‹ Techniques de Mesure du Taux de Prothrombine dans le Sang et Hyperprothrombinémie GravidiqueChapitre 17 sur 33 · D TRE · texte numérisé non relu

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fixation limitée, au-delà de laquelle les quantités de thrombine en excès sont directement actives sur le fibrinogène. Notons dès maintenant que nos méthodes de mesure du « taux de prothrombine », basées sur la vitesse de coagulation en présence d'un excès de thromboplastine, ne renseignent pas sur l'intervention éventuelle de variations quantitatives du facteur ‘'antithrombinique: l'étude physiopathologique de ces dernières variations est à peine amorcée, et l’on | ne peut encore en apprécier l'importance.

La découverte récente des propriétés anticoagulantes de la dicoumarine apporte une variété nouvelle d'agent inhibiteur de la coagulation. L'étude biochimique et clinique de cette substance a suscité de nombreuses et très récentes études auxquelles nous renvoyons pour plus de détails; citons, entre autres, les publications de Jeanneret, Bouvrain, Olivier et Mattéi, Sommar Bruzelius, Ravina, les thèses de Baptiste, Baron, Laville, Vassy.. «

Notons que cette substance est constituée par la juxtaposition de deux molécules de 3-méthyl-4 oxycoumarine, corps doué de propriétés vitaminiques K; c’est là un cas particulier du phénomène d’inversion des effets physiologiques par:

doublement moléculaire.

L'administration de dicoumarine per os entraine un abaissement notable du taux de prothrombine, atteignant son intensité maxima, selon von Kaulla, de la quarante-huitième à la soixante-douzième heure suivante, et se maintenant ensuite jusqu’au septième jour environ pour disparaître dès | lors. ’ |

L'extension de l’usage de la dicoumarine en thérapeutique

n'a pas été sans aléas sérieux, et la prudence est encore de

mise. Pour conserver la maîtrise de son action, adapter la posologie et les modalités d'administration aux circonstances particulières que réalise chaque malade, un dosage sérieux et sûr du taux de prothrombine avant et pendant l'instauration du traitement apparaît de plus en plus comme une

condition essentielle; par son contrôle, l’on peut arriver à assurer à la fois l’elficacité et l’innocuité de cette thérapeutique. à

L'on peut se demander si, parmi les effets de l’administration de la dicoumarine, il n’existe pas une augmentation. du taux d’antithrombine dans le, plasma. Nous regrettons de poser:la question sans avoir pu encore tenter d'y répondre.

L'on tend à considérer le mode d'action de la dicoumarine, comme une inhibition élective de la synthèse hépatique de la prothrombine; accessoirement, son action vaso-dilatatrice . semble intervenir expérimentalement et cliniquement. Spooner souligne aussi la diminution de l’adhésivité des plaquettes après ingestion de dicoumarine. L'acide salicylique présente dans sa structure des analogies avec la dicoumarine, et cette analogie se retrouve dans l’action pharmacodynamique du produit, car Butt et ses collaborateurs signalént récemment de fortes hypoprothrombinémies accompaenant des accidents hémorragiques au cours du traitement salicylé antirhumatismal [12]. Quick préconise au cours d’un tel traitement la mesure systématiquement répétée du taux de prothrombine, permettant de prévoir la survenue d’aceidents et d’administrer massivement de la vitamine K si Île taux baisse dangereusement, en même temps que l’on suspend momentanément le traitement salicylé. Nous apporterons plus loin un exemple de cette éventualité.

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