IRON
est le prototype de l’antithrombine naturelle. Sa structure. chimique, précisée par Bergstrôm et Jorpes, est celle d'un polypeptide riche en soufre.
Le récent travail de Denise Quivy sur l’héparine constitue un apport très intéressant, accompagné d’une bibliographie complète; l’auteur décrit une miéthode graphique d’évaluation de la teneur d’un plasma en héparine-antithrombine. Le principe consiste à établir la représentation graphique des variations de l’activité coagulante d’une préparation en fonction de solutions thromboplastiques successives de concentration géométriquement décroissante; si l’an porte en coordonnées les logarithmes des temps et des concentrations, le lieu des points déterminés par chaque couple de coordonnées est une droite, Or, la pente de cette droite est une constante pour un plasma donné, mais varie sous l'effet de l'addition de quantités minimes d’héparine.
La propriété physiologique essentielle de Fhéparine est de ralentir considérablement le processus de coagulation du sang à des doses de l’ordre du millième de milligramme. Elle exerce cette action inhibitrice an vivo par introduction dans le courant sanguin, et aussi in vitro additionnée à des échantillons sanguins. Par contre, son action est nulle sur des préparations coagulables artificielles telles que des solutions purifiées de fibrinogène.
L'antithrombine physiologique est probablement très voisine de l’héparine, bien que l’on ne puisse encore affirmer l’identité absolue de ces deux éléments.
Wôhlisch localise les propriétés antithrombiniques dans la fraction ‘albuminique des protéides plasmatiques.
Astrup dose l’antithrombine par neutralisation d’un excès de thrombine ajoutée.
Avec Howell, l’on peut concevoir le rôle exact de l’antithrombine comme une fixation stabilisatrice de la prothrombine dans le sang circulant; la thromboplastine intervient pour dissocier ce couple et libérer la prothrombine, ainsi activée en thrombine. L'antithrombine possède une capacité de