V. — Anesthésie dentaire
Cocaïne. — L'injection de cocaïne sera précédée d'une anesthésie locale à l'aide d'un jet de chloréthyle au point où pénétrera l'aiguille.
Le cliirui'gien emploie, suivant ses habitudes : la cocaïne, la stovaïne, la tropocaïne, l'eucaïne, la novocaïne, la nirvanine ou l'alypine.
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Ces siil).slcincc.s s'em|»loienl, pour les opérations chirurgicales, en solution à 1 p. 200. On peut y associer l'adrénaline (jui renforce l'action analgésicfue et décongestionne la région à opérer. La formule est la suivante :
l/adjonclion d'adrénaline provoque l'ischéniic momentanée, mais un suintement sanguin capillaire survient après l'opération.
Voici comment on l'emploie pour l'ablation des dents (Chom|)ret) :
S'il s'agit d'enlever, en une séance, une, deux ou trois dents, employer- 1 ou 2 centimètres cubes de cette solution ; ne pas dépasser cette dose. Le patient qui n'est pas à jeun sera placé dans une position inclinée. Faire la première piqûre en enfonçant horizontalement l'aiguille dans le bourrelet gingival qui se trouve dans l'espace inteidentaire, de chaque côté de l'organe à enlever. Faire ensuite une piciùre sur la face externe et une dernière sur la face interne de l'alvéole dans la muqueuse avoisinant lecollet de la dent. Attendie deux tninutes; pratiquer le déchaussement alvéolaire, puis saisir et enlever l'organe. Donner une tasse de café ou de thé au rhum et renvoyer le malade.
S'il y a inflammation gingivo-alvéolaire, ajouter deux gouttes d une solution d'adi énaline à 1 p. 1000 à 1 centimètre cube de la solution de cocaïne, et commencer les piqûres en muqueuse saine, à une certaine distance de la dent à enlever.
VI. — Anesthésie locale dans la réduction des fractures et des luxations (Méthode de Quénu).
Toute fi'acture doit être réduite avec anesthésie. Dans un grand nombre de cas, il est regrettable de faire courir au sujet les risques de l'aneslhésie générale ou de la raclii-anesthésie.
Dans les fractures, l'opérateur injectera de 2 à li centimètres cubes d'une solution de slovaïne à 1 p. 200 dans le foyer de la fracture et dans le voisinage. 11 se servira d'une aiguille de G centimètres et d'une seringue de Luer de 1 ou 2 centimètres cubes.
La ])onction s(!ra faite en peau saine, aOn d'éviter l'infection du foyer. La réduction peut s'opérer cinq minutes après l'injection. L' anesthésie persiste pendant la durée de dessiccation du plâtre.
La réduction des luxations s'opère également à l'aide d'une sei ingue de Luer, d'une aiguille à ponction rachidiennc et d'une solution de stovaine à 1 p. 200. Le chirurgien injectera 2 ccn-
(^litorliyiii-atu du cocaïne Adiviiii'liric à 1/1000
ScriMii
10 cenli^M'aimncs.
20 gouttes.
20 gi'aiiinics.
ANESTHÉSIE
— ANESTHÉSIE SEGJIENTAIRE.
limètres cubes de la solution anesthésique dans la synoviale cl au niveau de l'interligne. 11 pratiquera une nouvelle injection au niveau des insertions musculaires susceptibles d'être tiraillées pendant la réduction. 11 pourra ainsi injecter 4 à 5 grammes de la solution à 1 p. 200.
Les résultais sont bons dans la majorité des cas. 11 est exceptionnel que l'opérateur soit obligé de recourir à l'aneslliésie générale.
Dans une luxation du coude, on pratiquera l'intervention ainsi: ro|)érateur injectera 1 centimètre cube au niveau du biceps du brachial antérieur, 1 centimètre cube dans les muscles é|)itrochiéens, un autre dans les muscles épicondyliens, un quatrième au niveau du triceps, et enlin une dernière injection de 2 centimètres cubes dans le cul-de-sac synovial. Au bout de cinc] minutes, le chirurgien pourra, sans douleur, explorer la région, constater la mobilité latérale et s'assurer de l'absence de fractures. Il pourra alors tenter la réduction qui s'exécutera avec une grande facilité.
S'agil-il de luxation de l'épaule, le chirurgien injectera 1 centimètre cube au niveau du triceps, l centimètre cube au niveau du trochite (sus-épineux, sous-épineux), un autre au niveau du scapulaire,2 centimètres cubes dans la synoviale. 11 pourra alors tenter la réduction par le procédé de Kocher, qui réussira dans la majorité des cas.