‹ Techniques de Mesure du Taux de Prothrombine dans le Sang et Hyperprothrombinémie GravidiqueChapitre 12 sur 33 · IL. == La prothrombine · texte numérisé non relu

IL. == La prothrombine

(anciennement sérozyme, thrombogène).

Bien que l’on n'ait pu encore avec précision caractériser la prothrombine du point de vue chimique et la présenter comme une substance à formule connue, l'étude de ses propriélés est assez avancée. |

Elle semble liée à la portion globulinique des protéides plasmatiques par une liaison d’ailleurs labile; en effet, le plasma peut être « déprothrombiné » sous l’action d'agents adsorbants. C'est ainsi que l’adsorption par une suspension d'hydroxyde d'aluminium est un procédé de préparation de « plasma déprothrombiné » dont la technique facile est relatée par Ferguson [23] et par Lavergne [44].

La prothrombine est relativement thermolabile, un plasma porté quelques minutes à 56° perdant une partie de son activité, et la totalité à 75°. Par contre, à basse température elle serait stable selon Lavergne, et du plasma oxalaté placé à la glacière quelques minutes après la récolte conserverait un taux de prothrombine constant pendant huit jours.

Quick, considérant le problème de la constitution de la

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\ prothrombine [68] émet l'opinion suivant laquelle on peut y définir deux éléments distincts À et B, le premier disparaissant par vieillissement du plasma, le second disparais- . sant après administration de dicoumarine. O’Neal confirme ces vues par des expériences toutes récentes [63].

L'origine hépatique de la prothrombine est démontrée dans les travaux de (Warner, Brinkous et Smith [84], qui voient l’hépatectomie partielle expérimentale, suivie d’une chute notable, mais passagère, du taux de prothrombine. La vitamine K paraît jouer un rôle prépondérant dans la genèse hépatique de la prothrombine, nous allons l’envisager un peu plus loin.

Le taux de prothrombine dans le sang humain peut-il être considéré, chez le sujet adulte normal, comme une constante physiologique ne variant que dans de faibles limites ? Cette question est capitale, comme nous le verrons plus loin, pour établir la validité des méthodes d'évaluation quantitative de la prothrombinémie. Or, la mesure effectuée sur de multiples séries de sangs normaux a fourni des résultats sensiblement constants à tous les expérimentateurs qui se sont attachés à résoudre ce point particulier. Quick, par exemple, au milieu de nombreux résultats rigoureusement identiques, cite comme une véritable anomalie le cas observé par lui d’un jeune étudiant parfaitement sain et ‘qui présentait un taux de prothrombine fixé aux environs de 80 % [70]; Ja mère et la sœur de ce sujet présentaient le même taux anormal: par contre, le taux du père et des deux frères était normal. L'auteur interprète ce fait comme ‘un cas d’hypoprothrombinémie congénitale héréditairement transmise.

© Soulier émet l’ hypothèse tentante d’une véritable régulation nerveuse centrale de la prothrombinémie, à l'instar de celle de la glycémie par exemple, déterminant la fixité du taux normal et la variabilité du taux dans certaines conditions physiologiques particulières dont la gravidité serait un exemple.

Seul le nouveau-né présente à l'état normal une hypo-

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