MoRTALITÉ OPÉRATOIRE
44 malades ont été opérés dans le service, dont 6 depuis moins d’un an et dont nous ne faisons pas état dans l’étude des résultats.
3 sont morts. — l’un de shock, le soir de l’intervention (1931).
L'autre de septicémie au 24€ jour (1931).
Après 22 jours d’apyrexie, ce malade fit une septicémie à staphylocoques dont une otite et une angine semblent la porte d’entrée.
Le troisième, au 8€ jour (1932), de phénomènes mal expliqués : Il présenta, au 5€ jour, un pemphigus suppuré généralisé.
Il est à noter que dans ces 2 cas, la plaie opératoire n’a suppuré à aucun moment.
Nous tiendrons naturellement compte de ces 2 décès dans le calcul statistique, mais il est permis de faire
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remarquer que leurs causes semblent bien sans rapport avec l’intervention.
Il faut observer que depuis 1932 on n’a eu à déplorer aucun décès post-opératoire, cependant que le nombre des arthrodèses pratiquées s'élevait à
7 10 en 1934, 9ten1933.
Ainsi, pendant les 2 dernières années, 19 malades furent opérés sans aucune mortalité. Nous avons déjà exposé les raisons qui expliquent cette amélioration.
La mortalité opératoire globale à donc été de 6,8%. Devant ce chiffre qui peut paraître élevé, il faut rappeler que ce sont les scoliotiques graves que l’on opère et que, d’après Kleinberg, 2 %, seulement de ceux-c1 dépassent l’âge de 40 ans.
Enfin, il s’agit d’une méthode à ses débuts et la diminution de ses risques est plus qu’un espoir puisque dans les 2 dernières années, sur 19 cas, 1l n’y a eu à déplorer aucun décès opératoire.