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V. PAUCHET

D. Pleurotomie avec résection costale. — En principe, il vaut mieux réséquer une côte. L'orifice est plus large, le drainage se fait mieux. C'est la huitième côte qu'il faut généralement supprimer, sur une longueur de 8 centimètres environ. L'opération est amorcée comme pour la pleurotomie simple. La section des tissus se fait sur la face externe de la côte; dès que le périoste est incisé,

Fig. 64. — Ouverture d'un abcès pleural (La Clinique).

Le périoste a été incisé et décollé. L'écarteur récline la plèvre. La cisaille sectionne les côtes à l'eitrémité de la plaie.

la rugine dénude l'os au milieu; sur ses deux faces une pince coupante le sectionne. L'os est soulevé et séparé de la plèvre sur quelques centimètres; puis chaque fragment est sectionné séparément. L'opérateur plonge alors le bistouri au point occupé avant par la côte disparue. L'évacuation et l'application d'un drain se font comme pour la pleurotomie simple.

Quelle anesthésie faut-il employer ?

PONCTIONS. — PLEUROTOMIE.

a. Anesthésie locale à, la novocaïne. — Elle permet de faire une pleurotomie. Cette anesthésie est tout à fait indiquée chez les sujets mal soignés, c est-à-dire ceux chez lesquels l'incision est faite tardivement et qui présentent soit une température très élevée, soit des menaces d'asphyxie, soit une déchéance marquée de l'organisme par la temporisation. L'opérateur injecte donc d'abord 5 ou 6 centimètres cubes d'une solution anesthésique dans la peau et les tissus sous-cutanés, puis fait une nouvelle injection dans les muscles intercostaux. L'anesthésie est parfaite.

L'anesthésie locale peut encore s'employer si on pratique une résection costale, mais elle demande l'injection d'une plus grande quantité de solution et plus d'habileté de la part de l'opérateur. 11 faut pousser l'injection autour de la côte, surtout audessous de son bord inférieur pour infiltrer le voisinage du nerf intercostal.

6. Anesthésie au kélène. — Le chloréthyle donne une anesthésie de

deux ou trois minutes, très f"'?- — Comment on draine une plèvre après Pf. , , pleurotomie, pour pleurésie purulente (Z,a C/i/ii(7«e).

suffisante pour un opéra- r r /

teur rapide, qui désire exécuter la pleurotomie simple ou même la résection costale. Mais si le sujet est à demi asphyxique, il est préférable de recourir à l'anesthésie locale qui ne s'accompagne d'aucune défense de la part du sujet et ne fatigue pas le cœur. Dans les cas ordinaires, la narcose au kélène est tout à fait indiquée.

c. Anesthésie à l'éther. — Celle-ci convient aux opérateurs lents et aux malades en bon état.

Faut-îl laver la plèvre après l'ouverture d'un abcès? — En

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général, non. 11 sullit de drainer. L'absence de lavages favorise l'accolement du poumon et son retour à la paroi ; mais si la température est très élevée, si le liquide est rougeâtre et présente quelque odeur, il est bon de laver à Teau oxygénée. Voilà comment nous

Fig. t)6. — Ponction d'ascile.

L'index gauche fixe la iieau sur la ligne niédiano, à égale distance de l'ombilic et du pubis. La main droite enfonce le trocart perpendiculairement à la peau.

faisons ce lavage : le malade, non endormi, est couché sur le côté sain. Un pot rempli d'un mélange d"eau oxygénée et d'eau alcaline chaude est vidé lentement dans l'orifice pleural. Le malade est ainsi laissé dans le décubilus latéral pendant dix ou vingt minutes, puis on le lait tousser de façon, à brasser le poumon et à bien nettoyer la plèvre. Le malade est mis dans la position assise. L'eau

PONCTIONS. — ABCÈS FROIDS.

du lavage sort seule. Dès que la température tombe, dès que l'odeur a disparu, il faut cesser le lavage; à défaut d'eau oxygénée, l'eau salée chaude suffit.

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