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COMPLICATIONS ET ACCIDENTS

Douleur. — Faire une ou deux injections de morphine par vingtquatre heures, si toutefois les reins ne sont pas altérés. Les sujets qui ont été endormis à la scopolamine et à l'éther restent calmes pendant vingt-([uatre heures.

Hémorragie. — L'hémorragie externe se reconnaît à ce que le pansement est taché de sang. Commencer par renforcer la compression ouatée, au besoin avec une bande de caoutchouc qu'on peut laisser une ou deux heures. Si c'est insuffisant, placer une bande d Esmarch ù la racine du membre, en attendant le cliirurgien. Puis l'aire sauter le pansement ; enlever les sutures ; lier le vaisseau, drainer, suturer et comprimer, (^ette hémostase secondaire donne fi'équemment de l'infection (manipulations, désinfection insuflisante, mauvaise résistance des tissus anémiés, manœuvres inutiles).

L'hémorragie interne se reconnaît à la pâleur de la face, à la diminution de la tension du pouls, sueurs, refroidissement des mains, angoisse.

Fièvre. — Elle peut être due à une simple résorption du sang ou à l'infection. Elle fait défaut dans la septicémie grave qui se manifeste par l'accélération du pouls et de la respiration, le faciès spécial et l'anurie. En cas d'infection, il faut débrider la plaie, faire des irrigations à l'eau oxygénée, drainer, appliquer la bande ou la ventouse de Hier, injecter sous la peau du nucléinatede soude (20 centigrammes par jour); dans les veines, de l'électrargol (:j centigrammes); dans les muscles, de l'eau salée (230 à 1 000 grammes) ; dans certains cas, injecter sous les téguments ou dans les muscles ou le péritoine de l'oxygène gazeux.

Choc. — En cas d'hémorragie, faire l'hémostase interne ou externe, une injection de sérum artificiel additionné d'adrénaline, ou la transfusion directe. Injection sous-cutanée de caféine, l-'aire les ligatures des quatre membres à l'aide d'une bande élastique à demi serrée. Ré-

292 V. PAUCIIET. — TECHNIQUE OPÉRATOIRE.

chauiïer le malade à l'aide de houles d eaii chaude et faire respirer do roxyirène.

Météorisine. — Le hallonnemeut du ventre est généralement dû à la péritonite après les opérations ahdominales, ou simplement à un épanchement sanguin dans la cavité péritonéale, ou encore à de Finlection sous-péritonéale; c'est ce qui se pi-oduit après les interventions sur les reins ou la vessie, quand Turine S('pti([ue prend contact avec le lissu cellulaire sous-péiitonéal. Quand le méléoi isme esl limité à la moitié supérieure du ventre ou prédominant de ce côté, il s'agit de la dilatation paralytique de /'esiomaf. Cette dilatation est causée par inhibition du sympathique sous TinQuence de l'anesthésique. Le malade vomit noir, son pouls s'accélèi'e et les traits s'altèrent. Il faut d urgence laver l'eslomac une ou plusieurs fois. Si le lavage ne suffit pas, il faut coucher le malade à plat ventre ou le placer dans la position genu-pectorale (1). Les vomissements sarrètent et l'estomac se létracte. Ce météorisme stomacal peut également éti"e consécutif à une gaslro-enlérostomie. Là encore, il faut laver l'estomac largement. Si les vomissements continuent, c'est qu'il se produit un cercle vicieux; une nouvelle intervention s'impose.

Pneumonies. — Les complicalions pulmonaires surviennent soit à la suite de l'éthérisalion (on les prévient pai- la scopolaniine;, soit par suite d un mauvais état de la houche (faire détartrer ou hadigeonner d'iode les dents avant les opérations), soit par i'aihlesse du myocarde.

Déhiscence de la plaie. — Une ligne de réunion peut s'ouvrir après l'ablation des sutures. Il est nécessaire de suturer de nouveau. Après le deuxième jour, il faut aviver. A la suite des laparotomies, l éventration peut se produire. Cette éventration est due à ce que les points de catgut se sont résorbés très vite par la présence d'un épanchement sanguin ou d'une légère infection. Ne jamais accuser le lever trop précoce de la malade. Chaque fois qu'on aura à craindre une semblable complication, il faut suturer en un plan à l aide de crins de Florence ou de lils métalliques.

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