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ANESTHÉSIE. — ANESTHÉSIE GÉNÉRALE

loute Tanesthésie ou l'endormir par rinlroduclion d'un Uil)o de caoutchouc dans une narine.

Compter les globules sanguins et faire le dosage de l'hémoglobine. Le lymphadénome ou la diminution trop grande d'hémoglobine rend l'organisme fragile.

Les dents artificielles seront enlevées la veille de l'opération. Le malade absorbera un cachet de 75 centigrammes de véronal pour passer une bonne nuit.

Local d'anesthéisie. — Ne pas endormir le malade dans sa chambre, ni dans la salle d'opérations. L'endormir dans sa chambre, c'est prolonger la durée de l'anesthésie. L'endormir dans la salle d'opérations, c'est l'émouvoir inutilement. Choisir une pièce voisine de la salle d'opérations ; le sujet se trouvera seul avec l'anesthésiste. Commencer par le rassurer, puis cesser toute conversation. Les méthodes qui consistent à faire causerie malade et à le faire compter ont pour résultat d'éloigner le sommeil.

Chez les malades impressionnables, il est utile de faire, une heure avant l'opération, une injection de morphine ou de morphine-scopolamine :

Morphine 0 gr. 01

Scopolamino 1/5 de milligr.

Position du malade. — Tout malade susceptible d'être endormi doit occuper la position horizontale. Certaines opérations portant sur la bouche, le nez, le larynx nécessitent la position assise. Le chloroformisateur devra, dans ces cas, être sur ses gardes et placer le sujet dans la position horizontale s'il y a asphyxie ou syncope. La pose d'un appareil plâtré pour mal de Pott peut nécessiter la narcose dans la position verticale. Le sommeil est moins régulier; néanmoins, il est encore possible de l'obtenir, d'autant plus que le malade est suspendu par le menton et la nuque, ce qui exerce un& traction sur le larynx.

Règle générale, c'est la position horizontale sur le dos qui est la position classique. 11 est bon d'ajouter un petit coussin sous la tète. Chez les goitreux, il faut tâtonner pendant quelques minutes pour arriver à trouver la position qui favorise le mieux la respiration.

Dès que le sommeil est obtenu, retirer le coussin. Quand le malade est endormi au chloroforme, il n'est pas inutile que la tète soit plus basse que le tronc, mais, pour l'éther, il ne faut pas placer la tète dans la position déclive qui congestionne le cerveau. Dans les opérations sur le rectum, le malade peut être opéré couché sur le centre.

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et les jambes et les cuisses écartées à califourchon sur la table d'opérations; lanesthésie est ainsi facile à obtenir.

Dans les opérations sur le rein ou sur le poumon, le sujet e«t couché sur le côté. L anestliésie peut donc être faite dans toutes les positions.

Température de la chambre. — Tout sujet soumis à Taction de l étlier ou du chloroforme subit un abaissement de température d'un demi-degré. 11 faut donc que le milieu où séjourne le malade soit soumis à une température de 20° à 22» environ. C'est le plus sûr moyen d'éviter les pneumonies post-opératoires. Celles-ci peuvent survenir avec le chloroforme, mais plus souvent avec l'éther. Non seulement la salle d'opérations doit être chaude, mais aussi la chambre à coucher et les couloirs que le malade doit traverser. Cette élévation de température doit durer si.\ à sept heures, tant que l'anesthésique n'est pas éliminé.

Accidents de la narcose. — Vomissements. — Ils peuvent asphyxier le sujet. Quand il s'agit de vomissements muqueux ou bilieux, il suffit de tourner de côté la tète du malade. Il ne faut pas surtout pratiquer la manœuvre d'Esmarch, comme on le fait dans la paralysie de la langue. Ce serait le plus sûr moyen de faire tomber des mucosités dans le pharynx.

Beaucoup plus graves sont les vomissements alimentaires chez le sujet qui a mangé quelques heures auparavant, à l'insu du chirui'gien, et surtout les vomissements fécaloïdes chez les malades atteints d'étranglement herniaire, dont on n'a pas pris soin de laver l'estomac. Les vomissements fécaloïdes peuvent asphyxier le malade et produisent soit la mort sur la table d'opérations, soit la congestion puhiionaire quelques jours plus tard. Dès que les vomissements se produisent, il faut bi-us([uement amener le malade au bout de la table d'opérations, la téte pendante, pour que les matières coulent dans les losses nasales. Il faut ensuite les chasser, soit par un courant d'eau salée cliaude dans le nez, soit en aspirant les liquides à l'aide d une seringue et d'une sonde Nélaton.

Accidents respiratoires. — Au moment de la période d'excitation, il peut survenir un arrêt de la respiration, dû à un spasme de la glotte. Ce symptôme, dù à une action trop brusque du narcoti(iue, cesse dès qu'on éloigne le masque ou la compresse. Au cours de l'opération, il peut se produire la chute de la langue sur le larynx. Le sujet « avale sa langue ». Cela lient à la paralysie momentanée des muscles de la langue et du pharynx. L'épiglotte devient flasque et forme clapet sur l'orifice du larynx. Pour combattre ces accidents, il faut recourir à la manœuvre d'Esmarch qui consiste

ANESTHÊSIE. —

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