CATHÉTÉRISME DE L'ŒSOPHAGE ET GAVAGE PAR LES FOSSES NASALES
Après certaines opérations sur la bouche ou le larynx, il es! non de laisser à demeure une sonde iXélaton dans le nez el l'œsophage pour nourrir le patient. Cette sonde restera à demeure ou sera réintroiluite plusieurs fois par jour. La sonde Nélalon peut suffire, mais la sonde œsophagienne, qui est plus longue et plus rigide, est préférable. Sa longueur est en effet de 90 centimètres et son diamètre de G millimètres.
Pour lubrifier la sonde, il faut la plonger dans de l'huile d'olive. Technique cliirurgicale. 20
y. PAUCHET.
L'inlroduclion de liquides alimentaires se fait au moyen d'un entonnoir de îiOO grammes.
Liquides alimentaires. — Lait bouilli ou caillé et liltré ; huile ; jaunes d œufs ; sirop de sucre ; jus de fruits.
Manuel opératoire. — La sonde doit pénétrer par une narine, suivre le plancher des fosses nasales, puis arriver à la face postérieure du voile du palais se couder à angle droit pour suivre la paroi postérieure du pharynx jusque dans l'œsophage. Elle Aoit éviter, avant de pénétrer dans ce dernier, Vorifice supérieur du larynx. Conseiller au malade d'avaler sa salive pendant toute l'opération. Les mouvements de déglutition facilitent la progression de la sonde. Dès que celle-ci est introduite, verser doucement le liquide alimentaire dans l'entonnoir.
L'opérateur reconnaît que la sonde a, par mégarde, pénétré dans les voies aériennes quand le sujet devient aphone et sutfoque. 11 est donc utile de faire causer le patient ou de remarquer s'il s'échappe de l'air par la sonde. D'ailleurs, si on hésite, injecter deux ou trois gouttes d'eau dans l'entonnoir. Celles-ci provoquent un violent accès de toux.
Si la sonde reste à demeure dans le nez, il faut antiseptiser les fosses nasales à la vaseline mentholée et renouveler fréquemment la sonde.