SALLES
Ca MAP
quinze observations avec contrôle du taux de prothrombine selon la méthode de Smith [46].
La thérapeutique anticoagulante par la dicoumarine apporte des possibilités remarquables, mais son maniement n’est pas sans danger; le dosage du taux de prothrombinémie est un élément de sécurité qu’on ne saurait négliger actuellement.
Rapportons ici une observation ue dans le service de M. le Professeur Rivière :
Mme X..., 40 ans, quatrième grossesse. Entre dans le service pour hémorragies par placenta prævia. Dans les antécédents, on note des varices anciennes. Opération césarienne le 6 mars 1946 suivie d’hystérectomie. «
Suites opératoires fébriles, sulfamidothérapie.
Le 15 mars, phlegmatia alba dolens révélée par l'augmentation de volume du membre inférieur gauche. Taux de prothrombine, 480 p. 100. Pouls, 410. Température, 37°8.
Le 16, administration de 300 milligrammes de dicoumarine. Sédation de la talalgie. -
Le 18, taux de prothrombine, 120 p. 100. Pouls, 80.
Le 19, 350 milligrammes de dicoumarine. L'œdème du membre atteint a régressé sensiblement.
Le 21, taux de prothrombine, 35 p.100. L'évolution se poursuit favorablement, tant au point de vue des phénomènes objectifs que subjectifs.
Du point de vue de l’évolution de la prothrombinémie, nous constatons dans ce cas la nécessité d'une dose de 300 niilligrammes à deux reprises pour faire descendre le taux au-dessous de la normale, et nous pouvons regretter de n’avoir pas donné une dose initiale plus forte, mais unique, de 500 milligrammes par exemple (10 comprimés à 0,050 g.) qui eût fait bénéficier plus rapidement la malade de l'effet thérapeutique, et plus complètement.
Nous relaterons maintenant une autre observation, que