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ANESTHÉSIE. — ANESTHÉSIE GÉNÉRALE

opcM't's, surtout à la suite dos opérations sur la vessie et le rectum, (les troubles mentaux sont passagers et ne surviennent que chez les prédisposés.

Paralysies post-anesthésiques. — Il s'agit généralement d'une paralysie radiale qui tient à ce que le membre supérieur a été laissé llas(iue, inerte sur le bord de la table d'opération. Le nerf radial a été comprimé, (lette paralysie j^eut durer plusieurs semaines; elle guérit toujours.

Fig. ii,.^ Matériel de l'aiiesthésic.

fiprouvclk- poui- niesiirer le liquide anesthésique. Appareil îi cliloroforniG de Muliiieu. .Mas([ue à kélène de Robert et Carrière, avec ampoule de chloréthyle pour le début de l aneslliésie. Sac à étlicr do Junkcr. Flacon de chloroforme avec mouchoir. Une ampoule de morphine-scopolaniine. Une ampoule d'atroponiorphine. Une ampoule de spartéine. Une ampoulide caféine. Ouvro-bouclie. Tube ii vaseline pour le visage. Serin^fue hypodcrmi(|ue de l.uer. Pince portc-lampou. Pince à lan<;ue. Flacon dïHliei-.

Prcoautioli chez les malades aITail>lis. - 11 faut ligaliircr les ([uatre membres à la racine pour réduire la dose d'anestliési<]ue. Dès (|ue l'opération est terminée, un aide retire les quatre ligatures élastiques, le sang dépourx u de narcotique pénètre dans tous les tissus et le malade s'éveille rapidement.

Emploi de la narcose en obstétrique. — La narcose trouve des indications en obstétrique. Les femmes en couches supportent

a(Imiial)I(Mii(Mil le diloiofornio ol s'ondomienL très vile avec réthcr. L"anesllu''si(iue e.st l)ien loléié parce qu'il y a dans leur organisme deux portes de sortie : les poumons et le placenta, d où moindre accumulation du poison. La mortalité de lamère et de Tcnfant n'est point augmentée. Les déchii'ures du péi-inée sont moins lréf|uentcs parce que les douleurs de la jtériode d'expulsion sont moins rajiides, moins violentes et que le périnée est plus souple. Avec l'aneslliésie, l'accouchement est plus long parce que les contractions utérines sont plus faibles.

Les hémorragies ne sont pas plus fréquentes, si on prend soin de surveiller l'utérus après la délivrance et de prali(iuer, le cas échéant , uiH! injection d'ergoline.

Peut-on, sans inconvénient, opérer des femmes enceintes ? .l'ai opéré à diverses reprises desfemmes enceintes atteintes d'appendicite, de goitre, de Ivvsle de l'ovaire ou de fibrome, .le n'ai jamais vu d'avortcment. Il est préférable néanmoins d'opérer une heinie ou un ongle incainé après l'accouchement. En cas de nécessité, la grossesse ne constitue pas une conlre-indication à l'aneslhésie.

Iiisd-iiinciiis pour l aiieisllicsie. — Le chloroformisateur doit avoir, pour endormir le patient, d'abord un flacon d'aneslhésique, un masque ou une compresse, une serviette, une petite cuvette, une pince à langue, un dilalnteurhuccal, et quelques tampons humides montés suides pinces alin d'éponger la gorge. La meilleure pince à langue est celle de Lucas-(^iham])ionnière. Comme dilatateur buccal, on peut employei' celui de lleister ou celui de Doyen. Si on désire maintenir la bouche ouverle, on aura recours à l'ouvre-bouchc de Vacher.

Qualités du chloroforniisatcur. — L'aneslhésie doit être exécutée par une personne (médecin ou non) qui en a une grande habitu(h\ En Angleterre, l'anesthésie est toujours contiée à des spécialistes. C'est là un moyen qui donne de la sécurité au chirurgien. Le chloiol'ormisateur doit être d'autant mieux entraîné à ce genre d'opération que le mode d'aneslhésie varie avec chaque sujet. Les malades opérés pour une lésion hépatique devront recevoir une très faible quantité d'agent anesthésique. Ceux qui sont opérés sur l'estomac ou le foie ne seront profondément endormis qu'au moment d(! l'ouveiture et de la reconstitution de la paroi; tant que les manceuvres portent sui'les viscères, il est inutile d'endormir le malade profondément ; c'est ce qu'on appelle Vanesthésie discontinue (Gouilloud). Enfin, l'anesthésiste doit se rendre compte si tel malade atteint d'insuffisance nasale doit être endormi par la bouche ou par le nez à l'aide d'un tube. 11 doit également chercher s'il est nécessaire, en cas d élhérisation, d'ajouter au cours de la narcose quelques

ANESTHÉSIE. — ANESTHÊSIE PAR L-ETHEU.

gouttes de chloroforme ou d'injecter sous la peau i centigramme d"atr(>p()mor|>liine.

Kc8pouMal)iIité de ropérateur dans la pratique de la narcose. — Aucun anestliési([ue ne peut être considéré connue incffensif. Le médecin ne peut être responsable d'un accident dû au chloroforme que s'il l'a employé dans des conditions défectueuses, ou s'il l'a donné d'une façon irrationnelle.

La responsabilité du médecin qui opère sous anesthésie générale ne tiendra ni du fait qu'il emploie un chloroformisateur non médecin, ni du fait qu'il emploie l'anesthésie pour une opération insignifiante, ni du fait que le malade ignore auparavant le risque éventuel de mort par le chloroforme. En efTet, une personne non médicale (infirmière, etc.), qui a l'iiabitude du chloroforme, le donne mieux qu'un médecin qui ne l'administre que de temps en temps. L'anesthésie administrée pour une opération même légère est un devoir de la part du chirurgien. Ce dernier peut avoir recours à la cocaïne ou au chlorétliyle si l'opération est courte ; mais, à l'époque où nous vivons, nous ne devons jamais opérer sans anesthésie. Enfin, l'opérateur doit toujours supposer que le malade connaît le tiès léger risque (|ue fait courir l'anesthésie générale. Ce n'est pas le moment de le lui rappeler; il s'exposerait alors à déprimer son sujet et à le prédisposer aux accidents qu'il redoute.

Est i-esponsable du cliloroforiue le médecin qui commet une erreur ou une faute évidente dans le mode d'administration ; par exemple, doivent être considérés, sinon comme responsables, du moins comme imprudents, le médecin qui donne du chloroforme au lieu d'éther à un sujet nettement atteint d'affection du myocarde; le médecin qui donne de l'éther à un malade nettement bronchitique ou emphysémateux; le méd(!cin qui donne du chloroforme dans une salle oîi brûle une lampe à pétrole ou un brûleur àgaz ; le médecin (|ui donne du chloroforme à un sujet atteint de hernie étranglée ou d'occlusion, sans lui avoir lavé préalablement l'estomac.

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