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V. PAUCHET

La position couchée latérale est supérieure à la position assise; elle évite au malade la syncope, la dyspnée et les accès de toux.

L'aiguille pénètre à 2 ou 3 centimètres de profondeui-; la sensation de résistance vaincue indique que la pénétration est suflisanle. Le robinet de l'aspirateur est ouvert; le liquide tombe dans l'appareil.

Fig. 62. — .\s]}irali()ii du pus diiiis une plùvrc su|)|)uréc.

La pression d'eau crée un appel d'air on I cl produit le vide dans le l'écipieiil 2, ainsi que le montre la colonne de mercure dans le tube 5. Le tuyau 3 communique avec un drain fixéi)ai' un pansement collodionné 4.

Quand la quantité extraite est jugée suffisante, l'aiguille est retirée. La peau est collodionnée.

Si le liquide est purulent, il faut, quand même, évacuer la plèvre jusqu'au bout et préparer le nécessaire le jour même ou le lendemain pour exécuter une pleurotomie avec ou sans résection costale.

Pleurotomie.

Certaines ])leurésies à pneumocoques guérissent par la ponction, mais c'est une éventualité quHl ne faut point escompter. Dès que la ponction ramène un liquide purulent, il faut le plus rapidement possible inciser la plèvre ; plus tôt l'incision est faite et plus aisément le poumon, encore perméable, reprend contact avec la paroi et prévient la fistule pleurale.

PONCTIONS. — PLEUROTOMIE.

A. Incision intercostale simple. — S'il s'agit d'un grand épanchement pleural, comme c'est la règle, il faut pratiquer l'incision dans le septième espace intercostal à di-oite, dans le huitième à gauche, sur la paroi postérieure et latérale du thorax. Le milieu de l'incision correspondra à la ligne axillaire postérieure, c'est-à-dire à celle qui descend du bord supérieur de l'aisselle.

Se rappeler qu'il faut inciser le plus bas et le plus en arrière possible, mais laisser un espace de trois doigts au moins en hauteur au-dessus du rebord costal pour éviter le diaphragme. L'opération comporte un bistouri, deux pinces hémostatiques, une aiguille et une paire de ciseaux.

L'opérateur procède ainsi :

Deux doigts de la main gauche palpent la huitième ou la neuvième côte et repèrent le bord supérieur de celle-ci. Sur ce bord supérieur le bistouri fait une incision de 8 à 10 centimètres ; couper à fond ; si le tranchant tombe dans la plèvre, tant mieux; mais il est plus régulier de couper d'abord les tégumenls et les muscles superliciels et dans le second temps seulement les muscles intercostaux. L'opérateur tombe généralement dans un tissu œdémateux, inlilti-é ; il ponctionne ce tissu au bord

supérieur de la côte et voit le pus sourdre sur la lame du bistouri. 11 place un gios drain dans la plèvre et le fixe; le pus s'évacue par le drain et, (juand la plèvre paraît vide, ce dernier plonge au ras du sol dans un bocal à demi plein d'eau ; sous l'influence des accès de toux, l'eau monte dans le tube, crée une pression négative qui favorise le contact du poumon avec la paroi costale.

Tecfinique chirurgicale. 9

l ig. 03.

Résection de côte pour pleurésie purulente (La Clinique).

Portion (le la neuvième cote ((iii doit être supprimée (Irait noir). Le pointillé indique la ligne axillaire en arriére de laquelle sera faite la résection.

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