‹ Technique opératoireChapitre 5 sur 145 · III. - CONDITIONS SOCIALES, PHYSIOLOGIQUES, ETC · texte numérisé non relu

III. - CONDITIONS SOCIALES, PHYSIOLOGIQUES, ETC

Conditions sociales. — Une ouvrière atteinte de salpingite moyenne doit être opérée. Une femme du monde peut essayer une cure de repos de plusieurs mois. Le doigt mutilé d'un rentier peut être laissé sans inconvénient; il doit être amputé chez un ouvrier dont il gêne les fonctions manuelles.

Interventions graves. — La résistance de certains malades est extraordinaire. Si nous ne devons pas pratiquer des opérations dont le résultat doit être nul, nous ne devons pas, d'un autre côté, refuser, dans un but d'amour propre ou par crainte de responsabilité, une opération qui offre une chance très minime de sauver une existence. (( Le chirurgien ne doit jamais penser à lui, mais toujours au malade » (Pozzi).

Dangers des suppressions d'organes. — Soyons très conservateurs. Les amygdales et appendices malades que nous enlevons sont sans utilité; sa/ns, ces organes jouent un rôle physiologique ; je ne crois pas qu'on puisse les enlever sans nécessité. La vésicule biliaire sert à fluidifier la bile. L'épiploon est une toile phagocy taire, admirable moyen de défense contre l'infection péritonéale. Il ne faut pas le réséquer au cours des opérations de hernie. Dans la cure de i'hydrocèle, le retournement est supérieur à la résection de la vaginale qui s'accompagne parfois de l'atrophie du testicule. Ne pas enlever les ovaires scléro-kystiques dont se plaignent les nerveuses.

Au cours des opérations rénales, donner toujours la préférence à la néphrotomie sur la néphrectomie, ne jamais pratiquei- de néphreclomie sans avoir fait la séparation des urines, l'examen cryoscopique du sang, voire même la lombotomie exploratrice.

Page 1