections de quelque faveur de liquide modificateur et antiseptique. » On pourrait croire ces pages écrites d'hier.
Les travaux de Lister, Jessop, Nussbaum, Schede, Volkmann nous conduisent à cette rapidité d'intervention dans les arthrites suppurées consécutives aux plaies. Ils nous apprennent à inciser délibérément les articulations melades. Frappé des bons résultats obtenus par Lister, M. Championnière se faisait, dès 1869, l’apôtre actif, convaincu ct persévérant des nouvelles méthodes, et préchant d'exemple, ouvrait largement les arthrites suppurées.
En résumé, l'expérience du passé, sans compter celle de la guerre actuelle, que nous allons voir, nous montre qu'il faut ouvrir délibérément l'articulation du genou, et ne pas hésiter à fendre largement, la synoviale DANS
aer à la recherche d’un corps étranger.