SUTURES OSSEUSES
I^ar suture osseuse, on entend tous les procédés de contention directe en usage pour maintenir au contact deux fragments d'os que l'on désire immobiliser.
Dans les fraïUiircs simples desos longs, la sului'e est indi(juée (piand la fracture est irréductible et que les fragments sont multiples. 11 faut savoir que cette intervention nécessite des conditions d'asepsie parfaite; la moindre faute de techni(]ue ou d'antisepsie peut entraîner la perte totale du membre par infection locale ou septicémie.
Les fractures ouvertes doivent être traitées par débridement et nettoyage du foyer, après badigeonnage iodé de la peau. Dans tous ces cas, le chirurgien est autorisé à pratiquer la suture. Alors, sa responsabilité n'est point engagée comme dans les fractures simples.
Les fractures de la rotule, de Volécrdne seront toujours traitées par la suture; l'intervention ne devant se pralifiuei' que quinze jours après l'accident, après résorption de l'hématome, l'opéraleiu' a tout loisir de choisir les meilleures conditions d'asepsie.
Les pseudarlliroses doivent être traitées par la réunion sanglante. L'asepsie doit être rigoureuse, mais le danger d'infection générale est moindre que pour les fractures récentes.
Suture d'un os lon^ fracturé réceninient. — a. Mise à découvert du foyer de la fracture. — Radigeonnage iodé de la peau. Faire une incision parallèle à l'axe de l'os au point qui permet d'arriver directement sur lui : face interne du tibia, lace externé du fémur, face exteine de riuimérus, lace interne du cubitus, etc. Le foyer de la fracture sera largement découvert. Si la fracture est ouverte, l'opérateur enlève les caillots et les corps étrangers par un lavage abondant à l'eau salée chaude, puis à l'eau oxygénée pure.
b. Coaptation des fragments. — Api ès évacuation des caillots, il faut examiner le caractère de la fracture et les causes de son irré-