TRÉPANATION
encore .sain cl laisse îles (issus osseux voués à la nécrose. L'é\i(lenienl précoce est donc une opération inutile et dangereuse. Que faire ? Le moins possible. Voici comment nous conseillons de dii-iger celle intei-vention diirurgicale.
Trépanation (ostéomyélite aiguë).
lo Incision de la peau. — Choisir la face e.xterne du fémur ou sa face interne, suivant le maximum d'empàlemenl.
20 Section musculaire. — Ne pas couper les muscles. I>asser dans nu intervalle musculaire, alin d'éviter, après la guérison, Tatropliie musculaire et surtout l'adhérence de la cicatrice musculaire avec Tos et la peau.
30 Incision du périoste. — Ne pas le décoller ou le décoller le moins possible, taire effort, au contraire, pour évilci' son décollement.
4° Forage explorateur. — Avec le foret et le vilebrequin de Doyen, ouvrir un trou dans le bulbe et l'aléser avec une fraise. S'il y a du pus, forer un second trou à un travers de doigt plus loin ; s'il y a encore du pus, forer un troisième trou. \'oilà toute l interventioii ; elle est peu mutilante et suffisante. Surtout pas de cureltage, pas de sutui'e. .Maintenir les lèvres cutanéo-musculo-périostiques béantes, par des mèches au peroxyde de zinc. Entourer le membre d'ouate et panseï-.
Si l'oUéoimjélite siège à Cextrémité iViin membre, faire de Taspii'ation, à l aide d'une ventousa 'le Hier, comparable cà celle de .lunod. Faire une séance d'une heure par vingt-quatre heures.
Si l'ostéomyélite siège trop haut par rapport à la racine du membre, employer le lien élastique de Bier (la stase veineuse). Celte méthode agit par l'action microbicide du sang veineux et empêche la résorption rapide des agents toxi-infectieux.
l\" Suites opératoires. — L'action du chirurgien n'est pas terminée.
Traitement de l'état général pai' les boissons abondantes et l'aération, le lavage intestinal.
Traitement de l'état local par les pansem(!nts répétés, les applications régulières de iaméthode de ISicr (ventouses et ligature].
Irrigations d'eau oxygénée, tamponnement au pero.\yde de zinc. Appareil ouaté ou plâtré. Tels sont les soins qui vont être prodigués au malade pendant plusieurs semaines.
La guérison peut-elle ainsi s'obtenii- ? .\ulremenl dit, la réparation |)eut-elle se faire sans fistule, sans suppuration interminable?
En général, le chirurgien doit <( retoucher » le segmentosseux malade
\'. /'.\ / ci'.K'r. —
J'K t'H N I Q UE O PÉ R ATO I RE .
l)our L'iih'vei- les séquestres que les cellules lyiupliatiques (macrophages) ont prop:ressivemcnl mobilisés el séparés de Tos sain.
Le jour où le chirui'gien doit intervenir la première fois, c'està-dii-e cinq ou dix jours après le début des accidents, si rinvasion destructive de l'infection osseuse était faite, si les toxines avaient déjà tué une certaine partii; de l'os, l'ablation de ce tissu voué à la moi t aurait-elle dû être faite immédiatement ?
Non, et cela pour deux i-aisons : 1^ (7 eut impossible à cette période de distinguer l'os sain de l'os voué à la mort; 2° l'os voué à la nécrose forme attelle, comme une tige métallique, pour maintenir les rapports squelel tiques, tandis que le [)érioste créera une nouvelle coque enveloppante destinée à i-emplacer la partie nécrosée.
A quel moment l'opération retenue peut-elle èti-e praticiuée?
A quel moment peut-on supposer que l'os mort a été séparé de l os vivant pour constituer le séquestre? A quel moment le périoste a-l-il produit la coque osseuse de r-empiacement ? Trois mois api-ès la première opération. N'opérez jamais votre malade avant trois mois; attendez souvent quatre mois.
Séquestnomie. Évidement (forme chronique)
L'enfant, l adolescent ou l'adulte se présentent au chirurgien avec un membre fistuleux,vestiged'uneostéomyélite. Cette fistule provient d'une opération faite trois mois avant, ou bien elle résulte de l'ouveiture spontanée d'un abcès, abcès qui est survenu au cours d une crise aiguèou, au contraire, au coursd'une forme chi-onique d'emblée.
Le but du chirurgien sera le suivant : em.eveu les séqiesthes MuiiU-isÉs par les macrophages el curettek les foyers remplis de fongosités inflammatoires. Le siège de ces foyers el de ces sé(|uestres est variable. Tantôt formés aux dépens des couches superlicielles de l'os, ils sont sous-périosliques. Une incision suftit pour les découvrir. La tei hniiiue est aisée, l'opération insignifiante. Tantôt le sé(]uestre est contenu dans un cylindre osseux, cylindre qui n'est autre que la coque (le lemplacement créée par le périoste. Il faut, dans ce cas, faire sauler le cylindre éburné avec la gouge et extraire le séquestre. L'opération se prati(]ue ainsi :
I" Incision de la peau, des muscles et du périoste. — l*asser dans un interstice musculaire, comme nous l'avons indiqué à propos de la forme aigui".
2" Décollement périostique. — Décoller cette membrane le moins possible, juste assez pour appliquer une fraise de Ui millimètres.